Contrairement à son conseiller municipal Carl Boileau, pour qui les mesures prises dans la quête de tranquillité bucolique en plein centre d’une ville ne sont pas causées par l’embourgeoisement des résidents du Plateau Mont-Royal, le maire de l’arrondissement et confrère politique de monsieur Boileau, Luc Ferrandez, croit plutôt que c’est en partie le cas.
Il a notamment déclaré à La Presse, au sujet de la nouvelle règlementation sur le bruit et le projet NOISE visant à renforcer l’application de mesures plus sévères contre le bruit, que son arrondissement «a plein d’exemples de gens qui s’installent et qui veulent changer le voisinage.»
Selon lui, les commerçants, propriétaires de bars et restaurants ne devraient pas «cannibaliser les caractéristiques d’un quartier qui les attire initialement» en faisant fuir les résidents (par leurs excès de bruit).
Selon moi, prétendre que les commerçants peuvent faire fuir les résidents c’est extrêmement alarmiste. Les gens qui s’installent près d’un bar doivent s’attendre à du bruit de clientèle ou de la musique, comme ceux qui s’installent en plein centre d’une ville doivent s’attendre à entendre de la circulation automobile, ceux qui s’installent près d’un aéroport doivent s’attendre à des avions et ceux qui s’installent près d’un chemin de fer doivent s’attendre à des trains. Surtout l’été, avec les fenêtres ouvertes.
En plus, selon sa propre analyse, Ferrandez pointe du doigt le mauvais parti. Si des gens s’installent pour ensuite tenter de changer le voisinage, alors qui s’affaire vraiment à détruire le charme de la mixité du quartier?



Hier, j’ai acheté des poires directement d’un producteur. Le type me dit: «garde-les sur le comptoir pendant une semaine et elles vont être juteuses et sucrées, là elles ne sont pas mûres.»
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