août 18

Une illustration des effets possibles de l’exploitation des gaz de schiste.

AJOUT: J’ai vu le film… c’est vraiment plus qu’inquiétant. Les dommages à la santé, au milieu et à la qualité de vie des gens qui se retrouvent avec ces puits dans leur voisinage sont atroces, immenses et permanents. Et le discours des compagnies et leurs associés gouvernementaux résonne comme un somnifère de relation publique quand ce n’est pas simplement le silence complet. Le contexte du film est américain, mais notre charmant gouvernement semble s’être inspiré de nos voisins pour implanter le même genre de contexte favorable à cette industrie par ici.

Le projet de la centrale au gaz du Suroit à côté de cet assassinat prémédité de la Vallée du St-Laurent, c’est un détail. Espérons une mobilisation populaire aussi efficace.

S.Martel
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août 16

Au cas où vous ne sauriez pas, la Montérégie va se donner des airs de Texas dans les prochaines années. En effet, plusieurs compagnies d’exploitation gazière ont la main mise sur la région, possédant des « claims » de prospection et d’exploitation du gaz de schiste.

Déjà à Saint-Édouard de Lotbinière et Saint-Thomas-d’Aquin, des têtes de puits ont fait leurs apparitions sans que les citoyens en aient été avertis. Dernièrement, une de ces compagnies gazières, l’Australienne Molopo, est venue cavalièrement annoncer aux citoyens de St-Marc-sur-Richelieu qu’elle venait s’installer chez eux, sans qu’ils puissent dire quoi que ce soit. Des citoyens s’inquiètent et s’organisent. Le pire dans cette histoire, c’est que la compagnie a raison: la Loi sur les mines qui encadre cette industrie a préséance sur toute autre loi canadienne ou québécoise, dont la Loi sur la qualité de l’environnement, la Loi sur l’eau, la Loi sur le développement durable et la Loi sur les municipalités.

Une nouvelle loi est prévue pour encadrer l’exploitation gazière, sauf que la loi sera présentée par la ministre Normadeau en automne et de nouveaux puits seront en opération dès l’été prochain. La ministre, dont le ministère a déjà octroyé plus de 500 permis, est très enthousiaste face à l’exploitation de cette ressource, ce qui laisse présager que ladite loi sera un accommodement pour les compagnies plutôt qu’un chien de garde pour les citoyens.

Le gaz de schiste est un gaz naturel emprisonné dans de la roche (le schiste) à des profondeurs de quelques milliers de mètres et qui demande un processus d’extraction assez complexe, qui n’est pas sans rappeler le processus d’extraction des sables bitumineux en Alberta. L’extraction implique notamment l’injection de grandes quantités d’eau et des centaines de composés chimiques afin de fissurer la roche et de libérer le gaz.

On ne connait pas réellement l’impact de cette exploitation puisque les études et données proviennent des experts des compagnies gazières elles-mêmes et n’ont pas fait l’objet de vérifications indépendantes. Aussi, le développement du gaz de schiste a été soustrait à la démarche gouvernementale d’évaluation environnementale. Par contre, on sait que chez nos voisins de l’État de New York, on a récemment décrété un moratoire sur l’exploitation du gaz de schiste afin de protéger les réserves d’eau.

Je n’ai rien contre l’exploitation d’une ressource gazière au Québec, mais il faut faire attention: la Montérégie c’est notre garde-manger. Déjà qu’on importe beaucoup trop de nos aliments qui pourraient être cultivés ici, si en plus on contamine le sous-sol ou plus simplement si on créer un déséquilibre économique en faisant qu’une terre vaudra plus pour ce qu’elle contient en profondeur que ce qu’elle produit, on risque de perdre une indépendance alimentaire essentielle que l’on paiera cher à long terme.

L’autre chose qui me tracasse dans cette histoire, c’est pourquoi encore une fois nous donnons notre richesse naturelle à des compagnies étrangères? N’avons-nous pas compris avec nos forêts et nos mines? Si ce gaz a à être exploité, et il le sera absolument à un moment donné, pourquoi ne pas se donner les moyens de l’exploiter nous même?

La vitesse et la discrétion suspecte avec laquelle cette industrie s’implante sur la rive sud du St-Laurent ne laissent présager rien de bon. Par exemple, la compagnie Questerre Energy rencontre les élus de la MRC de Rouville mercredi soir prochain afin de présenter ses projets d’exploitation du gaz de schiste pour son territoire. Une rencontre qui n’est pas ouverte au public.

La décision à prendre dans un tel contexte, si nous avions un vrai gouvernement responsable, serait d’arrêter tout ça et de prendre du recul afin d’étudier le portrait le plus large possible. Bordel, on fait 10 ans d’études avant de construire un hôpital ou un pont, pourrait-on y penser 2 minutes avant de forer la Montérégie au grand complet? De toute façon, le gaz est là depuis des millions d’années, il ne s’évaporera pas et prendra certainement de la valeur avec le temps.

S.Martel
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août 11

Malgré tout le respect que j’ai pour l’Homme, la nature et tout ce qui les unis, il m’arrive de plus en plus souvent de faire une overdose de vert. Surtout lorsque le message écologiste se donne des airs d’absolu. C’est un problème que ses sympathisants ignorent systématiquement et continuent à nourrir et selon moi, ça deviendra un gros problème.

D’un côté, ce discours est de plus en plus percevable comme une récupération marketing, circonstancielle et opportuniste, saturée par un abus d’usage alors que de l’autre c’est devenu un dogme extrémiste, sans possibilité de subtilité.

Généralement, les gens n’aiment pas se faire imposer des choix, se faire dire quoi faire ou quoi penser. Il faut avoir la ruse de leur offrir l’impression d’avoir choisi leurs positions. Or, le discours des intervenants écologistes va à contre sens de cette stratégie en se positionnant comme vérité incontestable et inconditionnelle, un peu comme le fait la religion.

Les tenants du discours vert ont tendance à se camper sur leurs positions, n’hésitant pas à pourfendre les non-convertis et provoquer la polarisation des débats plutôt que de s’ouvrir au dialogue tout en s’adaptant à la réalité de la vie moderne de la moyenne des gens.

Ça pourrait arriver à générer un effet boomerang assez puissant pour occasionner un recul de leurs positions, bien qu’elles soient vertueuses, nécessaires et logiques.

S.Martel
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août 09

C’est quoi ne pas faire son travail de façon professionnelle pour un policier? C’est ça. En même temps, dans cette histoire, l’arrogante fanfaronnade du citoyen n’est certainement pas de mise non plus. Même si la réaction des policiers fut disproportionnée, tu ne te plains pas d’avoir du crachat sur le visage si tu craches en l’air.

Ce qui m’étonne le plus dans cette histoire c’est le porte-parole du Service de protection des citoyens de Laval, Daniel Guérin, qui affirme que comme il s’agissait de la première plainte déposée contre les deux agents, il n’y aurait pas de conséquences.

Ça donne quoi un comité de déontologie si au pire, tu te ramasses des jours de congé payé, et ce, seulement s’il y a déjà eu des plaintes contre toi?

S.Martel
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août 09

Les exploiteurs et apôtres de Saint-Fredy-Villanueva ont rebaptisé symboliquement le parc Henri-Bourassa à son nom en conclusion d’une parade propagentiste hier à Montréal-Nord.

L’héroïsme étant une condition exceptionnelle et admirable, dans des circonstances extraordinaires, j’ai toujours trouvé excessif de considérer automatiquement un policier ou un soldat mort en devoir comme un héros. Mais de considérer Fredy Villanueva comme tel, c’est carrément du délire.

Donc, pour ces joueurs professionnels de victimisation, exit le fondateur du Devoir et politicien, ardent défenseur des canadiens-français et incarnation d’intégrité et de de responsabilité. On le remplace par un jeune homme n’ayant rien fait d’autre de notable que s’être bêtement opposé au travail des policiers et en être mort. Nés pour un petit pain? Semble-t-il qu’il y en a qui préfèrent jouer à être né pour les miettes sous la table.

Dans le même ordre d’idée, est-ce qu’on peut pondérer un peu les histoires de profilage racial? Certain que dans un monde idéal, ce n’est pas souhaitable, mais le monde n’est pas idéal. Serait-ce un problème de profilage racial de contrôler l’identité d’une proportion plus grande de juifs hassidiques dans Outremont? Non, ce serait simplement un effet de démographie.

Quand on a un quartier où la criminalité y est plus élevée qu’ailleurs, on y contrôle plus de gens. Quand ce même quartier a une représentation ethnique bien particulière, le nombre de citoyens appartenant à cette ethnie qui se font contrôler est plus grand. Ce n’est pas du profilage racial ça, c’est des mathématiques.

S.Martel
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