Parce qu’un premier ministre français utilise un mot plutôt qu’un autre, on grimpe dans les rideaux de Québec à Ottawa. En plus, il a eu l’audace de faire référence à De Gaulle, alors là on parle carrément d’incident diplomatique.
Il semble donc qu’on exige à tout officiel qui prend la parole dans le cadre de cet interminable 400e anniversaire de Québec de bien peser ses mots. Jean Charest, en réaction aux propos de Fillon a utilisé le terme « traumatisme du passé » afin de décrire la déclaration de De Gaulle en 67. Bien pesé? Pas vraiment.
Lorsqu’on écoute vraiment les discours, il s’y dit un bon lot d’énormités, mais aussi certaines propositions qui donnent froid dans le dos. Le discours de Harper hier à Québec refermait ce genre de déclaration, à première vue naïve, mais porteuse d’une signification beaucoup plus inquiétante.
En parlant du statut de nation accordé au Québec par une motion parlementaire, Harper a affirmé que les députés « ont dit oui à une vérité fondamentale du Canada ». Tenez-vous-le pour dit, peu importe les faits, la vérité se décide à Ottawa. Quand on sait que des équipes de rédacteurs et de relationniste composent les discours des élus, ça élimine la possibilité d’une innocente imprécision.
Selon moi, ces déclarations de nos deux premiers ministres étaient, au minimum, toutes aussi importunes que celles de Fillon. Alors, pourquoi accroche-t-on sur le choix de certains mots plutôt que d’autres? C’est probablement parce qu’on écoute certains orateurs, comme un premier ministre français en visite officielle, alors que certains autres, à force de les entendre s’efforcer à ne rien dire, n’ont tout simplement plus notre attention.


Samedi, 5 juillet 2008 à 8:03
Les Français ont peur de se mouiller, d’un côté comme de l’autre.
J’aimerais bien qu’ils se branchent une fois pour toutes !
Ou bien ils voient d’un bon œil la séparation du Québec, ou bedon non…
Décidez-vous une fois pour toutes, chers cousins !
[Répondre à ce commentaire]
Samedi, 5 juillet 2008 à 15:51
C’est toujours pareil… Charest a eu un bon quand il disait qu’il fallait se décoincer. C’est assez incroyable comment les Québécois sont en déficit d’attention: toujours la a interpréter la moindre virgule, souspeser chaque mot lorsqu’on parle de nous… mais en même incapable de s’affirmer, d’assumer leur image, leurs idées, leurs réalisations. (le Canada souffre de la même chose: un gros déficit d’image. Toujours a s’inventer des TOP 10 mondiaux pour se prouver qu’il existe.). Ca fait dur pas mal…
[Répondre à ce commentaire]
Lundi, 7 juillet 2008 à 19:16
Petit peuple de moron..Osti qu’on est chialeux
[Répondre à ce commentaire]