Voici un autre bel exemple du manque de culture générale chez les journalistes, tel que je l’ai déjà décrit ici en 2006.
Dans cet article de la Presse canadienne, le journaliste Joshua Clipperton fait référence deux fois plutôt qu’une à Monsieur Lockheed Martin, richissime marchand d’armes américain. Il me semble que la compagnie Lockheed, qui existe depuis près d’un siècle, est assez connue pour ne pas passer pour le prénom d’un certain monsieur Martin. Après tout, leur appareil civil L-1011 TriStar a été très utilisé, notamment par Air Canada, dans les années 70 et 80. Remarquez qu’avec mes deux exemples, c’est peut-être simplement l’histoire de l’aéronautique qui ne fait pas parti des programmes universitaires de journalisme.
Lockheed-Martin est le résultat de la fusion, en 1995, de deux entreprises, Lockheed Corporation et Martin Marietta. Il y a déjà eu un monsieur Martin à la tête du fabricant d’avions Glenn L. Martin Company (le Martin de Martin-Marietta), mais c’est durant la Deuxième Guerre mondiale. Ce monsieur Martin est mort depuis plus d’un demi-siècle.
Comment voulez-vous faire confiance aux faits rapportés par quelqu’un qui n’est pas foutu de connaître une des plus grandes entreprises aéronautique et militaire au monde et qui ne prend même pas la peine de s’informer ou vérifier?
C’est peut-être un détail, mais c’est à grand coup de petites connaissances comme celles-là qu’on se forge une culture générale. Une culture générale qui devient de plus en plus rare et qui pourtant est si importante dans un monde de spécificités.


Lundi, 7 juillet 2008 à 7:24
100% d’accord !
La paresse et l’ignorance de certains journalistes me renversent !
On dirait qs’ils n’ont pas accès à l’Internet ni aux simples dictionnaires…
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Lundi, 7 juillet 2008 à 9:17
J’ai connu des journalistes « pigiste » qui faisaient ce travail. Et je voudrais l’expliquer (pas nécessairement l’excuser) Mais je ne m’acharnerais pas sur eux, mais sur l’organisation. Ils doivent écrire plusieurs articles par jours sur des sujets des fois TRÈS loin de ce qu’ils connaissent.
Et certaine journée sont plus productive que d’autre!
Donc, Oui il ne faut pas avoir une confiance aveugle dans un article, mais faire ses propres recherche si un sujet nous intéresses.
Même et surtout Wikipedia n’est pas toujours fiable.
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Lundi, 7 juillet 2008 à 9:28
Les journalistes ne peuvent évidemment pas tout savoir. La culture générale, c’est bien beau, mais il y a des limites à la capacité de stockage du cerveau humain, d’autant plus que l’information non utilisée a tendance à s’effacer d’elle-même après avoir passé une longue période en jachère. Là où le bât blesse, c’est quand le journaliste ne prend pas le temps de vérifier l’information qu’il publie. Il faudrait aussi sermonner les éditeurs et les diffuseurs qui pressent le citron des journalistes de manière odieuse et ne leur laissent aucun espace pour prendre le temps de faire du bon boulot. La qualité de l’information n’est pas que l’affaire des journalistes, mais également de l’ensemble de la machine médiatique.
Cela dit, pourquoi ne pas écrire au journaliste et l’inviter à lire votre billet?
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Lundi, 7 juillet 2008 à 9:51
Bonne idée André. Et effectivement, il devrait y avoir eu quelqu’un pour palier au manque de connaissances de ce journaliste qui a beau ne pas avoir à tout connaître, il devrait au minimum faire un effort pour connaître ce sur quoi il écrit.
Vous avez probablement raison Jean, la quantité au détriment de la qualité, un ratio de mot à l’heure comme pour un secrétaire. Et maintenant que les journalistes vont se mettre à faire de la photo, je ne pense pas que ça va aller en s’améliorant.
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Lundi, 7 juillet 2008 à 9:52
Il y a une différence entre « ne pas tout savoir » et inventer de l’information. C’est vrai, on n’est pas obligé de connaître l’histoire de Lockheed Martin, mais quand on affirme que « M. Martin est un marchand d’armes américain milliardaire », il y a un problème. Le journaliste a crée un personnage, qu’il a appelé M. Martin, tout droit sorti de son imaginaire, et ça, c’est inacceptable. Il aurait pu se contenter de nommer la compagnie, mais non, il a inventer de l’information. Il n’y a pas d’excuse pour ça. C’est une faute professionnelle.
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Lundi, 7 juillet 2008 à 10:39
Lockheed Martin c’est pas le cousin de Boeing Dreamliner ça?
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Lundi, 7 juillet 2008 à 16:15
@ Annie
Bon, il a faute professionnelle. Alors, on fait quoi? Au pilori le méchant journaliste? On le congédie sans cérémonie? S’il fallait congédier tous ceux qui commettent des fautes professionnelles, la moitié du Québec serait au chômage. En quoi la faute d’un journaliste est-elle plus condamnable que celle d’un gestionnaire qui évalue le coût d’un projet à 1 million $ alors que la facture finale s’élève à trois fois plus? Les journalistes, au même titre que n’importe quel autre professionnel, peuvent commettre des erreurs.
Vous parlez d’invention d’information. Désolé de vous l’apprendre, mais c’est ce que font quotidiennement les médias.
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Lundi, 7 juillet 2008 à 20:45
@André…
QUOTE: « (…) peuvent commettre des erreurs. »
Ils le peuvent, mais ne devrait pas forcément le faire sous prétexte de la méconnaissance du sujet qu’ils abordent parce que la grande majorité des gens qui ne connaissent pas trop le sujet ne feront pas nécessairement une recherche pour approfondir le «reportage» (pour ne pas dire rapportage) et vont prendre l’ensemble de toute cette mauvaise information comme étant la vérité. Quand on écoute un journaliste généraliste faire un reportage sur un sujet en particulier sur lequel on est assez bien informé, on s’aperçoit souvent que c’est bâclé, mal ficelé et plein »d’information spectacle» pour impressionner mais pas nécessairement véridique (ni vérifiée). On a juste à regarder à quelle vitesse se propagent les supposés dangers informatiques et chaînes de lettres sur Internet pour se rendre compte de la crédulité des gens quand ils ne connaissent pas le sujet.
Mon 2¢
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Mardi, 8 juillet 2008 à 6:27
Un autre phénomène qui m’agace de la part des journalistes est la tendance à utiliser des titres « accrocheur » pour attirer l’attention, titres qui sont souvent trompeurs et qui ne représentent pas ce que l’article mentionne.
En voici un exemple:
http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/telecoms-et-mobilite/200806/18/01-18889-liphone-3g-est-il-deja-depasse.php
Dans ce cas, le journaliste s’est fait critiquer dans les commentaires pour avoir utilisé un titre qui n’avait pas grand chose à voir avec l’article.
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Mardi, 8 juillet 2008 à 8:30
@ Steve81
Souvent, les journalistes ne sont pas les auteurs des titres qui chapeautent leurs articles. Le métier de titreur existe vraiment. Je connais certains journalistes qui sont incapables de trouver des titres à leur texte. Quand on sait que plusieurs lecteurs ne retiennent d’un article que le titre…
Certains rédacteurs en chef aiment bien tripatouiller les textes qu’ils jugent trop fades afin de les «jazzer» un peu, ce qui donne souvent de tristes résultats et parfois même, modifie le sens de la nouvelle, ce qui est plus grave.
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Mardi, 8 juillet 2008 à 12:21
Ouch !!! Quel con !
Rien ne vous échappe M. Martel
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Mardi, 8 juillet 2008 à 20:26
Gaétan, de grâce, dites-moi que votre commentaire se veut ironique!
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