août 21

J’ai fait du ménage dans ma garde-robe. J’ai rempli un sac vert de vêtements qui n’avaient pas été portés depuis plus d’un an, j’en conclus donc que je ne les porterai plus. Je l’ai traîné dans la voiture quelques jours afin de déposer les vêtements dans une collecte, leur offrant ainsi une deuxième vie.

fqdi.jpgÀ l’épicerie, il y a cette cloche de collecte pour la Fondation québécoise de la déficience intellectuelle. Je ne l’ai pas déposé là pour une raison bien simple: je veux que mes vêtements viennent en aide à quelqu’un de démuni, directement. Qu’ils lui donnent un peu de chaleur, de réconfort, de compassion ou simplement un petit coup de main.

Or pourquoi ne pas avoir donné mon sac de vêtements à la FQDI? Tout simplement parce que cet organisme a une entente avec le Village des Valeurs. Mes vêtements auraient été vendus au poids, à très bas prix, à cette entreprise américaine qui, bien qu’elle ait remis 117 millions $ à des oeuvres caritatives en 2006, a empoché beaucoup plus avec des ventes dépassant les 300 millions $.

Cette forme d’exploitation de la générosité du public, camouflée sous le couvert d’oeuvres caritatives tout à fait nobles et honnêtes, a permis à la famille Ellison, fondateurs des magasins Villages des Valeurs il y  a plus de 50 ans, de devenirs multimillionnaires. En 1987, le Los Angeles Times avait conclu, après une longue enquête, que le modèle d’affaire du Village des Valeurs lui assurait des revenus de plus de 2,5 fois les dons.

Imaginez comment il est profitable pour une entreprise que leur matière première leur soit donnée (ou payé très peu sous forme de dons, déductibles bien entendu). Et on ne parle même pas des employés, payés au minimum possible et même moins puisqu’ils engagent souvent des gens sur des programmes de réinsertion. Donc, des salaires qui peuvent aussi être déductibles ou carrément subventionnés selon le cas. Ce n’est donc pas surprenant qu’en 2000, une société d’investissement de Boston, Berkshire Partners LLC, eût acheté 50% de l’entreprise de la famille Ellison. Une part qu’elle a revendue à une autre firme d’investissement en 2006, Freeman Spogli & Co., pour des termes restés privés.

Est-ce que je veux que mon don de vêtements serve, en grande partie, à enrichir davantage ces entrepreneurs et ces banquiers étrangers? Poser la question, c’est y répondre. Les vêtements se sont retrouvés chez un organisme qui vient en aide directement aux sans-abris, ils servent probablement déjà dans quelques parcs du centre-ville.

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S.Martel


33 commentaires sur “Vous donnez, mais savez-vous à qui?”

  1. 1. Freerportguy

    Dans ce contexte-là, ce n’est certes pas moi qui va vous blâmer.

    Cependant…pour les autres collectes de charité, celles qui n’ont qu’un minimum à payer de 10% des recettes…devrait-on les délaisser pour autant?

    Il ne faut pas se leurrer, ça en prend du monde pour collecter, trier, gérer le tout, et rien n’est gratuit. A combien devrait-on augmenter le minimum à payer pour qu’on soit content?

    Attention: penser 50% et plus comme on aimerait que ça se passe entrainerait simplement la fermeture de la plupart de ces oeuvres parce que possiblement déficitaires, ce qui ne nous avancerait pas tellement.

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  2. 2. Léo le léopard

    Freeportguy, je ne saisis pas ton propos. Ton commentaire semble être une prise de position contre une extrapolation d’une extrapolation du texte.

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  3. 3. Chantal

    Tu n’as qu’à aller les porter dans un presbytère …. Tes vêtements se retrouveront au comptoir familial de la place et tes vêtements pourront ainsi avoir une 2e vie. Ils rendront aussi service à plus démunis que nous.

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  4. 4. JF

    Je ne donne pas aux pauvres.
    Qu’ils travaillent cali**?%!

    :)

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  5. 5. Ric Hard

    @jf
    Ne sois jamais pauvre.

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  6. 6. Léo le léopard

    JF, je ne te souhaiterai pas d’être tout nu dans la rue afin d’apprendre la compassion.

    Je te souhaite plutôt de travailler 70 heures par semaine au salaire minimum en ayant 3 personnes à ta charge. Je sais pas si tu ferais ta joke plate après seulement 1 semaine dans ces conditions.

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  7. 7. cé-moé

    les seul place que le linge ne seras pas vendu c’est des places comme….
    acceuil bonneau , la maison du père , refuge des jeunes et quel que place du genre qui ne vendron pas des choses données….

    les autres c’est juste des *money maker* et non pour aider le monde. finalement c’est du monde comme @jf qui se crisse pas mal du monde pauvres…

    @jf , j’te souhaite de tout perdre et de te trouver dans rue à -20 au mois de janvier et ce jour la tu ravaleras tes paroles…. merci as toi qui as donné ce linge c’est un beau geste

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  8. 8. Sandra Doyon

    Moi je donne à la friperie renaissance. C’est un osbl qui insère des gens qui ne trouveraient pas de travail si non. Mais je devrais faire plus de recherche là-dessus.

    Tous les ans, Il y a des tonnes et des tonnes de vêtements qui devront être jetés faute de trouver preneur. À El Paso, je suis allée dans une entreprise qui le triait et l’expédait partout à travers le monde. J’ai rapporté des vêtements de là (comme si on n’en avait pas assez ici) pour faire du recyclage de tissus.

    Chaque année, ai-je appris dans cette entreprise, ils envoient des tonnes et des tonnes de jeans usés au Japon. Ils capotent sur les Jeans américains et les portent quand ils sont usés.

    Les africains sont habillés avec des t-shirts de festivals québécois ou bien la chemise de Roger, camionneur chez Trans-force…;c)

    Il y a aussi le chaînon, mais je ne sais pas comment ils fonctionnent.

    Et je ne vois pas trop quel est le mal à faire de l’argent, les multimillionnaires ne l’ont pas volé, on leur a donné, tant mieux pour eux! Je ne m’empêcherai pas d’y aller pour acheter, parce que je trouve ça mieux d’acheté usé question de laisser moins de traces sur la planète. C’est quand même une entreprise qui rend service tout en faisant de l’argent.

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  9. 9. OUin ben

    Est-ce que les conteneurs de l’Armée du salut sont un bon choix, alors ?

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  10. 10. Sandra Doyon

    Voir ce que Sophie du grand ménage en pense:

    http://sophielegault.typepad.com/sophie_legault_organisatr/2008/08/dbarrasse-don.html

    Je suis assez d’accord avec elle. Ils sont utiles point. Ils nous rendent service. Si tout le monde donnait à l’accueil bonneau, il y aurait de sérieux problème de gestion de nos trucs usés. Mais à la base, on consomme trop et c’est devenu un gros problème. L’ennuie, c’est que je n’ai nul envie de ressembler à la chienne à Jacques, mais plutôt au chien de Michèle Richard! ( ;c) ) C’est une farce là. ne me citez pas svp…

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  11. 11. JF

    mon commentaire est la preuve que ce ce n’est pas parce que c’est écrit sur le net que c’est vrai! D’ou mon :) .
    Et surtout qu’il y a des gens pour croire a peu pres n’importe quels commentaires qui se retrouve sur le web. Ca fait pitié.

    Donc Léo le léopard, et surtout, cé-moé, gens plein de sagesse, sachez que votre petite morale a 2$ du genre : je te souhaite de la misere pour blah blah c’est pas trop convainquant pour celui qui, sérieusement, s’en cal*?$$ des pôvvves.

    Félicitations. :)

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  12. 12. Léo le léopard

    Ça l’air fou d’essayer de caler la critique quand on manque sérieusement son coup à essayer de faire le clown.

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  13. 13. Accent Grave

    Bien vrai, cet organisme fait de l’argent avec nos dons, comme d’autres en font avec nos « vidanges ». Cela ne me dérange pas vraiment mais s’il y a moyen plus efficace de redonner une seconde vie à nos vêtements, utilisons-le.

    Cependant, de très nombreux organismes locaux ont des bénévoles, pas si bénévoles que ça. Plusieurs d’entre eux se serviront les premiers, conservant les « beaux morceaux » et parfois les vendront dans une vente de garage! C’est fréquent.

    Nombre de bénévoles estiment avoir droit à une « compensation » pour leur travail! C’est le bénévolat revisité (sic).

    Accent Grave

    [Répondre à ce commentaire]

  14. 14. Jacques B.

    La madame Sophie me semble ne pas vouloir savoir et garder les yeux fermés afin de ne pas être dérangée dans son petit confort. Une attitude désolante, qui est malheureusement bien trop répandue.

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  15. 15. cé-moé

    bin kes tu veux des ti-trou d’cul qui pense juste à leur nombrils y’en as partout n’est ce pas mon @ jf……… ;-)

    sa rien a voir avec la sagesse sa à voir avec le coeur. c’est juste de penser aux autres qui s’ont plus mal en point que nous !!!

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  16. 16. S.Martel

    Que l’organisme fasse de l’argent c’est bien, c’est que Savers Inc. en fasse 2 ou 3 fois plus que l’organisme qui me chicote un peu.

    Bien que ce soit inscrit sur une page du site de l’organisme et qu’on arrive à trouver l’organisme sur le site de Savers, c’est sur la boite de collecte que ça devrait être inscrit. Les donateurs devraient être au courant que leurs vêtements serviront à enrichir une entreprise américaine (je dis bien enrichir parce qu’il y a une sérieuse différence entre un bénévole qui pige dans une collecte pour un beau chandail et une entreprise qui accumule les centaines de millions de dollars).

    Changez le nom de Village des valeurs pour Wal-Mart dans l’équation, est-ce que ça reste encore utile et sans conséquence comme pratique commerciale?

    [Répondre à ce commentaire]

  17. 17. jeffqc

    c’est chialer pour chialer longtemps ce billet la!
    l’art de chercher des poux made in quebec!

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  18. 18. S.Martel

    Chialer? Où ça?

    [Répondre à ce commentaire]

  19. 19. Jacques B.

    C’est un peu paradoxal votre commentaire Jeff, parce qu’il me semble que vous faites exactement ce que vous dénoncez.

    Mais bon, c’est probablement trop vous demander de vous rendre compte de ce que vous avancez. Difficile de voir le portrait complet quand l’esprit est si étroit.

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  20. 20. bleuecobalt

    Pour avoir travaillé près de 7 ans pour un organisme qui « vendait » ses sacs de vêtement au VDV, je peux affirmer que les gens qui bénificiaient des sous récoltés avec ces ventes, étaient plus qu’heureux et voyaient leur qualité de vie grandement amélioré. N’est-ce pas ça le plus important?

    Nous vendions à 3 magasins VDV répartis dans la grande région métropolitaine et nous récoltions près de 1 milion par année de ces ventes. Tout les profits étaient remis à l’organisme en question afin d’aider des gens dans le besoin.

    Faut savoir de quoi on parle avant de chier sur du monde. Ce n’est pas en écoutant des reportages à campagne de salissage à tévé ou croire tout ce que vous lisez sur le net que les informations que vous livrez ici sont véridiques. J’ai trempé dans le milieu et je peux vous assurer que presque rien de ce que vous avez énoncé dans votre billet est véridique. Savers est américain, VDV non.. Et si nous fallions boycotter tout ce qui est amérloque ici, vous seriez pauvre cher ami ;-)

    Suis 100% en accord avec Sandra Doyon et Jeffqc.

    Je clique parfois sur votre blogue, car vous êtes d’une originalité m’sieur!! J’ai été un p’tit peu déçu de ce billet .. mais on a libre expression ici au Québec, alors je ne vous en veux pas de vous avoir exprimé!!

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  21. 21. bleuecobalt

    p.s. vous saviez que si vous « donnez » vos vêtements aux églises (qui eux redonnent aux gens dans le besoin, ce qui est à mon avis très noble), ils les redonneront à des organismes comme l’Entraide Diabétique pour s’en débarraser quand ils en ont trop ou quand ils ne réussisent pas à les donner?

    Résultat, ça s’en va au VDV pis ils font du cash quand même!

    Je le sais, je devais les « refuser » une fois sur deux eux, car ils nous donnaient leur scrap..

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  22. 22. S.Martel

    « Faut savoir de quoi on parle avant de chier sur du monde. » Exactement! Prétendre que rien n’est véridique dans mon texte parce qu’on a « trempé dans le milieu », sans rien remettre en cause de façon spécifique c’est mou, facile et simpliste. En fait, tout ce qui est affirmé ici est vrai et je vous mets au défi de me prouver le contraire.

    Juste pour vous aider: Village des valeurs ou Value Village ailleurs au Canada et Savers aux États-Unis et en Australie sont les bannières exploitées par TVI Inc., une division de Savers Inc. dont le siège social est à Bellevue, Washington. La compagnie appartient en partie à la famille Ellison, dont Thomas, le fils du fondateur qui est aussi président, et en partie à Freeman Spogli & Co., une société d’investissement californienne. Village des valeurs est donc une compagnie totalement américaine.

    Mais de toute façon, insinuer que le texte appelle à boycotter les compagnies américaines est tout aussi malhonnête. Je ne boycotte pas du tout les compagnies américaines. Je ne veux pas que des personnes et des compagnies fassent du profit (qui en plus, dans ce cas-ci, quittera le pays pour aller vers ses propriétaires américains), avec ce que je donne afin d’aider les gens moins fortunés que moi.

    Si je donne un chandail, c’est pour que quelqu’un le porte. Je ne donne pas seulement la valeur marchande d’une manche à quelconque administrateur communautaire qui à son tour tentera d’aider une personne dans le besoin et le reste du chandail à Thomas Ellison et ses richissimes amis.

    Vous dites « N’est-ce pas ça le plus important? ». C’est penser petit, à court terme et accepter qu’on ait droit aux miettes seulement. Si votre organisme avait fondé un magasin au lieu de vendre à Savers, en fin de compte il aurait probablement réussi à faire plus d’argent et il aurait gagné en sympathie et en notoriété. Le Chaînon est un bon exemple de cette formule et son magasin lui permet, en grande partie, d’aider les gens depuis 75 ans, sans subventions.

    Selon moi, le plus important c’est que les gens sachent que leurs dons sont «taxés» par une entreprise exploitant leur générosité dans sa poursuite de la lucrativité. Après, ils peuvent donner en toute connaissance de cause. Ne pas indiquer que les vêtements donnés sont vendus à Village des valeurs aux points de collecte, c’est retenir une information qui aurait probablement un effet de remise en question de la part des donateurs et à ce titre, c’est immoral et déloyal.

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  23. 23. Jacques B.

    Il ne faut pas demander au milieu communautaire de faire fructifier leurs avoirs, ça va à l’encontre de leurs valeurs. C’est un milieu habitué à vivre au jour le jour et qui continuera de le faire tant que ses administrateurs seront d’ex-bénéficiaires.

    J’ai déjà tenté de lancer un projet d’acquisition dans un OSBL qui offrait des repas dans un quartier pauvre. On avait la possibilité d’acheter un local équipé d’une cuisine et on avait le financement privé sans intérêt. Le CA a refusé parce que ça mettait en péril pour quelques mois les subventions gouvernementales et 2 emplois (alors que le projet en créait 4 et permettait un accès à d’autres types de financement, dont, et oui, des subventions gouvernementales). On ne voulait tout simplement pas toucher à ce qui se faisait depuis tant d’années.

    Ça fait longtemps de ça et aujourd’hui, cet organisme a dû réduire son offre à de l’aide pour établir un budget familial. Ce qui est un peu ridicule parce que quand tu n’as rien à manger, ça te donne quoi d’aligner des 0 dans un budget familial?

    [Répondre à ce commentaire]

  24. 24. bleuecobalt

    [...Ne pas indiquer que les vêtements donnés sont vendus à Village des valeurs aux points de collecte, c’est retenir une information qui aurait probablement un effet de remise en question de la part des donateurs et à ce titre, c’est immoral et déloyal...]

    Je ne retiendrai que cette phrase dans votre réponse. Preuve tangible que l’information que vous détenez peut s’avérer fausse. Il était clairement indiqué sur nos boites de collecte que notre partenaire principal était le VDV.. Et nos boites débordaient, on les vidait 2 fois par jour (jour et nuit). Nous avions peine à suffir à la demande. Faites le tour, aller sur le terrain au lieu de vous baser qu’à une seule boite que vous auriez pu croiser.

    À chaque appel que je recevais pour un don, à chaque personne qui me demandais « comment on fonctionne », je disais toujours à qui les dons sont revendus. Certains n’aimaient pas le concept de revente au gros méchants USA, d’autres trouvaient le concept honnête et intègre. Je parle ici au noms des donnateurs, pas de moi!

    Donc comme vous aimez les chiffres, sur 40 appels dans ma journée, seulement 1 pouvais me raccrocher la ligne au nez à cause du concept « américain ». Les autres donnaient. Pourquoi? parce que la majorité des québecois sont tarlas? Donc 2,5% des québecois sont zinzins de donner leurs vieux vêtements au lieu de les jeter ou d’aller les porter eux-même à l’acceuil Boneau.

    De plus je dois dire que d’ouvrir un magasin aura été un projet auquel je tentais de « vendre » à mon patron. Mais connaissez-vous les impacts majeurs que cela aurait engendrés? Allez vous asseoir avec un boss de ces organismes que vous dénigrez, prenez rendez-vous dans le « milieu » et arrêtez de vous fier qu’aux statistiques et aux chiffres que vous lisez sur le net, pensez aux pauvres gens qui bénificient des recettes engendrées par la collecte dans ces boites.

    Voici à mon souvenir, les organismes qui ont comme partenaire principal le VDV. Dans tous ces cas, ils mentionnent (parfois même en gras) le nom Village des Valeurs..

    http://www.fqdi.ca/mission_et_activites/

    http://www.entraidediabetique.org/

    http://www.fongfgsmtl.org/index.php

    Au plaisir!

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  25. 25. S.Martel

    Vous devriez cesser de me prêter des intentions. Je ne « dénigre » aucune de ces organisations que je qualifie d’ailleurs de « nobles et honnêtes » dans le texte.

    Vous mettiez les gens au courant de votre affiliation et ils vous donnaient quand même. Bravo, mais en quoi ce fait rend mes affirmations fausses? Votre « preuve tangible » de l’inexactitude de mon affirmation, qui est clairement spéculative, est votre cas singulier et ensuite vous me blâmer de me baser sur un seul cas. Je comprends que le texte peut vous piquer au vif vu votre implication personnelle, mais votre argumentaire manque de sérieux.

    Si je me base sur une seule boîte et un seul organisme, c’est simplement que c’est juste ça le sujet de mon texte, pas plus. Je ne remets pas en question le concept de la charité ou celui des organismes d’entraide ici.

    LA FQDI a beau indiquer son affiliation avec Savers sur son site web, ce n’est pas là qu’on laisse nos vêtements, mais bien sur une boîte de collecte qui ne l’indique pas du tout. Je trouve ça malhonnête tout comme je trouve immoral que Savers se cache derrière ces organismes pour tirer profit, d’un côté de la générosité du public et de l’autre, du malheur des gens dans le besoin.

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  26. 26. bleuecobalt

    Votre spéculation avait des apparences de faits à mon avis, mais bon, je crois que vous et moi, on se comprend très difficilement.

    Faut aussi comprendre que les organismes que j’ai mis en lien sur mon commentaire précédant, se veulent pas des organismes de « charité » qui aident les pauvres à se vêtir. Beaucoup de gens ne font pas la distinction entre charité et activité de financement. Les boites de collecte sont des activités de financement en vu d’aider les organismes dans le bon déroulement de leur activités.

    Nous nous sommes beaucoup égarés je crois.

    Sans rancune..

    [Répondre à ce commentaire]

  27. 27. S.Martel

    Effectivement, y’a une énorme différence entre les deux.

    Evidemment, sans rancune… ;)

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  28. 28. Quand les vendeurs du temple vous promettent succès et guérison | Rêver pour se réaliser. Partager mes arrières-pensées

    [...] Parcourez un autre texte juteux sur ce scam, dans le blogue du Gros Bon Sens: “Vous donnez ? Mais savez-vous à qui? [...]

  29. 29. Johanne Lemieux

    Je viens de tomber sur cet article… je donnais beaucoup à cet organisme et bien c’est fini! Quand je donne, c’est pas pour être revendu, c’est pour faire un partage volontaire et bien attentionné au plus démunis… j’espérais que mes biens donnés (DES DONS) seraient distribués aux pauvres… je suis déçues…

    [Répondre à ce commentaire]

    S.Martel répond:

    Heureux que vous ayez été mise au courant par cet article et que, comme moi, vous préférez donner directement aux gens dans le besoin.

    [Répondre à ce commentaire]

    Johanne Lemieux répond:

    Je donnerai à l’avenir à la St-Vincent-de-Paul. Je ne connais pas de gens dans le besoin autours de moi!

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    S.Martel répond:

    À Montréal, la Maison du Père rend vos dons de vêtements directement disponible aux sans-abris dans les jours qui suivent.

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  30. 30. Corrine allard

    Ne donnez jamais, au grand jamais au village des voleurs(valeurs)<
    Ils sont un des plus grands polueurs.
    Les meubles, la vaisselle et les electroménagers non vendus sont détruits, sur place.
    Je ne vous parle que d'une partie du gaspillage du VV.
    Les prix sont toujours à la hausse et les employés sous-payés.
    Au VV, on se croirait dans un pays sous- développé, tellement les employés sont ignorés et maltraités.
    Par contre les boss, se payent des meetings dans des hotels 5 étoiles chaque année et cela non au Canada…………………non au USA…
    Faudrait pas que nous puissions profiter de cet argent, pauvre peuple canadien.
    Le salaire des employés stagne après $10.50.
    Une employée travaillant depuis 20 ans, ne gagne pas plus que $11.00.
    Les augmentations annuelles, ,40, si vous êtes un excellent élément.

    Je ne vous parle pas des conditions de travail….poussière, chaleur, etc….

    Si vous voulez aider, donnez à des organismes qui aident vraiment et ne se remplissent pas les poches, aux détriment des pauvres.

    Les boss ne roulent pas dans n'importe quelle voiture, jaguar, mercedes et j'en passe.

    Merci de m'avoir lu et de penser avant de donner à n'importe qui.

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