Les étudiants musulmans de l’ÉTS ont eu gain de cause devant la Commission des droits de la personne. L’École de technologie supérieure doit accommoder, de façon raisonnable, leurs prières quotidiennes.
Selon la Commission : «Les étudiants musulmans ne doivent pas être désavantagés dans la poursuite de leurs études à l’ÉTS du fait de leur appartenance à la religion musulmane et de la pratique des rites qui en découlent. Les étudiants musulmans ont le droit de ne pas avoir à choisir entre leurs obligations religieuses et la fréquentation d’une université comme l’ÉTS».
Moi je suis plutôt d’avis qu’un individu qui accepte volontairement de subir les contraintes de son dogme doit vivre avec ses conséquences. C’est à lui à s’adapter, pas au monde autour de lui. Marc-André Down, président de la Commission des droits de la personne, souligne que la charte des droits et libertés prévoit la liberté de religion, incluant la liberté de culte. Mais ne prévoit-elle pas du même souffle la liberté de conscience? Et le droit à la laïcité des institutions publiques, c’est pour quand?
Les étudiants ayant porté plainte avaient accusé l’école d’être « islamophobe » parce qu’elle ne voulait pas de prière dans une institution laïque. Dans la même ligne de pensée, j’ajouterais qu’elle est aussi « pachydermophobe » parce qu’elle ne permet pas que les étudiants y soient accompagnés d’un éléphant.
Si on prend la peine de protéger la santé physique des gens en interdisant la cigarette dans les lieux publiques, je crois sincèrement qu’on devrait du même coup protéger leur santé mentale en y interdisant les actes de culte, quels qu’ils soient.


Mercredi, 22 mars 2006 à 19:06
Ces multiples décisions basées uniquement sur des points de loi dénaturent le sens et le but de la législation.
Ne pas faire la part des choses mène tout doucement à une frustration collective qui ne restera pas éternellement silencieuse.
Chacun s’attend à ce « quelqu’un » impose le bon sens mais personne ne proteste et pendant ce temps ceux qui réclâment des « droits » obtiennent tout des tribunaux.
Accent Grave
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Mercredi, 22 mars 2006 à 20:06
En matière de tolérance et d’à-plat-ventrisme, les musulmans ont trouvé dans le Canada, une excellente terre arabe (lire arable). Au-delà du jeu de mots un peu facile, je veux exprimer haut et fort mon opposition à toute forme d’expression religieuse dans nos écoles. Si pour me sentir bien je dois me faire une petite branlette cinq fois par jour, ai-je le droit de réclamer un local pour le faire? Les religions sont affaire de croyances personnelles. La branlette, une affaire de besoin personnel. L’école n’est ni un lieu de culte, ni un isoloir à branlette.
Alors, les branleurs dans leurs chambres et les prieurs à la mosquée. Laissons les écoles être ce qu’elles devraient être : des lieux neutres, destinés au partage des connaissances.
André Bérard
http://www.bloguenotes.blogspot.com
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Jeudi, 23 mars 2006 à 8:59
D’autant plus qu’il y a une mosquée à 200m de l’ÉTS …
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Jeudi, 23 mars 2006 à 21:13
C’est drôle, mais voilà ce que j’ai entendu dire moi.
«Formulaire d’inscription ÉTS
À lire attentivement avant de signer aux deux endroits requis :
J’autorise les établissements d’enseignement que j’ai fréquentés et le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec (MELSQ) à transmettre à l’ÉTS, par l’entremise de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) si requis, les renseignements nécessaires à l’évaluation de mon dossier, à la création et à la validation du code permanent. [...]
J’ai pris connaissance des instructions qui accompagnent le présent formulaire d’admission. Je déclare que, au meilleur de ma connaissance, les renseignements donnés ci-dessus sont exacts et complets. Je m’engage à respecter les règlements de l’ÉTS étant notamment informé que l’ÉTS est un établissement public à caractère laïque et qu’on n’y retrouve aucun local destiné à la pratique religieuse.»
Personnellement, je sors de cinq années d’école privée où à chaque rentrée je signais un contrat en matière de «look» et de tenue vestimentaire, que je devais respecter parce que j’y avais apposé ma signature. Si j’avais un problème en cours de route avec un point du réglement, la porte de sortie était disponible. On ne parle même pas ici d’une clause en tous petits caractères bordel.
Si l’information est exacte, je peux signer un contrat et me battre après, pour faire valoir un point de vu qui diverge de ce à quoi j’ai en premier lieu accepté de me «soumettre» volontairement et en toute connaissance de cause. C’est ça ?
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Vendredi, 24 mars 2006 à 10:09
Képic, semblerait-il que oui, à condition (bien sur) que tu fasse parti d’une minorité …
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