Etes-vous content? Qu’allez vous faire avec votre 1.92$ par semaine qui restera dans vos poches au lieu d’aller au ministère du revenu? Moi je pense que je vais m’acheter des chips et un gros Coke pis je vais… Ah merde, c’est pas assez. Je vais juste m’acheter des chips, des « President’s Choice » nature… c’est tout ce que mon ministre des finances me permet avec son « cadeau ».
Je suis bien content de voir que le gouvernement allume enfin sur les voitures hybrides et est prêt à rembourser une partie de la taxe, question de créer un incitatif financier. Or «une partie de la taxe», jusqu’à concurrence de 1000$, ce n’est pas un gros incitatif financier quand le prix moyen d’une voiture hybride est d’environ 3000$ de plus que son contre parti traditionnel.
Le ministre Audet a mis un seuil de consommation de 6l/100km sur sa mesure, donc vous ne pourrez profiter du remboursement si vous acheter un SUV hybride. Encore une fois, ce gouvernement fait preuve d’une incohérence flagrante dans ses politiques puisque plusieurs petites voitures à essence, comme par exemple les Smarts, consomment moins que 6l/100km, mais n’auront pas droit au crédit de taxe.
On fait un geste pour l’environnement ou un geste pour bien paraître? On veut réduire les gaz à effets de serre ou que Honda et Toyota vendent plus de voitures? Les intentions aussi semblent « hybrides ».


Vendredi, 24 mars 2006 à 14:13
Les gouvernements aiment bien grappiller du contenu environnemental et le brandir fièrement sous les applaudissements des partisans. Les voitures hybrides ont la faveur populaire et son à la mode. Le gouvernement s’intéressera donc aux voitures hybrides. En matière d’environnement, les gouvernements sont rarement des chefs de file. Tout au plus des wagons de queue, à la remorque des tendances populaires. Au moment où le ministre Audet annonçait son budget et les mesures touchant les véhicules hybrides, nous apprenions que les essais menés par la revue Protégez-vous, démontrent que les petites voitures, comme la Yaris de Toyota, consomment moins d’essence que certains véhicules hybrides! Ceux qui s’intéressent de près à cette technologie savent qu’elle ne fait pas l’unanimité, et ce, depuis le début. Par exemple, comment disposerons-nous de toutes ces piles usées lorsqu’elles termineront leurs courtes vies? Déplaçons-nous le problème des gaz à effet de serre vers les sites d’enfouissement? La question se pose. La course à « l’hybridité » oblige les fabricants à mettre en marché des technologies plus ou moins au point qui ne changeront finalement rien au problème initial et en créerons éventuellement de nouveaux.
André Bérard
http://www.bloguenotes.blogspot.com
[Répondre à ce commentaire]
Samedi, 25 mars 2006 à 8:29
J’abonde dans le sens de monsieur Bérard, les véhicules hybrides, tel que nous les connaissons, ne constituent pas la solution.
Il faut favoriser les vhicules qui consomment peu d’essence, tout simplement, encourager l’utilisation du transport en commun.
Pour être réaliste, gageons que cela se fera par le biais de surtaxes imposées sur les gros moteurs. Avec un peu de chance, une petite partie de l’argent récoltée serait investie dans le transport en commun.
En passant, je doute en l’avenir des moteurs électriques alimentés par des accumulateurs. De par le monde, la production d’électricité est issue des centrales au charbon ou nucléaire. Même au Québec, le réseau n’est pas prêt à recharger nos voitures en hiver et on ne peut pas recharger entièrement ces accumulateurs par le biais du moteur à essence, quel serait le gain?
Je crois que la solution réside dans le développement de matériaux améliorés, à des changements drastiques (et forcés) dans nos habitudes de vie.
Accent Grave
[Répondre à ce commentaire]
Dimanche, 26 mars 2006 à 12:17
En fait, mon point vue c’est que si une voiture consomme moins, elle devrait être incluse dans la mesure de M. Audet, peut importe de quelle façon elle le fait, hybride ou non.
Concernant le transport en commun, il n’y a que deux façon de l’encourager : augmenter les services et/ou baisser les coût. À Montréal, on fait exactement l’inverse!
[Répondre à ce commentaire]
Jeudi, 30 mars 2006 à 10:11
Pour continuer sur la lancée d’André Bérard, quoique je sois en faveur de toute mesure pour réduire la pollution, je me pose depuis quelque temps la question suivante : lorsqu’on prend en considération le processus industriel pour fabriquer un produit, comment le portrait change-t-il ?
En d’autre mots, si la fabrication d’une voiture hybride requiert plus d’énergie et/ou produit plus de pollution que pour une voiture ordinaire, cela revient au même en bout de course. La consommation réduite durant la vie utile compense simplement pour la fabrication.
[Répondre à ce commentaire]
Jeudi, 30 mars 2006 à 11:06
Bon point. Difficilement évaluable, mais très juste.
[Répondre à ce commentaire]