Ça fait longtemps qu’il n’y a pas eu de nouveauté sur ce blogue alors en voici!
De nos jours, nous nous faisons souvent lancer l’invitation, sur les emballages de produits ou sur les sites corporatifs, de commenter ou poser des questions. Un petit truc marketing suggérant la transparence et les bonnes relations avec le client qui essentiellement repose sur le faible, même presque inexistant, taux de participation. Qui a vraiment envie d’appeler un manufacturier de Yogourt sur sa ligne 1-800 pour lui faire part de son mécontentement face à la réduction de la quantité dans un pot qui est resté au même prix? (Aviez-vous seulement remarqué?)
Mais que se passe-t-il quand quelqu’un appelle ou écrit? Quelqu’un d’insistant, le client fatigant qui veut une réponse et qui ne se contente pas de la cassette. Finiront-ils par répondre? Vont-ils ignorer la demande? Est-ce que la transparence est réelle?
De temps à autre je vais prendre le temps de poser des questions à des entreprises ou des personnalités publiques et je publierai la correspondance ici. Je crois que c’est une bonne façon de mettre en lumière l’usage abusif de la langue de bois, le spining et le discours corporatif préformaté.
Dans ce premier épisode, j’ai demandé à Lowblaws et Métro de justifier la différence de politique entre les sacs de plastique à la caisse et les sacs de plastique dans la section des fruits et légumes, un sujet déjà abordé ici (dans les commentaires).
Voici le fil de la discussion (notez que les courriels étaient signés, mais que pas soucis de respect pour la vie privé des employés de ces corporations, j’ai supprimé ces informations):
Courriel envoyé simultanément à Loblaws et Métro (10 juin) :
Suite à votre récente décision, au nom de l’environnement, de vendre les sacs de plastique servants à transporter nos achats, j’aurais une interrogation à laquelle vous pourrez certainement répondre et ainsi m’éclairer sur la réelle intention derrière cette politique.
Pourquoi y’a-t-il toujours un rouleau de sacs de plastique offerts gratuitement dans les sections des fruits et légumes? Un sac de plastique, qu’il serve à la caisse ou dans la section des fruits et légumes n’est-il pas tout aussi dommageable pour l’environnement? Si votre souci est réellement l’écologie, ne serait-il pas conséquent de mettre en place un autre système dans cette section?
Pour l’instant, j’ai l’impression que vous vous achetez une bonne conscience seulement sur les aspects qui ne vous incommode pas, en présument que l’absence de sacs de plastique dans la section fruit et légumes rendrait le passage aux caisses beaucoup plus lent et ainsi aurait des conséquences néfastes sur vos coûts d’exploitation.
Pouvez-vous s.v.p. me justifier votre différence de politique envers les sacs de plastique aux caisses et devant l’étalage des pommes?
Réponse robotisée de Métro :
Nous accusons réception de votre courriel au Service aux consommateurs de Metro Richelieu. Conformément à notre politique, nous répondrons à votre courriel dans un délai maximal de 48 heures durant les jours ouvrables. Veuillez noter que nos heures d’ouverture sont du lundi au vendredi de 9h00 à 16h30. Nous communiquerons donc avec vous sous peu. Merci et bonne journée !
Réponse robotisée de Loblaws :
Merci davoir visité notre site Web. Le service à la clientèle a bien reçu votre message et vous répondra dans les plus bref délais. Nous vous remerçions pour lopportunité dadresser vos inquiétudes.
Réponse humaine de Métro (11 juin) :
Bonjour Monsieur Martel,
Nous avons pris connaissance de votre courriel dans lequel vous formulez des commentaires sur la perception de 5 ¢ par sacs. Metro renforce son engagement environnemental par le biais d’un programme à volets multiples, le premier étant de réduire l’utilisation des sacs d’emplettes, qui l’aidera à atteindre des objectifs en matière de développement durable. La principale mesure de ce programme est la création du Fonds Éco École qui fut lancé officiellement le 1er juin 2009, soit la date où tous les magasins Metro du Québec (Metro, Metro Plus, Super C et Marché Richelieu) ont commencé à percevoir 5 ¢ par sac d’emplettes. Cette mesure vise à réduire l’impact de nos activités sur l’environnement et à promouvoir de saines habitudes de vie.
Nous vous remercions d’avoir pris le temps de nous écrire ; les commentaires reçus sont très importants pour nous, car ceux-ci nous aident à améliorer nos services et à répondre aux exigences de nos clients. Soyez assuré que ceux-ci furent transmis à la direction de Metro.
Nous vous prions d’accepter, Monsieur Martel, nos cordiales salutations
Ma relance à Métro (11 juin):
Bonjour madame,
Merci de votre bien avoir voulu répondre à mon courriel. Cependant, vous ne m’éclairez pas vraiment concernant les sacs de plastique pour les fruits et légumes. Où ce situent ces sacs de plastiques dans vos objectifs en matière de développement durable et votre désir de promotion de saine habitudes de vie? Allez vous les facturer eux aussi ou continuer ce double standard peu cohérent?
Bonjour Monsieur Martel,Nous avons pris connaissance de votre second courriel. Nous ne sommes pas en mesure de vous donner plus d’information sur votre demande. Toutefois, nous vous prions de noter que tous les commentaires reçus font l’objet de rapport mensuel à la Direction de Metro Richelieu ainsi qu’aux services visés par ceux-ci.
Dans le cas présent, vos commentaires furent donc transmis à la Direction ainsi qu’à la responsable des Affaires corporatives, qui mettront tous les efforts possibles afin d’assurer un suivi.
Nous vous prions d’accepter, Monsieur Martel, nos cordiales salutations
Réponse humaine de Loblaws (28 juin) :
Merci d’avoir pris le temps de nous écrire, vos commentaires sont important pour nous. Nous vous prions aussi d’accepter nos excuses pour les délais. Pour faire suite à votre courriel, en tant que plus important détaillant en alimentation au Canada, nous avons la responsabilité de contribuer activement à la réduction de la quantité de matières résiduelles dans les collectivités.
En 2008, nos clients nous ont aidés à distribuer 328 millions de sacs en plastique de moins qu’en 2007. Cette initiative s’inscrit de façon logique dans le cadre de nos efforts visant à nous permettre d’atteindre notre objectif en matière de réduction des matières résiduelles et à tenir compte des préoccupations de la population en matière d’environnement.
Les données recueillies par Loblaw révèlent que les magasins exigeant des frais minimes pour les sacs en plastique en distribuent 55 % moins par tranche de 1000 $ de ventes que les magasins qui offrent les sacs en plastique gratuitement. Les magasins offrant un rabais visant à récompenser l’utilisation de sacs réutilisables distribuent environ seulement 4 % moins de sacs en plastique par tranche de 1000 $ de ventes.
Notre but ne consiste pas à faire de l’argent, mais bien à réduire la quantité de sacs en plastique en circulation Loblaw est fière de consacrer une partie des profits tirés de la vente des sacs en plastique dans les magasins détenus par l’entreprise au programme de partenariat environnemental que nous avons établi avec WWF-Canada. Loblaw devrait ainsi verser 3 millions $ sur trois ans en appui à la nouvelle campagne de WWF-Canada intitulée Share It . Cette campagne a pour but d’inciter 1 million de personnes à poser quelques gestes simples et à modifier certaines habitudes en vue d’avoir un effet positif majeur sur l’environnement.
WWF-Canada a établi un partenariat avec la Fondation Québécoise en Environnement pour le Québec. La balance des profits servira à couvrir les coûts associés au programme de réduction à la source des sacs en plastique et sera réinvestie dans l’entreprise, notamment au niveau des prix et du service à la clientèle.
Pour ce qui est des sacs de plastiques disponibles dans la section des fruits et légumes, ces sacs sont disponibles pour raison d’hygiène. Le même s’applique pour la section des viandes. Nous sommes conscients que la charge de sacs de plastique est juste un petit pas dans la bonne direction et nous sommes toujours a la recherche de nouvelles manières pour améliorer notre mission de devenir la compagnie la plus “verte”.
Merci encore de nous avoir écrit, je vous pris d’accepter mes salutations distinguées.
Bien à vous,


Lundi, 15 juin 2009 à 12:32
Il me semble que c’est pourtant une question plutôt simple!?
Non?
[Répondre à ce commentaire]
Jojo répond:
Lundi, 15 juin, 2009 à 16:25
Je n’en reviens pas du fait que votre article tombe pile car j’arrive tout juste de Métro où effectivement on m’a chargé $0.05 pour mon sac. La préposée m’a aussi informée qu’il remettait les sous aux enfants pour leur montrer comment protéger leur environnement.
Je n’en peux plus de parler de ces maudits sacs. Je suis tout à fait pour le fait qu’on essaie de sauver la planète, mais je déteste au plus haut point me faire dicter ma conduite. Mes sacs sont dans l’auto, mais je me suis fait prendre par surprise au Métro. Canadian Tire ne nous donne même pas l’option. J’ai appris ça à mes dépens. Pas de sacs, tu emportes tes achats tant bien que mal.
Je sais que chaque petit geste compte, mais pourquoi avons-nous tout le sort de la planète sur les épaules quand on sait que les industries comme en Alberta polluent à grande échelle. Que tout le monde (individus et industries) fasse leur part, pas simplement nous, les consommateurs.
Juste pour être détestable (et je suis une personne très gentille), j’irai faire mes emplettes ailleurs qu’au Métro! Arrêtez de m’imposer ma conduite!
[Répondre à ce commentaire]
Jay répond:
Lundi, 15 juin, 2009 à 18:14
Et vous irez où? Ils font tous ça maintenant. Même que Métro sont les derniers à l’avoir fait. Je crois qu’il reste juste les dépanneurs qui donnent encore des sacs.
[Répondre à ce commentaire]
Jojo répond:
Mardi, 16 juin, 2009 à 8:32
Il y a IGA et ah oui! aux États-Unis!!!! lol
[Répondre à ce commentaire]
Annie répond:
Mardi, 16 juin, 2009 à 9:17
En passant Canadian Tire a encore des sacs. Si jamais ya un magasin qui n’en a plus c’est ce magasin la exclusivement, ce n’est pas une norme généraliser (je suis caissière au CT et tous cex de la région de Québec offrent des sacs) Tu est p-e tombé sur UNE journée qui se voulais la journée sans sac, mais de là a généraliser…
[Répondre à ce commentaire]
Lundi, 15 juin 2009 à 12:51
Si ça se trouve, ces services sont tellement peu utilisés que ce n’est même pas un vrai poste qui s’occupe de ces relations avec la clientèle. Il se peut que la tâche de lire et répondre aux courriel soient attribués à une secrétaire ou une quelquoncque personne.
Ne servant probablement jamais à de vrais question ou commentaires autres que « J’aime beaucoup la texture de vos noix dans les céréales », il est clair que c’est difficile pour eux de justifier de payer une personne spécialisée pour ces trucs.
Il est clair que ces réponses sont inadéquates cependant!
[Répondre à ce commentaire]
Lundi, 15 juin 2009 à 12:53
J`ai hate de voir le suite…
[Répondre à ce commentaire]
Christian Gagnon répond:
Lundi, 15 juin, 2009 à 15:58
Vous pensez vraiment qu’il va y avoir une suite ?!
[Répondre à ce commentaire]
Lundi, 15 juin 2009 à 14:48
Moi faim. moi aime pas sac de papier, moi aime pas sac en carton, moi aime pas sac en laine, moi aime pas sac en peaux de crocodile, mais moi aime manger plein mon ventre.. Donc, moi ne va plus chez Loblaws, Métro, Super C, Maxi, Iga, Steinberg ou Distribution au Consommateur. Moi, achète compost, petites et grosses graines, râteaux aux grandes dents sauvages, put some water chaude et frette de temps en temps et arrache mauvaises herbes. Moi mange légume qui pousse dans d’ex-pots d’eau de javel ou détergent. Moi faire des jardinière avec mon bac à recyclage; moi avoir l’air bs, mais moi manger bon sans payer le 5 cennes du sac
[Répondre à ce commentaire]
Clown répond:
Lundi, 15 juin, 2009 à 17:10
Clown like this!
[Répondre à ce commentaire]
Lundi, 15 juin 2009 à 16:28
J’ai déjà envoyé un courriel à la Régie du Bâtiment du Québec car je cherchais un entrepreneur pour une rénovation et je ne le trouvais pas sur leur site Internet. Ils m’ont répondu 14 jours plus tard!!!!!
[Répondre à ce commentaire]
Lundi, 15 juin 2009 à 17:25
Sans compter les produits suremballés. Quelle sera leur excuse si j’appelle la ligne 1-800?
[Répondre à ce commentaire]
Lundi, 15 juin 2009 à 20:57
Dans votre courriel envoyé à Loblaws et Métro vous répondez à votre propre question en disant :
« Pour l’instant, j’ai l’impression que vous vous achetez une bonne conscience seulement sur les aspects qui ne vous incommode pas ».
J’espère que vous ne vous attendiez pas qu’ils vous répondent que vous avez raison et que vos impressions sont fondées ?
[Répondre à ce commentaire]
Jay répond:
Mardi, 16 juin, 2009 à 1:14
Vous avez parfaitement raison. Je dirais même plus qu’il ne font pas que se donner bonne conscience, ils profitent carrément de la cause environnementale pour faire de l’argent.
Ayant moi-même travaillé dans une épicerie, je sais que la gestion des sacs d’emballage coûte cher en temps et en argent. La gestion des sacs à fruits et légumes quant à elle ne coute presque rien. Les épiceries n’ont donc aucun avantages à réduire la consommation de ces derniers. Mais en réduisant la distribution de sacs aux caisses, ils sauvent beaucoup d’argent.
Pour nous fermer la gueule, ils disent qu’il vont donner les profits de la vente des sacs à des projets environnementaux. C’est bien, mais ce n’est pas avec le 5cents par sac qu’il vont faire le plus de profits mais plutôt avec ce qu’il vont sauver en temps et en cout de gestion. Moins de temps payé aux employés pour gérer les sacs + moins de dépenses pour acheter ces mêmes sacs + 5cents par sac vendus = beaucoup d’argent.
Faire de l’argent tout en préservant l’environnement n’est pas un mal en soit, mais affirmer qu’ils le font par bonne conscience alors qu’ils sont complètement inconséquents, c’est rire de leur clientèle en plein visage. S’ils voulaient vraiment préserver l’environnement, ils s’occuperait aussi des sacs à légumes et adopteraient une politique contre le sur-emballage des produits qu’ils vendent. Mais comme il n’y a pas de profits à faire avec de telles mesures, c’est nous qui allons continuer de payer pour cette fausse bonne volonté.
Et comme vous dites, ils n’avoueront jamais leur incohérence en réponse à un courriel, même si ce courriel provient de S.Martel!
[Répondre à ce commentaire]
Mardi, 16 juin 2009 à 16:57
Quand t’accouches y donne tu un sac pour le ptit?
[Répondre à ce commentaire]
Vendredi, 19 juin 2009 à 9:51
Bon je suis un peu en retard, mais ça c’est un EXCELLENT « call ». Tu les a vraiment attrapés les culottes baissées.
Ces sacs à fruits, cependant, me rappellent que j’ai déjà acheté des sacs poubelle biodégradables, qui étaient transparents un peu comme ceux-ci.
Ce ne doit pas être très sorcier de rendre ces petits sacs à fruits et légumes biodégradables, si on peut le faire pour les sacs poubelle!
[Répondre à ce commentaire]
S.Martel répond:
Vendredi, 19 juin, 2009 à 12:04
Le problème des sacs biodégradables ou compostables, c’est que si on les passe dans le recyclage au lieu des jeter, ils font baisser la valeur de la tonne de polyéthylène recyclé puisqu’ils ne sont pas recyclables.
http://www.lactualite.com/blogues/valerie-borde/les-sacs-de-plastique-remplis-didees-fausses
En passant, je n’ai toujours pas eu de réponse de Loblaws.
[Répondre à ce commentaire]
Jay répond:
Vendredi, 19 juin, 2009 à 16:51
Et sur le même blogue, un expert disait aussi que si ces sacs sont envoyé vers un site d’enfouissement, ils ne se dégradent pas car tous se momifie dans ces sites. Donc, biodégradable ou pas ça ne change rien dans ce cas.
[Répondre à ce commentaire]
Lundi, 29 juin 2009 à 14:39
[...] le même ordre d’idée, il y a le Gros BS qui avait écrit aux chaînes de supermarché du Québec pour demander pourquoi ils ne chargent pas pour les sacs transparents qu’on [...]
Mardi, 1 décembre 2009 à 19:51
A Loblaws ,Metro , Maxi
Bonjour ?
Je suis une étudiante de secondaire, je fais un reportage sur les sacs en plastique utilisés dans les supermarchés présentement. J’aimrais vous poser quelques questions sur ce sujet.
Les voici:
1. Quelle est la motivation de changer les sacs de plastiques en sacs de coton?
2. Est-ce qu’il y a des réglements sur les sacs de plastiques?
3. Combien de sacs en plastiques que les clients consommes-ils? (format grand et petit)
4. Qu’est-ce que vous faites avec l’agent que les clients payent pour les sacs de plastiques ou en coton?
Est-ce que vous les redonner a la compagnie qui vous fournissent les sacs ?
ésperant que vous allez me répondre, je vous remercie beaucoup.
[Répondre à ce commentaire]