Ça y est! La ville de Montréal sera un paradis pour les piétons qui verront leurs blessures diminuer d’une façon spectaculaire grâce à une nouvelle règlementation de la vitesse… irrégulière et non indiquée.
Personne ne semble avoir pensé par contre que dans un accident piéton/voiture, il y a aussi un piéton. On ne règlera jamais de problèmes de partage de la route si on ne leur serre pas la vis à eux aussi. Je passe sur la rue Berri au coin de Mont-Royal presque tous les jours en voiture et à chaque fois, ce n’est pas un seul et exceptionnel piéton, mais systématiquement plusieurs piétons qui passent sur la rouge, sans regarder, souvent volontairement sourds grâce à leur iPod rivé aux oreilles et qui me font les yeux fâchés si j’ose prendre ma priorité en leur offrant un sympathique petit avertissement sonore afin qu’ils puissent garder leur tête bien attachée à leur corps.
Sans discipline de leur part, même avec des limites à 20 km/h, il y aura un problème. D’ailleurs, il ne faut pas avoir voyagé beaucoup pour comprendre que la discipline piétonnière est largement déficiente à Montréal et au Québec en général. Semble-t-il qu’on préfère encore ignorer cet aspect de la problématique.
Et c’est quoi cette application par quartier et par type de rue d’une règle de conduite automobile? On croirait qu’il y a un département à la ville de Montréal dont le rôle est de rendre complexe une mesure pourtant simple. On veut mettre ça à 40 km/h, qu’on le fasse à la grandeur de la ville, sur toutes les rues, point.
Une pancarte qui indique que la vitesse limite dans le «secteur» est à 40 km/h, ce n’est pas assez. Si la Ville décide de jouer de l’exception, comme pour son virage à droite sur feu rouge, qu’elle assume les coûts financiers et esthétiques de ses choix et qu’elle tapisse la ville de pancarte. Il n’y a rien de sécuritaire à demander aux automobilistes de constamment considérer dans quel arrondissement et sur quel type de rue ils sont afin de connaître la limite de vitesse.
L’inattention est probablement une cause beaucoup plus importante d’accident que la vitesse dans un milieu urbain et avec des règles appliquées par arrondissement et par type de rue, avec un affichage à l’entrée des «secteurs», on augmente les probabilités d’inattention. Déjà que la plupart des chauffeurs n’arrivent même pas à utiliser le clignotant ou à vérifier un angle mort, c’est espéré beaucoup de leur demander de gérer d’omniprésentes exceptions de limite de vitesse sans utiliser les pancartes pour leur signaler.
Mais ce qui m’exaspère le plus, ce sont ces bien-pensants avec leurs petites statistiques généralistes, comme celles de Louise Bonneau, de la division de la sécurité routière du SPVM qui affirmait en plein Téléjournal hier que chaque km/h de moins de la vitesse moyenne se traduit par une baisse de 3% des accidents. Si c’était vraiment le cas et que la relation cause effet était si simpliste, on n’aurait qu’à diminuer la vitesse à 65 km/h sur les autoroutes pour y faire disparaître presque totalement les accidents.
Malheureusement pour ces intégristes de l’absolue sécurité, les causes d’accident sont beaucoup plus vastes et diversifiées que la méchante vitesse. Mais, elles sont aussi beaucoup plus complexes à contrôler, alors on préfère l’impression de sécurité à la sécurité comme telle. C’est plus simple à gérer, ça coûte moins cher à implanter et ça rapportera beaucoup plus.


Mardi, 15 décembre 2009 à 7:47
Ta juste a rouler a 40km/h partout a MTL et tu seras dans les regles
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S.Martel répond:
Mardi, 15 décembre, 2009 à 11:46 +4
Ce n’est pas l’impact sur mon utilisation personnelle de la route qui m’emmerde. Je connais mes capacités de conduite, je sais bien les évaluer. Je suis un conducteur extrêmement prudent et il y a longtemps que j’ai arrêté de m’en faire avec les périodiques contraventions de vitesse qu’il m’arrive de recevoir à Montréal (jamais ailleurs), et que j’ai appris à concevoir comme des « fast pass » que l’on vend dans les parcs d’attraction afin de couper la ligne. C’est un frais supplémentaire pour rouler à une vitesse normale.
Non, ce qui m’emmerde et me pompe c’est cette idée fixe et trop simpliste de la cause effet vitesse sécurité. Elle est fausse ou du moins pas exactement vrai. Pourtant elle dicte la politique de la sécurité routière mur à mur. Les autres facteurs de sécurité sont écartés, dans un laisser-aller chaotique qui ne fait qu’augmenter les risques liés à la conduite d’un véhicule au Québec. À Montréal , on cherche tellement la facilité en semant l’impression d’une action, qu’on ne prend même plus la peine d’indiquer les interdictions ou les limites de vitesse!
Prenez les cours de conduite obligatoires par exemple. Un minimum tout à fait logique et dans un pays nordique comme le notre, ce cours devrait s’étendre sur trois saisons afin de pouvoir enseigner la conduite hivernale. Ce n’est pas une mesure vraiment compliqué à mettre en place, mais ça demande quand même un effort d’administration. Après 2 ans de cette annonce, rien n’est encore fait. On met encore sur la route des jeunes gens qui n’ont comme base d’apprentissage que les conseils de leurs chums qui n’ont comme base que les conseils de leur mononcles et on espère qu’en baissant la limite de vitesse de 10 km/h, ces gens seront plus sécuritaires? Un mauvais conducteur l’est tout autant à 30 km/h qu’à 60 et il est dangereux, peu importe la vitesse à laquelle il se déplace. Les propriétaires d’écoles de conduite ne sont probablement pas d’assez grands donateurs du parti Libéral et c’est beaucoup plus simple de réduire les limites de taux d’alcool et de vitesse.
On aime ça prendre en exemple les pays scandinaves avec leur structures de ralentissement et leurs cinémomètres, mais on ne les prend jamais en exemple pour leurs inspections systématiques des véhicules, leur conception de routes, leurs cours de conduites, etc.
Il serait temps que les gens responsable de la sécurité routière fasse vraiment des efforts pour l’améliorer au lieu de faire des efforts afin de trouver de nouvelles façon de nous resservir les mêmes idées simplistes à coup de slogans et de statistiques traficotées.
Quelques scientifiques jouent avec leur chiffres dans leurs recherches sur le climat et une partie de la population se met à douter des causes du réchauffement de la planète. Mais un policier vient nous lancer des ballons de plage de bêtise statistique et on le croit dur comme fer, parce que un enfant blessé dans la rue, c’est un enfant blessé de trop (autre slogan ridicule).
Par contre, personne ne pense à montrer à cet enfant les dangers de jouer dans la rue… et à s’assurer que les gens qui passent sur cette rue en voiture ont les capacités de le faire. On met une limite de vitesse et on tolère son dépassement de près de 50% et on considère que l’on a fait un pas dans la direction de la sécurité absolue. Ridicule, hypocrite et extrêmement malsain comme attitude. Pendant ce temps, on accumule des mauvais plis qui prendront des générations à disparaître.
(c’est presque un autre billet ça!)
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Mardi, 15 décembre 2009 à 12:28 +3
Je t’approuve dans ce sens, si je ne me trompe pas, je croits qu’en Allemagne, ils n’ont aucune limite de vitesse (sur les autoroutes j’imagine) et par surcroit le nombre d’accident n’est pas supérieur aux autres pays !
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S.Martel répond:
Mardi, 15 décembre, 2009 à 12:37
Je ne connais pas les statistiques, mais pour avoir conduit en Allemagne, je peux dire que le respect d’une limite dès qu’il y en a une y est exemplaire et que sur les autoroutes, personne ne fait le pitre à 100 km/h collé dans la voie de gauche sachant que des grosses Mercedes s’en viennent à 200 km/h…
Comme ailleurs en Europe aussi, les feux de circulation donnent la jaune aux deux côtés. Les gens accélèrent sur la jaune, comme ça quand elle est verte, tout le monde roule déjà (faut dire que le timming entre la jaune et la verte est court et constant d’un endroit à l’autre). De cette façon, personne ne brule la jaune avant la rouge, sachant que les voitures dans l’autre sens sont déjà en accélération.
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Mercredi, 16 décembre 2009 à 9:06
Un mot mon Steve ( Speed Trap )
Les bien pensants de la ville ils en ont rien a foutre de la securité c’est juste pour remplir leur coffre a $$$$$$$$$, mais ils sortent toujours la cassette de la sécurité.
Tu peux me dire pourquoi Champlain direction R- Sud en descendant la cote c’est 70 klm on touche meme pas au gaz et on roule encore a 80klm 90 klm et qui se trouve en bas le samedi matin a 7 am la belle police.
Securité mon cul c’est des speed trap..
J’arrive des state simonac a 125 j’etais dans la voie du centre et je depassais personne meme la police me passait comme si rien n’etais.
Ici la ministre Boulet a porte bien son nom
nous sacre des photo radar, l’acool a .5, des limite a 100 etc…. Pourquoi simple sa rapporte du $$$$$$$$
Donc leur securité ils peuvent bien se la mettent ou je pensent c’est plus dangereux de rouler lent que vite.
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Mercredi, 16 décembre 2009 à 9:28 -1
Faudrait aussi que les automobilistes respectent les passages piétons! Aussi, faudrait obliger à tout le monde de repasser le permis
Et dans quelques milliers de radars plus tard, ca ira mieux!
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Léo le léopard répond:
Mercredi, 16 décembre, 2009 à 10:12 +2
Votre commentaire suggère qu’il n’y a que les automobilistes qui sont fautifs, ce n’est pas ce que je vois quand je marche en ville. Ça prendrait peut-être un permis de marcher aussi. Et pourquoi pas des caméras pour surveiller les illégalités piétonnières puisque vous semblez abonder dans le sens de la pensée magique des solutions simplistes.
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fred répond:
Mercredi, 16 décembre, 2009 à 10:34 -1
Sauf que c’est plus facile de tuer quelqu’un en voiture!
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Lady répond:
Mercredi, 16 décembre, 2009 à 10:39
Si la piéton ne respecte pas les passages piétons et en marchent pas sur les trottoirs et qu’ils se font frapper, c’est peut-être qu’ils courent après!
Je me fais couper plus souvent par les piétons que par les voitures, c’est peu dire!
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S.Martel répond:
Mercredi, 16 décembre, 2009 à 13:55
Comme c’est aussi très simple de se faire tuer à pied.
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Vendredi, 18 décembre 2009 à 16:17
Moi je suis piéton et je peux vous assurer que la moitié des automobilistes à Montréal ne respectent pas les passages piétons. Même lorsqu’ils sont frais peint.
C’est la même chose aux intersections sans feux de circulation réservés aux piétons. La majorité des automobilistes ne vous laissent pas passer lorsque c’est votre tour. Si vous imposez votre droit de traverser, c’est à vos risques et périls. Les voitures accélèrent pour se faufiler devant vos orteils ou derrière vos talons.
Lorsqu’il n’y a que des panneaux d’arrêts, c’est encore pire. La meilleure option est d’attendre qu’il n’y est plus de voitures du tout. Heureusement, la ville a commencé à changer les trottoirs dans mon quartier pour créer des entonnoir aux intersections afin de forcer les voitures à remarquer les piétons qui veulent traverser.
Je ne veux pas défendre les piétons délinquants, mais dans les circonstances actuelles, il est dangereux de traverser même aux intersections.
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