Je suis un automobiliste

Je suis un automobiliste. Premièrement parce que j’en ai les moyens et ensuite parce que c’est un outil de travail pratique, en plus d’être libérateur, agréable et plaisant. La voiture que je conduis est vieille, quoiqu’en bon état. Je ne vois pas l’utilité de la changer tant qu’elle remplira son rôle adéquatement. Pour moi, ce n’est ni une ornementation, ni une carte de visite sociale. C’est simplement un instrument.

Et quel instrument! Selon moi, l’automobile est une avancée extraordinaire pour la civilisation. En augmentant les possibilités de distance et en réduisant les temps de voyage, elle permet et provoque des progrès dans toutes les sphères de la société. Elle aide dans leurs démarches: scientifiques et artistes, politiciens et entrepreneurs. Elle favorise les échanges de bien, de services et d’idées, mais par-dessus tout: elle démocratise le déplacement. Mais l’automobile est loin d’être parfaite. Ses détracteurs lui peignent une pléiade de défauts, aidée par l’hypersensibilité au risque et la tendance au verdoiement qui caractérise notre époque. Mais pourtant toutes leurs inquiétudes pointent vers sa grosse faiblesse: le moteur à combustion.

J’aime bien l’image qui dit qu’il ne faut pas tuer une poule parce qu’on ne digère pas les oeufs. Bien cibler le problème, c’est faire preuve d’une volonté de trouver une vraie solution. Qu’est-ce qu’une vraie solution? Une solution réalistement applicable, dès maintenant. Nous serions capables de corriger une très grande partie du problème que nous cause l’automobile, si la volonté de le faire se manifestait. Mais en général, les vecteurs portant cette volonté de changement se trompent de cible, en plus de se tromper de forme.

Vous remarquerez que ce ne sont jamais les arguments pragmatiques qui sont débattus, du genre: comment je vais déplacer mon équipement de plomberie en autobus ou comment allons-nous assurer la livraison de muffins au café du coin? Ce qui est paradoxal dans le contexte automobile, c’est que les mêmes qui nous ont éclairés quant à l’urgence d’agir contre les méfaits que nous causons sur notre environnement, nous proposent des solutions si difficilement applicables, qu’elles ne peuvent rencontrer les exigences de l’urgence d’agir qu’ils ont eux-même mises de l’avant.

Pour une grande majorité des gens, aller reconduire les enfants à la garderie, se pointer chez son client, aller au bureau, passer à l’épicerie, retourner chercher les enfants et rentrer à la maison ne peut se faire qu’en automobile. La solution vertueuse est pourtant simple: ils n’ont qu’à changer d’emploi, de garderie et de quartier et que leur commerçants favoris changent leurs fournisseurs et ils n’auront plus besoin de leur voiture. Toujours de l’idéologie, arrosée d’une large part de wishfull thinking et de condescendance. Ça flirte même avec l’intégrisme religieux dans la façon de « débattre ». Or, ce genre de changements d’habitude, à grande échelle, n’arrivera pas, ou alors pas à temps.

Je préfère des solutions réalistes à la poursuite de l’inatteignable. C’est plus crédible et beaucoup plus utile. Malheureusement, le lobby antiautomobile ne semble pas en mesure de m’en proposer. On en reste à me culpabiliser sur des composantes extrêmement éloignées de mon quotidien. C’est bizarre comment, au Québec, on ne réussit pas à avoir des discussions sur de grands principes politiques sans revenir en vitesse au pragmatisme du prix du beurre, alors que les débats sur des enjeux réels, habituels et directs comme les déplacements prennent des envols presque philosophiques.

Pour la plupart des gens, le système que nous avons, ici, aujourd’hui, nous impose l’automobile et le camionnage. Quand j’entends qu’il faut enrayer l’étalement urbain, je comprends l’inquiétude, mais on fait quoi avec Beloeil, Deux-Montagnes, Châteauguay et Mascouche? On les ferme? Il faut prendre en considération ce qui se passe aujourd’hui si on veut appliquer des changements demain. L’autobus et le métro, dans un système aussi déficient que celui de la région de Montréal, ce n’est pas une alternative viable à l’auto. Une alternative, pour qu’elle soit viable, doit offrir un avantage et non pas demander un sacrifice.

Puisque l’autobus, dans sa forme actuelle, n’est qu’une béquille faisant aussi partie du problème, avons-nous la capacité collective, à court ou moyen terme, de doter nos villes québécoises de milliers de kilomètres de tramways et métros confortables? Non. Donc, si l’alternative viable n’est pas à nos portes, pourquoi ne pas mettre plutôt l’accent sur ce qui est déjà en place: les routes, les camions, les autos. Si on change l’automobile plutôt que de l’abolir, si on mise sur la fluidité de la circulation plutôt que sur son entrave, ça nous permet de garder et rentabiliser nos investissements passés et présents et de reporter sur les individus, plutôt que sur la collectivité, le poids financier du changement à faire. Tout propriétaire de camion et d’automobile aura à changer son véhicule un jour ou l’autre, on n’a qu’à leur en fournir obligatoirement des propres et efficaces.

Dans un avenir rapproché, puisqu’on a déjà la technologie pour le faire, il faut changer le moteur à combustion. Pour quel genre de moteur? Ça dépend d’où vous êtes. Chez nous, l’électricité n’est pas chère et relativement propre à produire, alors il y a une tendance naturelle à aller vers ça. Ailleurs, ça pourrait être une autre technologie.

Pourquoi personne ne milite pour de tels changements de la part des GMC, Toyota et Ford? Si toute l’énergie culpabilisante des mouvements verdouillards était misée sur de vraies solutions réalisables et dirigées vers des intervenants qui ont un réel pouvoir de changer les choses plutôt que sur la poursuite d’une idéologie dirigée contre monsieur Bélisle de la rue des Mouettes à Longueuil qui sort ses enfants au cinéma, j’ai la conviction que les débats seraient bien moins longs et auraient des conséquences bien plus tangibles. On nous offrirait rapidement de réelles solutions, dans plusieurs domaines.

Si l’on veut se donner une chance, des solutions relativement simples et possibles à nos problèmes environnementaux doivent prendre le dessus sur les agendas doctrinaux. Je n’accepte pas d’être le porteur de blâme dans un système construit pour fonctionner sur roues. Je suis un automobiliste et je ne m’en excuserai pas.

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32 commentaires sur "Je suis un automobiliste"

  1. miox dit :

    le problème c’est que le 10 % d’allumés sont – pour la plupart – des intégriste intransigeant, et le reste , des zombies endormis …

    inévitablement , un groupe fait peur à l’autre …et inversement …

    chacun se campant sur ses positions , évitant à out prix d’en discuter…

    n’oublions pas que faire un débat au Québec relève presque du sport extrême, voir du tabou !

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  2. n17182559 dit :

    «Une alternative, pour qu’elle soit viable, doit offrir un avantage et non pas demander un sacrifice.»
    Au début, je me suis dit : une alternative peut-elle offrir un avantage ET demander un sacrifice? Difficilement, si on parle d’avantage et de sacrifice personnel. À la limite utiliser un vélo demande des sacrifices mais offre l’avantage d’entretenir la condition physique du cycliste.
    Pour d’autres raisons évidentes par contre, le cyclisme n’est pas une alternative viable pour tout le monde (température, relief et étalement urbain, nécessite une bonne forme physique, etc.)

    Mais les gens qui pestent contre les autos ne le font pas pour offrir une alternative avantageuse aux automobilistes. L’auto EST ce qu’il y a de plus avantageux pour un individu qui en a les moyens, on ne peut même pas en débattre.
    Non, ils pestent parce qu’ils voudraient voir moins d’automobiles, c’est tout. Ils ont leurs raisons (sécurité, pollution environnementale, sonore, visuelle, embouteillages/partage de la route/stationnement, etc.), mais aucune de ces raisons n’est qu’il s’agirait d’un «avantage personnel», du genre : «vous allez voir, vous allez aimer ben mieux ça de ne pas prendre d’auto!»
    Bref, à leurs yeux, l’alternative est avantageuse «pour la collectivité» (du moins la vision qu’ils en ont), mais demande un sacrifice. C’est cute, mais pour que les gens embarquent, il faudrait inévitablement mettre des règles/lois, et ça, ça brime les libertés…

    D’un autre côté, les exemples de l’article (plombier, livreur) sont des exemples de métiers qui nécessitent un véhicule pour la nature même du travail, et ce ne sont vraiment pas eux qui remplissent les routes.
    J’habite à Québec et à ce que je vois à tous les jours, la grande majorité des automobilistes qui couvrent les artères Est-Ouest (côté Ouest) sont seuls, en vestons cravates (bref pas des plombiers ou des livreurs) et dans toutes sortes de véhicules. L’histoire ne dit pas s’ils sont préalablement allés porter les enfants à une garderie ou s’ils ont une tonne de clients à visiter, mais j’assume que dans plusieurs cas, la garderie n’est pas très loin de la maison (s’ils ont un enfant qui y vont… vraiment pas la majorité) et que l’aller-retour à la garderie est minime par rapport au reste du trajet, qui est très bien desservi par les autobus (dans le secteur en question). J’assume aussi que plusieurs n’ont pas un travail qui nécessite des déplacements à outrance, sauf pour aller manger, ce qu’ils font à pieds, pas loin. Résumé : ça serait faisable en bus.
    En connaissance des coûts reliés à une voiture, du problème de partage de la route, de la sécurité des enfants et de la pollution (sonore, visuelle, environnementale), je pense qu’il est un peu justifié, dans le cas que j’ai décris ici, de supposer un manque de volonté de la part des automobilistes, qui semblent placer le peu qu’ils obtiennent en confort/temps devant ce qu’ils incombent, lorsqu’ils sont plusieurs, à eux-même et aux autres.

    Pour ma part, j’ai amplement les moyens d’assumer les coûts reliés à un déplacement quotidien dans mon auto, et je me sauverais de probablement 40 minutes de marche+autobus à tous les jours. Je choisis quand même d’utiliser le transport en commun (et le vélo quand je me sens fantaisiste) principalement parce que l’auto s’agirait, dans mon cas, d’un caprice qui me coûterait quand même une dépense, et que le peu de confort que je gagne ne vaut pas le pesant côté sécurité et pollution. Peut-être que je le fais seulement, dans un élan d’orgueil mal placé, pour sauver mon image ou ma conscience «verte», mais je le fais quand même et je ne m’en excuserai pas à ceux qui en subissent les conséquences (moi-même).

    «[L'automobile, c'est] libérateur, agréable et plaisant.»
    L’autobus est relaxant : une fois embarqué, rien à faire jusqu’au débarquement. On peut y faire ce qu’on veut : prendre de l’avance sur le travail, naviguer sur internet, écouter de la musique, la radio, lire un livre, parler à une connaissance qu’on y croise, etc. L’auto demande de la concentration énorme et, à moins d’être sociopathe et que la présence d’inconnus nous stresse énormément, difficile de trouver quelque chose d’aussi stressant dans un autobus que tout ce à quoi doit penser un conducteur, constamment. En somme, je trouve que l’autobus est très libérateur et agréable (et plaisant aussi, même si ça veut dire la même chose…), en plus d’être simple et relaxant.

    En ce qui concerne les voitures à énergies alternatives, je les encourage énormément, et si toutes les voitures qui roulent aujourd’hui fonctionnaient à l’hydrogène ou à l’énergie solaire, le petit «environnementeur» en moi serait ravi. Mais ça reste des voitures, et elles ne règleront toujours pas les problèmes d’embouteillage, de sécurité, de pollution visuelle et de stationnement (les dizaines de voitures stationnées sur ma rue empêchent même les ambulances de négocier le virage pour y accéder, imaginez les pompiers…).

    Conclusion, étant moi-même détracteur (pas trop intense, ni militant : j’ai une voiture), je considère plutôt l’argumentaire comme ceci : c’est dommage de voir du pare-chocs à pare-chocs sur des trajets très bien desservis par les autobus, surtout quand les gens sont généralement seuls dans leurs autos. L’étalement des villes, les banlieues éloignées et la température aident pas vraiment la situation, mais une partie du problème peut être réglée juste par un petit effort de ceux qui en sont capables, et ça s’avère en plus être économe!

    (Aussi : par rapport aux gens qui travaillent en ville et qui prévoient s’acheter une maison dans une banlieue éloignée «en sauvant sur le prix de la maison ce qui m’en coûtera en transport», voici un article très intéressant http://lifehacker.com/5848665/the-true-cost-of-commuting).

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    Mathieu Tremblay répond:

    Heu…pas sûr que tu puisses faire tout ce que tu dis dans l’autobus sur une ligne principale à l’heure de pointe quand l,autobus est pleine et que tu dois rester debout. Explique moi où est le confort dans ce cas là?

    Et puis, grâce à mon auto, je n’ai pas à stresser sur la fait de manquer mon autobus où mon transfert. C’est moi qui décide quand je part travailler.

    Et puis, si on enlève toutes les autos des routes, adieux les revenus des plaques (SAAQ), de la taxe sur l’essence, des diverses taxes spéciales,, etc. Méchant gros trou dans les finances du gouvernement. Les revenus des garagistes vont baisser. Plus de productions d’automobile. Ouf…le taux de chômage augmenterait en flèche. Oui, une méchante bonne idée de bannir l’auto des rues.

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    S.Martel répond:

    C’est dans le sens de mon propos. En Amérique, notre société au complet est articulée autour de l’automobile, décider de changer le mode de vie au lieu de s’attaquer directement aux problèmes les plus flagrants c’est comme commencer à faire de l’alpinisme par le K2 alors qu’on pourrait opter pour le mont St-HIlaire.

    Et depuis depuis quand l’exception (accidents, blessés, morts, fou de la route ou rage au volant) est un argument?

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    n17182559 répond:

    Le K2 ça serait bannir les autos des routes ou ne pas en avoir. Le mont St-Hilaire, ça serait l’utiliser moins. Si c’est le K2 que de l’utiliser moins, on parle de quelqu’un pour qui la voiture est *essentielle*, ça ne s’applique donc vraiment pas à l’exemple que j’ai donné.

    J’admets que l’exception est un argument plus faible dans certains cas, mais quand on parle de la vie de personnes, il reste un argument valable. Si la mort de quelqu’un est vraiment vu comme «un accident», une «exception», et qu’elle ne justifie pas l’utilisation d’une alternative légèrement plus contraignante mais tout de même très viable pour plusieurs (et qui d’ailleurs présente d’autres avantages), c’est un point de vue, mais de là à dire que c’est le gros bon sens…

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    S.Martel répond:

    Non, le K2 c’est changer la société nord américaine au grand complet, le mont St-Hilaire c’est changer le moteur à combustion.

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    n17182559 répond:

    Je parle pas de changer la société nord américaine au grand complet. Je parle d’inciter à modérer graduellement l’utilisation de l’automobile, à un niveau qui se rapproche de ce qui se fait depuis longtemps ailleurs, dans les pays scandinaves par exemple… j’ai vu pire dans la catégorie «changer au grand complet.»

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    S.Martel répond:

    Il faut juste être conséquent dans ses arguments: si une seule personne se noie, il faut cesser de se baigner ou se baigner moins, si une seule personne est allergique aux arachides il faut arrêter d’en vendre, si une seule personne…

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    n17182559 répond:

    Le comportement qui est en vogue actuellement par rapport à la baignade et aux arachides est justement celui que je propose par rapport aux voitures : la modération. En plus, les arachides et la baignade, on ne les impose pas aux autres…

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    S.Martel répond:

    La modération de la baignade?! Sérieusement?

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    n17182559 répond:

    Oui, c’est vrai que c’est inconfortable une ligne principale à l’heure de pointe, je l’admets. Mais pour le stress d’arriver en retard à l’arrêt d’autobus c’est le même stress que d’arriver en retard au travail… et puisque tu possèdes une auto de toute façon, si tu manques l’autobus, t’as qu’à prendre ton auto cette fois-là.

    Pis côté finances publiques… on s’entend qu’on utilise pas notre auto par soucis des revenus gouvernementaux. Si on avait un moyen de se déplacer plus facilement qu’en auto mais sans revenu pour l’État, on se gênerait pas pour autant. Et il y a un paquet de villes dans le monde où les voitures correspondent à une proportion des transports beaucoup plus petite qu’au Québec : ça ne les met pas dans le trou.
    Aussi, je n’ai pas parlé de se déposséder de nos voitures, encore moins de les bannir des rues, mais simplement de remplacer, lorsque possible, les déplacements simples et réguliers en auto (ex: aller au travail par une artère principale) par quelque chose de mieux pour la sécurité, l’environnement et l’espace sur les routes, entre autres. Bref, il y aurait encore les revenus sur les plaques et les permis, on vendrait encore de l’essence et des autos, mais peut-être en moins grande quantité… et puis? Il y a un paquet de produits obsolètes qui ne se vendent plus et sur lesquels l’État ne ramasse plus de taxe de vente. Faudrait-il les remettre sur le marché pour aider à rembourser la dette? Je ne dis pas que l’auto est obsolète, mais que si on a des bonnes raisons de moins l’utiliser, ça se peut qu’on l’utilise moins.
    La contribution à la santé des finances publiques par l’automobile est une conséquence de son utilisation et non une cause.

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    Stephane.G répond:

    « et puisque tu possèdes une auto de toute façon, si tu manques l’autobus, t’as qu’à prendre ton auto cette fois-là. »

    Belle logique a 5 cennes….donc tu marche 5-10min…tu manque le bus…tu vire de bord pour prendre ton char fas que 10-20min de perdu…fuck that

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    Mathieu Tremblay répond:

    Si je manque ma transfert au Métro de Longueuil, je doit donc marcher jusqu’à chez nous (genre 20-30 minutes) et reprendre mon auto? Je travaille à ooucherville et j’habite à Longueuil. Ça me prends 20 minutes en auto et 40 en autobus. Donc 40 minutes de plus par jour ça fait 3h20 de temps perdu par semaine dans l’autobus. Sans compter tout le temps que je passerais dans l’autobus pour aller faire des commissions.

    En passant, au Métro de Longueuil ils font plein de travaux. Et la prochaine étape sera là où les autobus circulent. Ils vont devoir attendre en file avant de débarquer et embarquer les passagers. sans compter qu’ils ont bloqué une entrée pour le Métro. Une belle façon d’encourager le transport en commun en compliquant l’accès aux gens.

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    Mathieu Tremblay répond:

    ma transfert = MON transfert
    oocherville = Boucherville

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  3. miox dit :

    comme disait Mcluhan : the medium is the message !

    est-ce que le problème est l’automobile où le mode de vie qu’il entraine ?

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  4. Accent Grave dit :

    Votre billet traite de nombreux sujets, pas seulement de l’automobile.

    Je suis en désacord avec nombre d’assertions. Je dirai simplement qu’on ne change rien sans y être forcé. Je crois que c’est le prix du pétrole qui dictera tout. Quand il faudra payer 3.5$ / litre d’essence, ne criagnez rien, plusieurs déplacements se feront à pied, en vélo et autrement. Plusieurs commerçants se rapprocheront de leur clientèle.

    N.B. Ne fermez pas Beloeil, j’y habite…. et j’y travaille.

    Plusieurs personnes que vous qualifiez d’utopistes sont des visionnaires, vaudrait mieux ne pas trop les mépriser.

    Accent Grave

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    S.Martel répond:

    À 3$ ou 4$ ou 5$ le litre, les gens demanderont des voitures électriques plutôt que de s’acheter des vélos et des passes d’autobus.

    Selon moi, un utopiste ne peut-être un visionnaire, les deux sont très différent. Le visionnaire sait prévoir la réaction de l’Homme face au changement à venir et établi sa stratégie dans ce sens alors que la stratégie de l’utopiste consiste à espérer que la réaction de l’Homme changera.

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  5. Mathieu Tremblay dit :

    Ce qui me fait ch***, c’est le double discours. On dit qu’on doit mettre un péage sur le futur pont Champlain car ça doit être le principe utilisateur / payeur qui prime. Pourtant, on finance le transport en commun en taxant les automobilistes. Il est où le principe utilisateur / payeur?

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    miox répond:

    De la même manière, on finance le camionage et leur payant des routes sans frais , alors que touts les autres moyens de transports sont responsable de leur couts d’infrastructures

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    pierre ranger répond:

    Tout de même, les camions doivent payer des droits d’immatriculation…. et pas mal plus cher que pour nos voitures.

    Et quand il faut payer pour traverser un pont (préparez-vous, ça s’en vient), les camions payent plus cher

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    miox répond:

    Oui , cependant, 1 camion qui passe sur la route est l’équivallent de plusieurs milliers de voitures …

    Lorsque je travaillait à l’usine, le chargement maximal autorisé au Québec et en Ontario était de 88 000 lbs + le poids du camion ….

    Alors que dans les maritimes , il était de 44 000 lbs et aux usa, 28 000lbs…
    (hors de la période de dégel)
    —-
    juste pour le plaisir , combien d’autos faut-il pour équivaloir en poids, 1 seul camion emplis de la sorte?

    Je crois bien que le minuscule surplus de droits payés n’est absolument pas équivalent aux dommages supplémentaires subit par nos routes.

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    Pépère Robert répond:

    Bien dit mon Mathieu. Comme moé, je veux pas payer pour les maudits BS, alors qu’ils payent des taxes pour financer ce programme-là. Moé je m’en sers pas je veux pas payer pour ça. Utilisateur-payeur je suis bin d’accord avec ça.

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  6. Mathieu C. dit :

    Belle mentalité ça, je ne m’en sers pas donc je ne veux pas le payer. Avec une telle pensée, le système de santé serait privé et hors de prix.

    Dans un autre d’idées, je prend l’autobus tous les matins pour aller travailler. Je suis d’accord avec ceux qui disent que c’est long et qu’ils perdent du temps. Par contre, je me demande qu’est-ce qui est mieux: passer 45 minutes en bus au lieu du 30 en auto ou rester bloquer sur le pont en cas d’accident?

    Quelques fois je reste coincé dans le plus plus longtemps qu’à l’habitude. Et alors? On peut faire une comparaison vraiment simple:

    Autobus (mensuel):
    Laissez-passer : 71$
    Temps 45-60 minutes
    Essence: 1plein de 60$

    Auto:
    2 pleins de 60$
    Passe de stationnement: 70$
    Temps: 30 minutes
    Assurances: +xx$

    En calculant, j’arrive avec 131$ pour voyager en bus et 190$ pour voyager en auto. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

    Dans mon coin aussi le phénomène d’auto-solo est assez bien ancré (je demeure à Gatineau), on parle de 75% des automobiles. Si ce n’est pas de l’égoïsme, je me demande ce que c’est, surtout si les gens travaillent en plein centre-ville où le stationnement n’est pas de 70$, mais 210$.

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    miox répond:

    Toujours dans l’idée de l’utilisateur payeur

    Si je n’ai pas d’enfants , pourquoi je paierai des taxes scolaires ?

    réponse : parce que sinon , y aurait plus d’écoles publiques |!|

    Le concept d’utilisateur payeur est un concept nombriliste et révoltant. C’est celui de quelqu’un qui veut vivre dans sa grotte sans rien payer mais profiter de tout ! Nous vivons en société et nous en payons les conséquences , c’est tout !

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    Mathieu C. répond:

    Je ne peux rien ajouter à cela!

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    S.Martel répond:

    « qu’est-ce qui est mieux: passer 45 minutes en bus au lieu du 30 en auto ou rester bloquer sur le pont en cas d’accident? »

    Définitivement l’auto. Siège confortable, musique, téléphone, climatisation, etc. Surtout si la différence n’est que de 2$ par jour.

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  7. Le changement à large échelle est peut être plus proche que vous le percevez. Il semblerait que les jeunes générations -pour tout un tas de raisons- sont moins encline à préférer 30min en auto à 45 min en char, comme vous l’affirmez.
    http://adage.com/article/digital/digital-revolution-driving-decline-u-s-car-culture/144155/

    Ensuite, ne pensez vous pas qu’une part de la solution passe par la vision de l’automobile comme un service plutôt qu’un objet, à la communauto ?

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    S.Martel répond:

    « Le changement à large échelle est peut être plus proche que vous le percevez.  » Certainement pas au rythme des statistiques que vous citez. Si il y a urgence d’agir, cette tendance démontre qu’on n’y arrivera pas à temps.

    Communauto peut répondre aux besoins d’une certaine part de la population, mais restera toujours marginal puisque ce n’est pas une solution viable pour une très grande majorité d’automobilistes.

    Des automobilistes qui perçoivent déjà cet outil comme un service, c’est pour ça qu’ils optent pour la location plutôt que l’achat, mais un service simple, accessible en tout temps et sans effort. Comme je l’ai déjà écrit, l’alternative doit être un avantage, pas un sacrifice afin d’avoir un succès populaire.

    Mais comme on n’est pas en mesure de mettre en place, à court ou moyen terme, de nouveaux systèmes de transport qui détiennent ces avantages (on n’est même pas capable de se commander des wagons de métro climatisés, alors qu’on en fabrique pour les autres). N’est-il pas logique alors, tant au plan économique qu’environnemental, de garder et améliorer ce qu’on a déjà en place, soit le système routier? (améliorer voulant ici dire favoriser la fluidité du déplacement et la propreté des outils et non pas contraindre)

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    Le Citoyen Utopiste Réaliste répond:

    Moi je suis pas un alarmiste, je dis on y arrivera quand on arrivera et il sera bien toujours temps, par contre le plus tôt sera le mieux.
    La majorité des boomers va lever les pattes dans les 30 prochaines années, et ce sont eux qui aujourd’hui sont les plus réfractaires au changement (génération dorée nourrie au grain de l’individualisme).

    Oui j’avoue que le seul truc qui manque à communauto, c’est la voiture Google qui va chercher toute seule le prochain client ^^

    Sur un plan économique : le pétrole ayant vocation à augmenter, et le lithium, nécessaire à la production de l’auto électrique de vos rêves étant une ressource rare, investir dans la fluidité aujourd’hui c’est se promettre des lendemains qui déchantent.
    Sur un plan environnemental aussi : investir dans la fluidité c’est encourager les gens à se doter d’un char, alors que sans parler de réduction, il faudrait déjà s’entendre qu’un objectif réaliste est la diminution de l’augmentation du parc automobile.
    Sur un plan social, enfin, le char ne démocratise pas l’accès au transport d’une part : c’est un moyen de déplacement réservé à ceux qui peuvent se le payer, et d’autre part son utilisation structure nos ville de manière totalement inefficace (et parfois dangereuse pour les autres catégories d’usager des rues).

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    miox répond:

    et ce , sans parler de toutes les maladies pulmonaires , et l’obésité épidémique induite par le mode de vie automobilien ! :/ ?

    la dégradation prématuré des immeuble

    et encore plus des quantités astronomiquement élevé de capitaux capturés pour ces objets sans usage et sans valeur !

    (là je sent que je vais me faire blaster )

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    Le Citoyen Utopiste Réaliste répond:

    Haha oui sûrement, je vais essayer un remède préventif
    http://commutesolutions.org/external/calc.html

    Le fond du problème étant bien entre ceux qui pensent qu’il faut investir dans le statu quo, et ceux qui pensent qu’il faut envoyer des signaux forts dès maintenant.

    [Répondre à ce commentaire]

    S.Martel répond:

    Sauf que la ville est déjà construite et ça serait plus réaliste et sensé de faire avec ce qu’on a plutôt que de rêver à tout changer.

    Une solution qui demande un changement radical ne sera jamais endossée à grande échelle, parce qu’on a ni les moyens, ni la volonté de tout refaire.

    Oui ça serait bien de pouvoir tous voyager en transport en commun, mais le réseau, aussi déficient soit-il, est déjà saturé et on n’arrive même pas à entrevoir quand il sera étendu.

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