De retour

Si je n’ai pas publié d’autres textes durant la grève étudiante et la crise sociale du printemps, c’est que, bien que mon attention y était monopolisée, je n’avais pas grand-chose à rajouter de pertinent. Il m’aurait été difficile d’écrire autre chose qu’un cri du coeur parce que lorsque je vois mes policiers jouer le jeu politique de mon premier ministre en tabassant et arrêtant arbitrairement de mes concitoyens pacifiques, ça m’écoeure et m’indigne au plus haut point. Donc, impossible pour moi de prendre du recul et de pondre quelconque analyse posée. Impossible aussi de canaliser cette hargne dans quelque chose d’intelligible. Beaucoup de critiques, beaucoup de désarroi, très peu de propos constructifs. Le repos était de mise.

Maintenant que la pause est terminée et qu’on est au début de la troisième période, je peux plus facilement arriver à deux conclusions. Premièrement, le métier de journaliste est en voie d’extinction. On a tout remplacé par le commentaire et la plupart de ceux qui restent en poste ne sont que de vulgaires colporteurs de scénarios bâtis par les boites de relations publiques. Bien entendu, certaines exceptions confirment la tendance.

Deuxièmement, c’est que mon implication politique locale et active, qui était pratiquement inexistante depuis 1995, sera remise en service cette semaine parce que je considère qu’il est de mon devoir de faire tout ce que je peux faire pour sortir ce gouvernement corrompu et versatile.

Voilà, c’est aussi simple que ça. Il y aura élection demain, alors ça redonne le goût d’écrire!

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2 commentaires sur "De retour"

  1. Très content de savoir que votre plume, avec laquelle je ne suis pas forcément toujours d’accord, va reprendre du service.
    Bonne chance pour vos combats politiques, que le meilleur gagne ! ;)

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