Afin de faire bénéficier au maire de Ste-Adèle de son droit de réplique si fondamental dans un débat, voici l’intégralité de la lettre que j’ai reçue hier. Je crois que ceux qui ont un blogue ayant traité du sujet ont aussi reçu ce courriel.
Bonjour,
À la lecture de votre blogue, je remarque que vous y faites référence à un débat en cours entre la Ville de Sainte-Adèle et un de ses résidents, M. André Bérard.
Vous n’êtes pas sans savoir que la Ville a officiellement demandé à M. Bérard, ainsi qu’à un autre citoyen, de retirer des propos diffamatoires inscrits sur leur blogue. Il est cependant important de savoir que jamais la Ville n’a remis en question leur droit légitime d’interpeller l’Administration municipale ou ses élus. La Ville a d’ailleurs précisé à M. Bérard que sa demande de retrait ne visait que quatre commentaires, clairement diffamatoires, inscrits sur son blogue par des visiteurs se réfugiant dans l’anonymat. Critiquer, même durement, est une chose. Permettre qu’on évoque gratuitement la fraude, le patronage ou l’achat du silence des médias en est une autre.
Comme élu, je crois fondamentalement à la liberté d’expression. Je pense aussi que tous les nouveaux moyens électroniques d’en faire usage constituent une très nette avancée pour la démocratie. Vous conviendrez cependant avec moi que cette liberté d’expression s’accompagne nécessairement de la responsabilité de ne pas diffamer ou atteindre indûment à la réputation d’autrui. À mon avis, cela vaut pour tout média, y compris les blogues où on choisit d’héberger des commentaires émis par d’autres.
J’espère que cette précision vous aidera à vous faire une idée plus juste de la situation présente.
Je m’en voudrais de terminer ce courriel sans en profiter pour vous inviter, dès que vous en aurez l’occasion, à venir visiter notre belle ville de Sainte-Adèle, un joyau en plein coeur des Laurentides.
Jean-Paul Cardinal
Maire
Ville de Sainte-Adèle
Selon moi c’est du « damage control » qui confirme la maladresse. Après avoir tué une mouche avec un 12, on ne peut pas juste la diriger vers la fenêtre avec un journal roulé.
Cette lettre a été envoyée en même temps que André Bérard recevait une 2e mise en demeure, plus précise semble-t-il.


Jeudi, 30 novembre 2006 à 14:20
ils ont qu’à faire leur job et se concentrer à administrer de façon transparente et ils retrouveront pas de commentaires diffamatoires sur des blogs qui suggèrent qu’ils sont des croches.
quand même!
viront ça de bord et je vois que vous récoltez ce que vous avez semer les amis de l’hotel de ville de Ste-Adèle.
Trop de temps à perdre qu’on visite des blogs de citoyens sur les heures de travail?
Vous vous retrouvez les culottes à terre dans ce dossier à ce que j’ai pu lire (chez l’Accent Grave entre autre) et c’est à vous à vous débrouiller pour vous en sortir, lachez les critiques et les commentaires sur les blogs, ça fait cheap!
j’espère qu’ils viendront perdre leur temps jusqu’ici et qu’il le liront ce commentaire…
Merci M’sieur Martel
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Jeudi, 30 novembre 2006 à 15:51
J’ai reçu ce courriel signé CM. Je le mets ici parce qu’il concerne cette histoire et qu’un débat doit se faire de façon ouverte, pas via courriel. Ce lecteur, en frôlant l’anonymat, soulève des questions que je qualifierai de comiquement maladroites:
Je vais quand même mettre quelques trucs au clair:
André Bérard avait son blogue bien avant d’être engagé comme journaliste. Vous devriez lire un peu plus, fouiller un peu plus, avant de dire des âneries. Si vous l’aviez fait, vous sauriez pour quel journal il écrit puisque tout est bien raconté sur son blogue.
Surtout, ne pensez pas qu’il est de mon devoir de faire des recherches pour vous et cessez de me traiter comme si je prétendais être journaliste et de ce fait devais me comporter suivant un quelconque code de déontologie. Je le répète: cette tribune est subjective. Prétendre que « je cache des informations aux lecteurs », c’est de me donner beaucoup trop d’importance.
Et finalement, vous dites: « Cette citation confirme que »… Hummm. Je pourrais vous sortir des citations trouvées sur Internet qui confirment que nous sommes tous dirigés par une élite extra-terrestre qui nous hypnotise via la télévision. Ça ne rend pas la chose plus vraie pour autant. Soyez moins crédule s.v.p.
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Vendredi, 1 décembre 2006 à 1:04
J’ai reçu ce courriel également et j’ai publié un billet le concernant sur mon blogue. Pour moi, le sujet est maintenant clos. Le sujet a fait le tour du monde, ou presque et j,ai fait ma part en appuyant monsieur Bérard pour sa cause versus la ville de Ste-Adèle. J’ai même signé ici la lettre d’appui et apposé la bannière sur mon site.
Si cette histoire finit bien, alors je serai satisfait et fier d’avoir contribué au succès d’une telle entreprise.
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Vendredi, 1 décembre 2006 à 9:33
Ce troll, bien connu sur la Ruche, t’a caché une information.
Le billet qu’il cite a été modifié en considération de nouvelles informations.…
Dans la nouvelle version, le blogueur ne parle plus de conflit commercial…
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Vendredi, 1 décembre 2006 à 9:34
Chère petite ville des Laurentides, je vous présente : internet.
Sérieusement j’ai rarement vu autant de temps perdus sur une cause aussi insignifiante, à Montréal des conflits entre proprios/locataires, il y en a des milliers et des milliers. Faut croire à Ste-Adèle c’est exceptionnel, et que personne ne comprend le principe d’internet.
Je ne vois même pas où est le grand débat sur la liberté d’expression, je croyais qu’après CHOI FM tout le monde avait compris qu’il y a une manière de dire les choses? Non? On a encore ce débat? Triste.
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Vendredi, 1 décembre 2006 à 10:22
@ Deric Caron
« Je ne vois même pas où est le grand débat sur la liberté d’expression, je croyais qu’après CHOI FM tout le monde avait compris qu’il y a une manière de dire les choses? »
Oui, il y a une manière de dire les choses et M. Bérard l’avait. Il a été poli, il a simplement posé des questions légitimes de la part d’un citoyen et il a quand même reçu une mise en demeure. C’est ça le problème.
En passant, bravo pour votre ton d’urbain méprisant. C’est très original !
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Vendredi, 1 décembre 2006 à 10:46
Qu’y avait-il de si compliqué à enlever les commentaires diffamatoires?
Quand même je vous trouve cute les régions… Tant d’innocence, en lisant ce « débat » j’ai l’impression d’assister au dépucelage par internet d’une contrée lointaine et primitive.
Ah oui, la liberté d’expression passe par un bail à Ste-Adèle, faudrait avertir l’ONU pour qu’elle tranche la question. Une mise en demeure c’est une condamnation à mort!
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Vendredi, 1 décembre 2006 à 12:52
« Qu’y avait-il de si compliqué à enlever les commentaires diffamatoires? »
Peut-être tout simplement parce qu’ils ne l’étaient pas ? Et tant qu’à y être, qu’est-ce qu’un propos diffamatoire ? Sur quels critères se base-t-on pour le définir ?
Et en repassant, change de ton, être méprisant de la sorte, ça fait tellement Montréalais que vue d’ici, ça en est comique !
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Vendredi, 1 décembre 2006 à 13:01
Henri, j’aurais bien aimé qu’il y ait un qualificatif à côté de Montréalais, sinon ça m’inclut et je trouve ça… méprisant ou même diffamatoire.
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Vendredi, 1 décembre 2006 à 14:01
« Et tant qu’à y être, qu’est-ce qu’un propos diffamatoire ? »
Aucune idée, mais ça l’air d’avoir froissé cette caricature d’habitant qui vous sert de maire. Je comprends l’intérêt de déchirer sa chemise au nom de la liberté d’expression, mais je vois pas l’intérêt de s’énerver sur des personnes qui clairement ne comprennent rien à ce réseau de tubes qu’est l’internet, c’est juste une question de gros bon sens. On va quand même pas faire un débat à chaque fois qu’un habitant découvre internet.
« Et en repassant, change de ton »
J’attends ma mise en demeure, tu es donc bien coincé pour un héro de la liberté d’expression… et je fais juste m’exprimer, en vous disant que vous êtes ridicule les habitants, mais vous êtes cute pareil…
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Vendredi, 1 décembre 2006 à 14:17
Désolé Sylvain,
Je vais nuancer mon propos. Et il est vrai qu’il y a des Montréalais plus intelligent que d’autres.
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Vendredi, 1 décembre 2006 à 14:52
J’aime mieux l’expression «cul-terreux », plus imagée.
Une habitante de Sainte-Adèle
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Vendredi, 1 décembre 2006 à 17:33
Je suis un fidèle de « plouc », j’ai toujours trouvé un côté mélodieux à ce mot, en plus un plouc représente aussi une personne fruste, ce qui s’applique à l’ensemble des intervenants de l’histoire, cul-terreux ou pas.
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Vendredi, 1 décembre 2006 à 23:19
Sérieusement j’ai rarement vu autant de temps perdus sur une cause aussi insignifiante, à Montréal des conflits entre proprios/locataires, il y en a des milliers et des milliers.
Une cause insignifiante ???
Monsieur, vous parlez à travers votre chapeau. Oui il y a, entre autre, conflit entre propio/locataire daqns ce dossier, mais c’est un petit détail de l’histoire. C’est la surface.
Connaissez-vous la Rollandgate ? Lisez ce billet… et revenez nous répéter que c’est uniquement un conflit proprios/locataires!!!
M. Martel, êtes-vous né à Montréal ?
Henri a raison, M. Caron est hyper fendant. Il y a des exceptions bien sûr mais habituellement, ce comportement est typiquement montréalais d’origine… ou parisien.
T’sé le genre de « touriste » qui dans un restaurant « régional » dit… Ah, à Montréal on fait pas ça comme ça.
Il est vraiment fendant votre lecteur M. Martel. Ne le censurez pas et ne lui envoyez pas de mise en demeure. Laissez-le écrire. Il nous prouvera j’en suis sûr, qu’il n’est qu’un provocateur à la recherche d’un ami.
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Vendredi, 1 décembre 2006 à 23:26
Né à Montréal, 20 quelques années de banlieue pour revenir à Montréal il y’a une dizaine d’années.
Mais mon commentaire n’étais pas sérieux, je n’étais pas offensé du tout.
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Samedi, 2 décembre 2006 à 13:41
Je trouvais ça drôle aussi qu’aucun troll n’avait trouvé jusqu’ici résidence chez le Gros BS.
Ben en voilà enfin un! C’est un beau spécimen en plus : dégoulinant de mépris, baveux à souhait, provocateur et ignare de surcroît. Conserve-le précieusement, Sylvain. Il ne s’en fait presque plus, des modèles comme celui-là.
Ça me rappelle les trolls des belles années de pssst.qc.ca.
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Dimanche, 3 décembre 2006 à 2:21
« Connaissez-vous la Rollandgate ? Lisez ce billet… et revenez nous répéter que c’est uniquement un conflit proprios/locataires!!! »
Ça reste juste un conflit de proprios/locataires, voici le résumé :
Les ploucs de St-Adèle décident de se créer un parc d’affaire à saveur technologique, parce que c’est la mode, les ploucs prennent une vieille usine et décide de la retaper à grands frais, parce que tu attires un plouc avec du miel. Quelque temps après les ploucs au bureau du maire s’aperçoit de l’erreur fondamentale : les ploucs sont pourris en technologie, et encore plus important, impossible de rentabiliser l’affaire, une usine de papier c’est trop grand, impossible à chauffer, etc. Prévoyant l’impact désastreux de toute l’histoire sur les finances de la ville, les ploucs du maire de St-Adèle transfèrent le tout dans une société privé avec ordre de liquider le tout, en commençant par laisser la bâtisse se délabrer jusqu’à ce que tous les locataires ploucs disparaissent.
Ça arrivent constamment ça, presque la totalité des projets d’urbanisme de la ville de Montréal commence comme ça. C’est juste une question de gros bon sens. Là où le RollandGate devient ridicule, c’est la suite :
Les ploucs locataires deviennent frustrés, ce qui est normal, ils sont ploucs et ont les avaient attirés avec du miel, ils commencent à donner des entrevues, accusation de fraude, de mauvaise gestion ( normal jusqu’ici ), et les ploucs du bureau du maire n’y comprenant rien à cet « internet » décide de répondre par des mises en demeure ( wtf ) dans le but d’étouffer l’affaire, et les ploucs locataires et les journalistes décident de déchirer leur chemise, parce que naturellement c’est la fin du monde une mise en demeure, et les ploucs ce chamaille et moi je les observe dans toute leur innocence et je ris.
C’est ça le « RollandGate » un simple conflit entre ploucs qui d’un bord ne comprennent rien à la technologie, et de l’autre ne comprenne rien aux affaires. Un conflit de proprios/locataires typique. Ça serait beaucoup plus facile si les journalistes/blogueurs n’étaient pas des ploucs eux-mêmes, ils verraient facilement la fatalité de toute l’entreprise, à la place il déchire leur chemise sur un projet mort né. La solution est fort simple pour les ploucs de St-Adèle, ce débarasser des ploucs au bureau du maire et à la Rolland, parce que ça va leur coûter la peau des fesses tout ça, ils pourraient aussi chercher des gens qui ne sont pas ploucs pour les informer, mais où trouver une personne de mon calibre dans une contrée de plouc?
Cela dit, je les trouve cutes pareil les habitants. Franchement ici c’est supposé laisser la place au gros bon sens, alors je ne vois pas où mon intervention est déplacé ou trollienne, les ploucs de St-Adèle ont justement besoin de gros bon sens dans cette affaire s’ils veulent limiter les dégâts pour leur portefeuille.
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