nov 29

imae.jpgSelon Nathalie Colard, se fiant sur une étude de statistique Canada reconnaissant les devoirs comme une source de stress familial, les devoirs devraient être abolis au moins jusqu’en 6e année.

Moi j’en ai une source de stress aussi, c’est cette foutue tendance à privilégier la facilité.

« (…) des recherches démontrent que l’enfant qui performe bien à l’école ne retirera pas grand-chose de la période de devoirs. Celui qui éprouve des difficultés, qui évolue dans un milieu défavorisé, ou dont les parents ne sont pas en mesure de l’aider risque pour sa part de ne pas faire ses devoirs ou alors de mal les faire. Dans les deux cas, l’exercice s’avère inutile. »

Inutile parce que les bolles n’apprennent rien et les poches en arrachent. Si on applique cette philosophie d’un bout à l’autre, on aura vite fait de transformer les écoles primaires en garderies. Comme de toute façon, les étudiants du secondaire ne savent pas très bien écrire, pourquoi ne pas éliminer le stress d’apprendre le français au primaire? Ils pourront l’apprendre plus tard, lorsque ça sera vraiment nécessaire.

J’ai travaillé dans une école primaire pendant un bout il y a quelques années. Entre le début des classes à 8h30 et la fin à 14h30, si on enlève le temps pour entrer, s’habiller ou se déshabiller avant et après chaque sortie ainsi que le temps des récréations et du diner, la période de temps réservé à des activités d’apprentissage y est très limitée et constamment interrompue. Si en plus on élimine les devoirs, le temps d’apprentissage par jour devient ridiculement court.

Lorsque j’étais à l’école primaire, les cours c’était au moins 2 heures de plus par jour et il y avait des devoirs tous les soirs. Vous savez quoi? Tout le monde a survécu, tout le monde est entré au secondaire et la très grande majorité en est ressortie avec un diplôme. Mais il faut dire qu’à cette époque, l’engouement pour la facilité, l’édulcoration de la réalité et l’enrobement sucré et capitonné des enfants n’était pas encore en vogue.

Ce n’est certainement pas à grand coup de facilité qu’on peut réussir à devenir quelque chose de solide.

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S.Martel


5 commentaires sur “Devoirs”

  1. 1. gaétan

    En effet la loi du moindre effort. Pour l’enfant …. et le parent.

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  2. 2. Carl

    Il semble qu’il veut abolir tout moment que les parents passaient avec leur jeune.

    De plus, je voudrais que la charge de devoir soit haussé, un peu au primaire, mais surtout au secondaire!

    Explication: Ayant une bonne capacité de mémorisation, dès la fin du primaire, je faisais de moins en moins mes devoirs…. Les profs s’en « foutaient ».
    Au secondaire, j’ai eu quelques devoirs en 1ere année, et de moins en moins par la suite….

    Secondaire 5 : J’ai tres tres tres peu ouvert mes livres a la maison (Je me rappelle meme pus si c’est arrivé). Pourtant mes notes étaient encore tres bonne.

    Avec de bonnes notes, particulierement dans les cours « Scientifique » (Math, physique, chimie) , je pris la décision d’aller en Science Pure.

    Ayoye!!!

    Ca faisait 6-7 ans que je faisais tres peu de devoir a la maison, et aucun étude. C’est là que j’ai compris ce que je n’avais pas appris au primaire et secondaire: Etre capable d’ouvrir ces livres à domicile.

    Résultat: Échec lamentale dans mes cours….

    Les nouvelles politiques gouvernamentales en matière produisent des enfants qui ne savent pas étudier, qui vont finir le secondaire avec aucun connaissance, car ils ne peuvent plus « doubler ».

    Est-ce que toutes ces soirées libres vont permettre de réunifier l’esprit de famille? Je doute tres fort, les jeunes ne vont que passer plus de temps devant la télévision, internet et les consoles de jeu.

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  3. 3. Mathieu

    Comme mon prof d’histoire de secondaire 4 nous disait au sujet de notre belle société: vivons heureux vivons niaiseux.

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  4. 4. Frédéric

    Dans cet article, on mélange tout et n’importe-quoi… Problèmes familiaux avec l’incapacité des parents à aider aux devoirs, on ajoute à cela la mauvaise organisation des activités scolaires, un je-m’enfoutisme général de la population envers l’effort versus l’abandon des devoirs. En bref, une belle macédoine. À mon avis, à vouloir tirer un peu partout, on rate sa cible et on avance à rien!

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  5. 5. S.Martel

    Ce texte ne traite pas de tout et surtout pas de n’importe quoi, il a bel et bien un seul propos: mon dédain pour cette tendance à privilégier la facilité.

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