J’aime le principe du discours présidentiel du State of the Union aux États-Unis. Le gars en charge vient dire au peuple et à ses dirigeants où on est et où on s’en va, en plein prime time, à toutes les chaînes de télé. Bien que le contenu et la procédure soient généralement prévisibles et artificiels, tout ce protocole rend la chose symbolique et lui confère une certaine importance.
J’aimerai ça que Jean Charest prenne les ondes de temps à autre, pas avec ses capsules publicitaires radiophoniques, mais de façon officielle et protocolaire, afin de nous dire ce qu’il fait et où il s’en va. Ça permettrait aussi d’entretenir le discours politique chez les citoyens. J’ai l’impression qu’au Québec, c’est rendu que moins t’en dis, mieux c’est.
Le parti Libéral monte sa cote de popularité ces jours-ci. Pourquoi? Qu’est-ce qu’ils ont fait, annoncé ou décidé, qui fait en sorte qu’ils sont plus appréciés de la population? Comment ça se fait que L’ADQ avec une quarantaine de députés ne fait pas plus de bruit qu’avec quatre? Pour une chef de parti acclamée, je trouve que Pauline Marois est presque toujours seule au bâton, ils sont où ces acclamateurs? Est-ce que le parti Vert existe vraiment ailleurs que sur les bulletins de vote? Parce que même lorsqu’un enjeu environnemental fait surface, on ne les entend jamais.
À grands coups de désintéressement et de dérision, nous avons placé nos dirigeants politiques dans des situations où ils n’osent plus décider, agir ou même s’exprimer. Il manque sérieusement de gens capables de prendre position, prendre des décisions et de les assumer. Pas assez de Jean Drapeau et beaucoup trop de Robert Bourassa: des gérants de convenances au lieu d’entrepreneurs. Pourquoi n’y a-t-il pas une ligne de candidats potentiels brillants et efficaces pour les postes de maire, de député, de premier ministre? Qu’est-ce qui rend les positions de pouvoir si peu attrayantes?
Le désintéressement et la dérision n’ont pas eu que des effets sur la classe politique. Tenir un discours politique, prendre position ou émettre son opinion, c’est également devenu tabou dans la population. Combien de fois au Québec avez-vous entendu des citoyens ne pas vouloir parler de politique «parce que ça fait de la chicane»? Ben oui, c’est justement à quoi ça sert de parler de politique et c’est très sain de le faire. Ça élimine le besoin de crisser une volée à votre voisin et ça aide à prendre en considération tout les points de vue. Ce n’est pas inutile et encore moins déplacé.
Fermer sa gueule et ruminer son mécontentement n’est pas une façon de progresser, ça paralyse la réflexion collective.


Mercredi, 30 janvier 2008 à 14:35
Combien de fois au Québec avez-vous entendu des citoyens ne pas vouloir parler de politique «parce que ça fait de la chicane»?
Oh que ça m’enrage cette philosophie-là! Et oui, ça paralyse la réflexion collective!
On conseille même dans les revues, les blogues, les journaux, les topos, alouette, de ne pas parler de politique lors de soupers de famille ou d’amis ou n’importe quel contexte où on est en interaction avec des gens sous le prétexte que ça pourrait « faire de la chicane ».
Ce qui « fait de la chicane » quant à moi, c’est de proférer de telles âneries!!!
Merci, je me sens moins seule
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Mercredi, 30 janvier 2008 à 16:29
et moi donc . je me sent moin seul !
C’est une mentalité de collonisé, de petit pain, et une belle preuve de notre assimilation progressive.
c’est par la pollitique que passe tout le reste . les arts, la culture, l’existance d’un peuple est soumis aux circonstances politiques. Sans la politique, et donc une forme de représentation (une voix!) un peuple n’Existe pas. Le seul vecteur de non-assimilation qu’il nous reste, c’Est de s’affirmer, crier au monde que l’on existe. Et encore cela est soumis à l’existance politique d’un peuple. Ce que nous n’avont jamais eu…
cette mentalité de « cherche pas le trouble » c’Est le relant de notre soumission continuelle depuis 400 ans. d’abord aux roix (france , angleterre) et ensuite à l’église.
« excusez moi d’avance, les oreilles sensibles, pour ce qui vas suivre! »
C’est la mentalité « catholico-barbare de :
ferme ta geule,
baisse la tête,
reste à quatre patte,
dit merci pendant que l’on t’encule!!!
je sait que ca blesse,
je m’excuse , mais c’est vraiment ce que j’en pensse
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Mercredi, 30 janvier 2008 à 17:17
@ miox : Amen
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Mercredi, 30 janvier 2008 à 18:15
En effet plutôt que du discours solennel et protocolaire nos ministres se contentent de passer à infoman. Difficile dans ce cas de croire que l’on vit dans dans un grand pays. Les gens cesseront de prendre nos politiciens pour des clowns le jour où ceux-ci cesseront de faire les clowns.
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Mercredi, 30 janvier 2008 à 18:18
La susceptibilité est un sentiment généralement partagé, le seul consensus, en fait, s’il y en avait un à choisir pour bien nous représenter…
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Jeudi, 31 janvier 2008 à 20:55
Je trouve ça triste qu’en 2008, y’a encore des gens qui croient que les maux de la société québécoise s’expliquent encore et toujours par le fait que la France s’est fait crisser la volée par les Anglais sur les Plaines d’Abraham il y a 200 ans.
Ah, paresse intellectuelle quand tu nous tiens.
C’est ben plus facile de jeter le blâme sur Montcalm, Wolfe pis Lord Durham que de se regarder dans le miroir et de réaliser que nous n’avons que nous-mêmes à blâmer pour notre paresse, notre manque de solidarité sociale, notre cynisme, notre égoisme, notre désintérêt pour la chose politique, notre fascination pour Heath Ledger, Britney Spears et la rupture entre Stéphanie et Gabriel…
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Jeudi, 31 janvier 2008 à 21:18
C’est qui ça Stéphanie et Gabriel?
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Vendredi, 1 février 2008 à 20:08
Demande à ceux qui colportent les clichés fatigués de Gilles Proulx sur ton site… ils le savent sûrement.
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Samedi, 2 février 2008 à 19:39
À quand S.Martel comme député?
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Dimanche, 3 février 2008 à 19:31
Ça serait bon ça… Si ma mémoire est bonne, il pourrait se présenter aux prochaines élections contre Françoise David!
Je payerais cher pour assister à un débat entre ces deux-là!
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Mercredi, 6 février 2008 à 18:49
Un bilan de santé bien mauvais pour Mr. Couillard….
L’année qui s’est terminée nous laisse encore une fois avec un système de santé en piètre état. On peut déjà conclure qu’elle fut marquée par l’inaction du ministre de la santé qui a encore cette année laissé pourrir les problèmes…Bien pire : les projets qu’il a en tête pour les prochaines années devraient nous rendre très prudent à son endroit…
Le nouveau CHUM…
De quel cerveau a bien pu jaillir cette idée saugrenue d’un nouveau CHUM francophone? Il manque de ressources humaines et d’équipements dans les hôpitaux existants mais nous, nous allons investir dans le béton ?ll y a des chambres et des salles de libre dans tous les hôpitaux de Montréal, et cela par manque d’argent! Pourquoi alors prendre l’argent pour bâtir alors qu’on pourrait le prendre pour maximiser l’utilisation de ce que nous avons déjà?
De plus, si on en vient à croire l’idée absurde de son utilité, sa construction en plein centre-ville par-dessus un hôpital existant est carrément du délire! Le site d’Outremont permettait un déploiement progressif et l’ajout de la Faculté de Médecine de l’Université de Montréal rendait le projet plus prometteur…Mais non, notre ministre préfère les immenses défis avec ce qu’ils comportent inexorablement : des retards et dépassements de coûts….
La carte à puce…
500 millions selon les journaux pour ce développement. Donc après les dépassements de coûts 600 000 000$ ! (Et même plus selon Bernard Drainville…) Le salaire de 400 médecins pour 10 ans!Par ce système votre dossier médical sera sur votre carte que vous aurez avec vous. Ainsi lorsque vous rencontrerez un médecin moins compétent et que vous voudrez un second avis, ce deuxième médecin saura que vous avez vu le premier…Une dépression dans le passé, une MTS, tout se retrouvera exposé à des fuites potentielles. Les médecins qui le souhaitent peuvent je crois être déjà branché à l’hôpital de leur région par un système informatique et obtenir l’essentiel des tests et examens au dossier. Mais pour notre ministre c’est insuffisant et nous sommes tellement riches!
Les quotas de pratique…
Afin de contrôler les coûts reliés aux salaires des médecins, le ministère de la santé avait adopté un système logique et efficace : Les quotas. Chaque médecin avait le droit de pratiquer un maximum d’acte : au-delà de ce nombre le médecin n’était pas payé. Il y quelques années, ces quotas ont été abandonnés : le manque de médecins a alors servi à contrôler les coûts!La solution à notre pénurie de médecins est ici et c’est dommage de voir notre ministre de la santé refuser de s’ouvrir les yeux…Si, après avoir formé suffisamment de médecins, nous leur laissions l’autorisation de faire de la pratique privée APRÈS qu’ils ont terminé leur quota de médecine publique, nous règlerions une bonne partie du problème sans qu’ il n’en coute un sou au ministère!Et oui nous aurions une médecine à deux vitesses mais ce serait vite et plus vite au lieu de très lent! Les gens qui accepteraient de payer laisseraient ainsi une place de disponible dans le système public! On pourrait même envisager la location de nos salles de chirurgie lorsqu’elles sont inoccupées, obtenant ainsi des fonds pour le système public…
Mais malheureusement 2007 (comme 2006, 2005..) aura été une autre année d’immobilisme, notre ministre de la santé regardant la lente agonie du ministère dont il a la charge…A-t-il oublié qu’un médecin ça soigne?…
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