jan 11

L’épidémiologiste allemand et président de la commission de la santé du Conseil de l’Europe, le docteur Wolfgang Wodarg, pense que la sévérité du risque du virus de la grippe AH1N1 a été délibérément exagérée par les compagnies pharmaceutiques, dans une stratégie de quête de profit.

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Le Conseil d’Europe a même ouvert une enquête sur ces allégations. Ça fait changement du discours d’épouvante mur-à-mur d’avant les fêtes…

S.Martel
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nov 11

Désolé d’en ajouter encore, mais comme cette grippe met en relief l’énormité de l’ignorance, la panique et la désinformation environnante, elle est source intarissable de sujets juteux. Et puis de toute façon, cette grippe a occulté les autres préoccupations de l’actualité québécoise: même l’ADQ râle!

La dernière démonstration d’ignorance et de panique nous vient de Sébastien Le Neindre, qui a tenté en vain d’appeler Info Santé pour se faire lire la brochure d’information sur le H1N1 que tout le monde a reçue, qui est également disponible sur Internet et qui est d’une clarté et  d’une précision exemplaire. Il dit que c’est pire que d’appeler un poste de radio. De toute évidence, c’est plus simple d’appeler un quotidien.

Je trouve cette histoire un peu bizarre parce qu’en même temps qu’il ne rejoignait pas le service, chez moi, on l’a rejoint du premier coup. Ok, on a attendu 35 minutes avant que quelqu’un nous réponde, mais ça nous a sauvé un voyage à l’urgence pour une infection à l’oeil qui avait simplement besoin de compresses d’eau chaude.

C’est simple de se faire une idée de pourquoi ils sont débordés dans ce service: c’est à cause de plein de gens qui appellent pour rien parce qu’ils ne sont pas encore capables de comprendre que ça ne change rien si vous avez LA grippe ou une autre grippe: vous n’avez pas de complications, alors vous prenez des Tylenol et vous restez couché. Mais bon, personne ne va prendre le blâme de ne pas s’être informer adéquatement et de paniquer pour rien. De toute évidence, c’est le service qui ne fonctionne pas bien.

Ah oui, la désinformation maintenant. Ce n’est pas nécessairement un exemple de désinformation, autant qu’un exemple de distorsion. C’est la somme de ces détails insidieux, qui devient de la désinformation.

Quatre nouveaux décès du H1N1 au Québec! (c’est ici que vous sortez en courant de chez vous, hurlant votre désarroi, masque sur le nez et armées d’un vaporisateur de Purell). Des personnes, précise-t-on, qui sont atteintes de conditions sous-jacentes. Peu importe, ils portent à 14 le nombre de personnes ayant succombé au virus depuis le début de la deuxième vague de la pandémie. Donc, la condition sous-jacente, sans aucune précision sur son importance ou son incidence, est complètement écartée. Le coupable c’est uniquement le méchant virus de la grippe.

C’est un peu comme si on blâmait la vitesse pour avoir causé l’accident d’un automobiliste qui roulait à sens inverse sur une autoroute. À quand un vaccin qui favoriserait la réflexion?

S.Martel
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oct 26

Je bloguerai léger cette semaine. Tout simplement parce que la question de la vaccination contre la grippe AH1N1 est réglée chez nous: plus besoin, on la combat à la régulière.

C’est samedi matin que je m’en suis rendu compte: fatigue, mal aux membres, étourdissements, fièvre. Un 36 heures de lit, parsemé de petites pauses alimentaires. Le corps humain est une superbe machine lorsqu’il se bat contre une infection, l’inutile au combat se ferme, tout naturellement. Dès dimanche j’ai été plus en mesure de faire quelques activités et aujourd’hui, les symptômes ont changé, la toux et les maux de tête sont plus présents, mais les maux aux muscles, les étourdissements et les poussées de fièvre ont presque disparu. Conclusion partielle de mon expérience: c’est la grippe, la vraie, tout simplement.

Bien entendu j’ai plongé dans le Guide d’autosoins afin de revérifier quoi faire (le lit, de l’eau, de l’acétaminophène), de prendre une décision si on partait pour l’hôpital ou non (vraiment pas). C’est alors qu’une chose m’a frappé : la différence de ton. Dans le guide, on expose les faits de façon posée, sans alarme, sans paranoïa alors que partout ailleurs c’est la folie totale. Des bulletins aux 15 minutes à RDI, des députés qui se font piquer devant les caméras, des vox-pop à en avoir la nausée, le suivi en temps presque réel de l’arrivée des doses de vaccins par région, etc. De mon point de vue d’infecté, bien assis dans mon sofa, c’est complètement ridicule.

Par exemple, une manchette ce matin qui disait: La grippe AH1N1 cause une première émeute. C’est arrivé en France suite à l’annulation d’un match entre l’Olympique de Marseille et le Paris-St-Germain parce que trop de joueurs sont malades. Les partisans sont descendus régler ça dans la rue à coups de poing sur la gueule. Or n’importe quel amateur de football vous dira qu’entre ces deux équipes, c’est presque la norme de se taper sur la gueule avant ou après les matchs.

Aussi, on ne cesse de marteler l’histoire de la fillette ontarienne qui est décédée en fin de semaine, en prenant soin de souligner que ce genre de complication arrive aussi avec la grippe ordinaire. Alors soit que dorénavant on couvre toutes les morts de l’influenza, peu importe la souche, soit qu’on assume qu’on joue la carte du sensationnalisme.

Vraiment, je comprends que certains gens te regardent croche quand tu t’étouffes en avalant quelque chose de travers, ils sont nourris à une paranoïa médiatique stéréoïdée. Un «à Montréal c’est toute des fous» suite à la nouvelle d’un meurtre crapuleux, fois cent. Aussi irréfléchi, aussi exagéré.

S.Martel
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oct 20

vaccinSemble-t-il que dans cette foutue opinion publique sans nuance, si on décide passer outre le vaccin contre la grippe AH1N1, on tombe dans cette catégorie d’hurluberlus qui remettent en cause la véridicité scientifique et qui sont contre la vaccination en général.

Je ne suis pas ce genre d’inconscient et pourtant, je ne me ferai pas vacciner. Essentiellement pour deux raisons. La première, c’est que je ne suis pas dans les clientèles dites «à risque» et que si jamais j’attrape le virus, je ferai exactement ce qu’il faut faire, c’est à dire rien, ce qui inclus ne pas sortir de chez moi ou même du lit.

La deuxième raison c’est que j’ai plutôt confiance en la science et au processus qui nous permettent, comme citoyen d’un pays occidental, riche et technologiquement avancé, d’écarter les risques liés à l’usage de cette science, notamment au niveau médical, par de nombreux tests, études, validations et une homologation.

Or, le vaccin qu’on nous offre sera homologué dans les jours qui suivent, bien qu’il ait déjà été commandé et même livré en partie. Une homologation plus rapide et efficace que bien d’autres substances importantes dans le traitement de maladies graves et mortelles. Un vaccin déjà acheté par le gouvernement, dont la forte demande et l’unicité catalyse sa rareté, aurait-il pu échouer à l’homologation de ce dernier? Jamais.

A-t-on coupé les coins ronds? Je n’en sais rien, mais il y a une apparence que ça soit possible. Le processus est peut-être tout à fait immaculé et conforme, mais selon moi, comme dans les dossiers d’éthique et de corruption, l’apparence sème un doute bien assez grand pour engendrer une méfiance qui selon mon appréciation, pèse plus lourd que le risque ou ses conséquences.

S.Martel
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sept 03

AH1N1J’ai comme une impression de déjà-vu avec toutes ces mesures et plans d’urgence pour la grippe H1N1. On dirait le bogue de l’an deux mille, prise deux. C’est exactement le même modèle: beaucoup de paranoïa, généreusement appuyée par des gens ayant un intérêt pécuniaire à le faire.

Au lieu que ce soit les dirigeants d’entreprises qui ne prennent pas de chance et donnent beaucoup d’argent à des chasseurs d’opportunités pour se protéger d’une assez incertaine possibilité, ce sont les dirigeants politiques qui plient à la pression, de peur d’être pointés du doigt si jamais il venait à y avoir un problème plus répandu que la dernière fois.

Après tout, ils ont le beau jeu: s’il y a un problème, ils auront été prêts, s’il n’en a pas ils nous serviront le «mieux vaut prévenir que guérir» et dans quelques mois plus personne ne parlera de ces centaines de millions de dollars offerts aux conglomérats pharmaceutiques.

Je me dis que si c’était vraiment probable et si grave qu’on le laisse entendre, le vaccin à venir ne serait pas suggéré, mais obligatoire.

S.Martel
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