Ces jours-ci, Peter Trent, le maire de Westmount et représentant des villes reconstituées de l’ile de Montréal, se promène de tribune en tribune pour rouspéter contre le budget Tremblay et réclamer une plus grande participation des municipalités périphériques dans le financement du transport en commun de la Ville de Montréal.
Lorsqu’on va voir du côté de ces municipalités, le discours est bien différent. C’est le cas de St-Mathias-sur-Richelieu, une petite municipalité d’un peu plus de 4 500 habitants sur les rives du bassin de Chambly. En 2008, la municipalité de St-Mathias a refusé de payer la facture du déficit du métro envoyé par l’AMT aux villes membres de la CMM. Quand on met dans la balance les coûts et les services de telles municipalités, on comprend pourquoi ils ont l’impression de ne pas en avoir pour leur argent.
À St-Mathias, la Quote-part que la municipalité a dû verser à l’AMT en 2009 montait à tout près de 47 000 $. S’ajoute également dans le budget de transport en commun de cette municipalité, un peu plus de 30 000 $ en participation à la CIT Chambly-Richelieu-Carigan qui s’occupe du service d’autobus de cette région.
Or qu’est-ce que les habitants de St-Mathias reçoivent comme service de transport en commun pour leurs 77 000 $ ? Les jours de semaine, un seul voyage vers Montréal en matinée suivi d’un seul retour en début de soirée ainsi que deux voyages vers le métro Longueuil en matinée (les deux avant 7h00!) suivi d’un seul retour vers St-Mathias en fin de journée. Aucun service la fin de semaine. N’oubliez pas que ce sont des trajets à 7,50 $ qui n’incluent pas un transfert dans le système de métro de Montréal.
Le maire Trent a du chemin à faire pour convaincre les gens des municipalités dont le rapport qualité/prix ressemble à celui de St-Mathias-sur-Richelieu de faire un effort financier plus grand pour le système de transport en commun. Avec de tels coûts et si peu de service, il n’est vraiment pas surprenant que l’automobile y règne encore.




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