août 24

Je ne forge pas mes opinions par rapport à une doctrine, un positionnement ou un mouvement. Je préfère garder pleinement ma capacité d’analyse, de décision et de critique sur tout sujet ou situation. Adopter des idées en bloc, ça me semble la meilleure façon de s’en faire passer des moins bonnes. Des bonnes idées, il y en a partout, même chez nos adversaires.

Depuis plusieurs années au Québec, une certaine tranche de la population adopte des tendances naïvement inspirées du libertarisme. On prône le «vivre et laisser vivre» à tous les vents et sans retenue et surtout: sans réflexion. Ces pseudolibertaires voient dans ces doctrines, des concepts attrayants: la liberté à tout prix, sans aucune contrainte. On peut faire ce que l’on veut, quand on veut, comment l’on veut, sans jamais craindre de causer tord à autrui. C’est une interprétation biaisée par l’ignorance.

Ces pseudolibertaires québécois me font penser à certains jeunes anarchistes, tout aussi naïfs, de la fin des années 80 qui ne voulaient plus aucune structure. Ah oui? Et tu va la prendre où ton eau potable mon beau? Et qui va ramasser ta merde? Il ne pensent pas au delà de leurs propres profits et avantages. La vie en société demande une certaine charpente de base et plus on capitalise sur l’individu, plus cet individu se doit de posséder les bons outils afin d’assurer un bon fonctionnement pour tous et chacun.

Pour compter sur la responsabilisation des individus dans l’établissement des règles de conduite collectives, ces individus doivent être dotés d’une certaine capacité de raisonnement, d’un grand respect mutuel et surtout d’un grand sens des responsabilités. Je crois qu’au Québec, nous n’avons ni le respect mutuel, ni le jugement nécessaire pour convoiter ce genre de doctrine. Les idées libertaires deviennent plutôt des sauf-conduits vers l’éternelle adolescence, le refus de participation et de responsabilisation. L’alibi politique à sa propre paresse.

Dans un monde où l’éventail des idées est de plus en plus vaste, chacun doit jongler avec la bêtise de ses propres alliés. Le libertarisme a mathématiquement besoin de cette base de bêtise de la même façon que le mouvement indépendantiste a mathématiquement besoin de sa base folklorique intransigeante. Malheureusement, ce sont souvent ces éléments extrêmes qui façonnent le portrait général. La conséquence est le recentrage vers son propre nombril, contrecarrant la possibilité de considérer certaines avenues proposées par le voisin d’en face qui pourrait être des solutions fort utiles et appréciables.

Et tout ça, pendant qu’on se dit ouverts d’esprit…

S.Martel
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jan 26

L’attribut « sport », même si c’est souvent poussé, peut bien décrire une voiture, un vélo, des souliers ou un manteau puisqu’il est possible que l’article serve effectivement dans le cadre d’une activité sportive.

À la limite, certains appareils électroniques comme une caméra ou un baladeur peuvent aussi tomber sous cette pirouette marketing jouant de l’étiquetage sans trop soulever d’illogisme ou de soupçons d’excès.

Mais une laveuse?!

S.Martel
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déc 22

Un lecteur m’a fait part de cet article de la Presse sur le crédit. Il semble qu’il faille encore expliquer aux gens que ça n’est pas une bonne idée de mettre 20 000$ sur sa Master Card quand on en fait 17 000$ par année…

Mais là où on prend vraiment les gens pour des innocents, c’est dans ce passage:

Pour les acheteurs impulsifs qui craignent de s’endetter, garder la carte à un endroit difficile d’accès, comme un bloc de glace au fond du congélateur, permet de résister à la tentation.

Premièrement, si vous êtes un acheteur impulsif, une carte de crédit, c’est une super mauvaise idée d’en avoir une (tout comme vous promener chez Canadian Tire, Dollarama ou Jean-Coutu). Mais proposer de ranger sa carte de crédit dans un bloc de glace? C’est quoi cette suggestion ridicule? De la glace, ça fond assez vite sous l’eau chaude ou dans un micro-ondes…

C’est comme si un alcoolique s’achetait une caisse de 24, la cadenassait et mettait la clé pas trop loin. C’est tenter la dépendance d’une façon complètement irresponsable et de le suggérer, c’est prendre les lecteurs de la Presse pour des demeurés.

S.Martel
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déc 17

Il y a des gens qui ne devraient pas avoir le droit de se reproduire. Comme Heath Campbell, du New Jersey, qui a un fils de trois ans qui se nomme Adolf Hitler Campbell.

Campbell s’est vu refusé une décoration personnalisée de gâteau d’anniversaire par une chaîne locale de supermarché. Heureusement pour lui, la chaîne Wal-Mart, toujours soucieuse de plaire aux clients, a accepté de le faire. Il y a deux ans, cet attardé voulait un gâteau de fête en forme de swastika et une de ses filles se nomme JoyceLynn Aryan Nation Campbell.

Campbell dit que son fils se nomme ainsi afin qu’il soit le seul au monde à porter ce nom, de plus, il demande aux gens d’être un peu plus tolérants à l’égard de son choix. Euh, c’est parce que la tolérance, tu l’écrases avec ton ridicule manège!

C’est un peu paradoxal comme commentaire, mais si au moins le gars était un militant « hardcore » de la suprématie blanche. Même pas. Il dit avoir été élevé dans un esprit de ségrégation, mais qu’il n’élèvera pas ses enfants dans ces valeurs et que ça l’importe peu s’ils veulent fréquenter des gens de races différentes. Ce n’est même pas une affaire de principes, c’est juste de la bêtise et de l’ignorance.

Pauvres enfants: avoir à grandir dans un milieu aussi empreint d’ignorance et devoir en plus trimballer les divagations de ses parents.

S.Martel
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déc 10

Déclaration de Marcel Tremblay, responsable du déneigement de la Ville de Montréal et frère du bonhomme Carnaval qui tient le rôle de maire, à propos des chutes de neige d’hier:

Bien sûr, nous sommes déçus de la façon dont les choses se sont déroulées… Mais c’est une situation très particulière.

De la neige, à la mi-décembre, au Québec: une situation très particulière? Faudrait peut-être penser à lui mentionner que ça s’est déjà vu… presque tous les ans!

Comment ça se peut que des cornichons soient responsables de départements où leur manque de jugeote peut carrément paralyser la ville?

S.Martel
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