Je ne forge pas mes opinions par rapport à une doctrine, un positionnement ou un mouvement. Je préfère garder pleinement ma capacité d’analyse, de décision et de critique sur tout sujet ou situation. Adopter des idées en bloc, ça me semble la meilleure façon de s’en faire passer des moins bonnes. Des bonnes idées, il y en a partout, même chez nos adversaires.
Depuis plusieurs années au Québec, une certaine tranche de la population adopte des tendances naïvement inspirées du libertarisme. On prône le «vivre et laisser vivre» à tous les vents et sans retenue et surtout: sans réflexion. Ces pseudolibertaires voient dans ces doctrines, des concepts attrayants: la liberté à tout prix, sans aucune contrainte. On peut faire ce que l’on veut, quand on veut, comment l’on veut, sans jamais craindre de causer tord à autrui. C’est une interprétation biaisée par l’ignorance.
Ces pseudolibertaires québécois me font penser à certains jeunes anarchistes, tout aussi naïfs, de la fin des années 80 qui ne voulaient plus aucune structure. Ah oui? Et tu va la prendre où ton eau potable mon beau? Et qui va ramasser ta merde? Il ne pensent pas au delà de leurs propres profits et avantages. La vie en société demande une certaine charpente de base et plus on capitalise sur l’individu, plus cet individu se doit de posséder les bons outils afin d’assurer un bon fonctionnement pour tous et chacun.
Pour compter sur la responsabilisation des individus dans l’établissement des règles de conduite collectives, ces individus doivent être dotés d’une certaine capacité de raisonnement, d’un grand respect mutuel et surtout d’un grand sens des responsabilités. Je crois qu’au Québec, nous n’avons ni le respect mutuel, ni le jugement nécessaire pour convoiter ce genre de doctrine. Les idées libertaires deviennent plutôt des sauf-conduits vers l’éternelle adolescence, le refus de participation et de responsabilisation. L’alibi politique à sa propre paresse.
Dans un monde où l’éventail des idées est de plus en plus vaste, chacun doit jongler avec la bêtise de ses propres alliés. Le libertarisme a mathématiquement besoin de cette base de bêtise de la même façon que le mouvement indépendantiste a mathématiquement besoin de sa base folklorique intransigeante. Malheureusement, ce sont souvent ces éléments extrêmes qui façonnent le portrait général. La conséquence est le recentrage vers son propre nombril, contrecarrant la possibilité de considérer certaines avenues proposées par le voisin d’en face qui pourrait être des solutions fort utiles et appréciables.
Et tout ça, pendant qu’on se dit ouverts d’esprit…

L’attribut « sport », même si c’est souvent poussé, peut bien décrire une voiture, un vélo, des souliers ou un manteau puisqu’il est possible que l’article serve effectivement dans le cadre d’une activité sportive.
Déclaration de Marcel Tremblay, responsable du déneigement de la Ville de Montréal et frère du bonhomme Carnaval qui tient le rôle de maire, à propos des chutes de neige d’hier:
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