oct 13
J’ai fait mon devoir de bon citoyen ce matin sur la Rive-Sud en téléphonant au 911. Il m’est déjà arrivé quelques fois de faire appel au 911, mais jamais mon appel ne s’est terminé par une hausse de mon niveau d’inquiétude.
Il n’y avait pas vraiment d’urgence et n’étais pas du tout en danger: j’ai simplement signalé un quidam extrêmement louche qui poussait un Bixi sur le viaduc du boulevard Taschereau qui enjambe la route 112. Un peu trop loin d’une borne pour que cette personne soit un utilisateur légitime.
Je fais donc ma toute simple déclaration au type de la centrale d’urgence. Il me relance: « Pardonnez-moi, mais c’est quoi ça un Bixi? ». Étrange qu’avec tout le succès et l’exposition médiatique de ce service, il ne soit pas au courant. Mais bon, peut-être que le pont est plus grand que je pensais. Qu’il ne sache pas que le service de vélo libre-service de Montréal se nomme Bixi c’est une chose, mais l’opérateur a enchaîné avec une question qui m’a encore plus surpris: « le viaduc du boulevard Taschereau à l’angle de la 112 , c’est où ça? C’est dans le coin du boulevard Curé-Poirier, c’est ça?« .
On s’entend que ce n’est pas comme si je lui avais sorti le nom d’un cul-de-sac obscur, c’est le boulevard Taschereau, à Longueuil! Le gars qui répond aux appels du 911 sur la Rive-Sud a besoin de se faire préciser c’est où l’intersection de la route 112 et du boulevard Taschereau! C’est à se demander si on ne sous-traite pas le 911 à une entreprise de Mumbai. Imaginez si ça avait été grave, si je n’avais pas pu continuer mon appel, c’est très inquiétant.
S.Martel
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juin 03

Premier accident de Bixi ce matin au coin de Berri et Ontario. La cycliste est blessée à la tête, elle saignait. Roberto Rocha, un journaliste de The Gazette circulait à quelques mètres derrière la femme au moment de l’accident. C’est lui qui a fait la photo ci-haut.
Dans l’article de Tristian Péloquin de La Presse, Rocha précise qu’«elle ne portait pas de casque». Une belle leçon pour ceux qui osent pédaler sans ce bout de plastique sur la tête, un exemple que ne manqueront pas de récupérer tous les disciples de Louis Garneau.
Et pourtant, sur la photo, il y a bien un casque à terre, juste à côté de la jeune fille. À moins que ce ne soit les pompiers qui en ont profité pour faire un peu de sensibilisation et la narguer avec un casque-exemple qu’ils traînent sur les lieux de tels accidents.
J’aimerai bien connaître les statistiques de gens qui sont blessés à la tête en vélo même s’ils portent un casque. J’ai l’impression que ce n’est pas sans raison qu’on n’en entend jamais parler: soit ils n’existent tout simplement pas, soit ils ne sont pas si concluants qu’on voudrait bien qu’ils soient.
S.Martel
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mai 22
Joseph Facal affirme que les Québécois, afin d’améliorer leur français, devraient se débarrasser des « kiki » et des « tutu » comme dans « Qui c’est qui a une diction trop appuyée ? » et « Tu veux tu te mêler de tes affaires ? ». Quand Facal cessera d’utiliser l’expression « faire du sens », il se permettra de donner des leçons de français. Même super bien prononcé, c’est un claque direct de l’anglais qui n’a aucun sens en français.
Réflexion après avoir vu le stand Bixi du Parc Laurier avec tous les espaces occupés par un vélo: Quand on ramène un Bixi à un stand et qu’il n’y a plus d’espace de libre, on fait quoi? On va au stand suivant j’imagine. Pas super pratique (je sais, je sais, ça commence, c’est en chantier et patati et patata). Malgré ses petits défauts, comme son prix trop élevé, l’intégration de ce mobilier urbain au paysage montréalais est une réussite totale, c’est réellement un chef d’oeuvre de design.
Un porte-parole de la Ville de Montréal, suite au sondage sur la sécurité des arrondissements, a affirmé à la radio de Radio-Canada qu’il fallait faire des efforts pour améliorer la perception de sécurité. Pas la sécurité comme telle, la perception seulement. Et si on faisait ça pour tout? Les économies seraient substantielles! Imaginez qu’on ne met pas 215 millions pour réparer le pont Champlain, mais simplement quelques centaines de milliers de dollars sur une campagne de promotion pour faire croire qu’il tient bon ce pont.
J’ai visionné l’émission de «Montre moi ce que je ne vois pas» du 24 juin prochain, dans laquelle je rencontre les cols-bleus. C’est très bien, je suis tout à fait à l’aise avec ce que ça donne. Dommage par contre que ce soit un format demi-heure. Il y a beaucoup de choses intéressantes qui sont passées sous le couperet du monteur.
S.Martel
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mai 12
Tout le monde n’en a que pour Bixi ces temps-ci. Surtout avec leurs histoires de faux blogueurs et de marketing viral.
Patrick Lagacé se demande si c’est éthique comme campagne, je ne sais pas. L’éthique semble quelque chose de plus en plus volatil et relatif à notre époque. D’autres l’ont fait pour vendre à peu près n’importe quoi, des espadrilles aux boissons énergisantes, et se sont fait traiter de génies. Alors pourquoi ceux qui mettent en marché le vélo public soulèvent des questions d’éthique?
En fait, je pense que Bixi n’a pas le choix d’y aller d’une campagne de marketing virale afin d’essayer de créer un engouement, une mode. C’est le gage de son succès et je m’avancerai même à dire que, pour l’instant, c’est son seul atout marqué.
Parce qu’au-delà du fait que ça soit cool d’être sur un de ces vélos, je ne vois pas l’avantage de payer 78$ par année et ensuite jusqu’à 6$ du 30 minutes d’utilisation alors que je peux m’acheter un vélo pour 100$ chez Canadian Tire. Un vélo que j’utiliserai à mon gré, à partir de chez moi, le temps que je veux et que je ne devrai pas laisser à un point de chute bien précis.
Je n’arrive pas à déterminer qui tire présentement avantage de l’utilisation du Bixi. Le cycliste occasionnel y perd au change et le cycliste fréquent doit, de toute évidence, posséder son propre vélo. Je pense que pour cette phase d’introduction, ça reste simplement un accessoire de mode pour gens soucieux de projeter une image verte, branchée et urbaine et peut-être, dans une certaine mesure, une attraction touristique. Faut dire qu’il a le look pour, au niveau design industriel, c’est un premier de classe ce Bixi.
S.Martel
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