fév 03

Loto-Québec se lance dans le jeu en ligne, une progression somme toute normale pour cette entreprise. Bien entendu, les représentants de l’insignifiante partie de la population pour qui ça peut représenter un problème sont systématiquement montés aux barricades. Comme si Molson devait se retenir de vendre de la bière dans les dépanneurs parce qu’une minorité d’individus n’arrivent pas à contrôler leur consommation ou que d’autres abrutis vont conduire en état d’ébriété avancée.

L’Opposition officielle a reproché au gouvernement Charest d’accroître l’offre de jeu. Sérieux? Je crois qu’il serait temps que ces gens-là se procurent un ordinateur et se trouvent un accès wifi. Peut-être qu’ils se rendraient compte que les frontières n’existent pratiquement pas sur Internet et que le site de Loto-Québec ne sera qu’une partie négligeable de l’offre actuelle qui compte plusieurs milliers de sites de jeu en ligne et casinos virtuels.

Le commentaire le plus éclairé que j’ai entendu sur cette annonce vient de Jean Lapointe, le sénateur en croisade contre le jeu compulsif et les loteries vidéo. Il a déclaré:

Moi, je pense que c’est la meilleure nouvelle que Loto-Québec a sortie depuis très longtemps. Ne vous faites pas d’illusions: ils jouent déjà en ligne sur des sites où ils se font voler. Loto-Québec ne les volera pas, je suis sûr de ça.

De son côté, le directeur de la santé publique de Montréal, le Dr Richard Lessard, a indiqué dans un communiqué être surpris par cette annonce qui n’a fait l’objet d’aucun débat public. Pour une fois que quelqu’un prend une décision sans s’en remettre à ce genre de manège interminable et suffoquant, on devrait s’en réjouir!

C’est simplement malheureux que ça soit sur une décision administrative, dans ce contexte en particulier et non pas pour un vrai projet de développement. Ces projets ont malheureusement tendance à faire la ligne devant les comités et tables de concertation.

S.Martel
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juil 30

Ce matin, j’étais au comptoir de service à la clientèle d’un commerçant et j’attendais mon tour derrière une fille qui venait y régler un embroglio de commande en ligne. Elle avait passé la même commande neuf fois, n’arrivant pas à comprendre les étapes de confirmation et reconfirmation du service d’achat en ligne.

Neuf fois! Il me semble qu’après trois, tu t’arrêtes et tu appelles le commerçant afin de régler ton affaire. Elle s’est retournée, afin de chercher un peu de compréhension envers les gens en ligne derrière elle qui avaient tout entendu et elle a déclaré: « En tout cas, j’ai ma leçon, je ne commande plus jamais rien sur Internet, je vais me déplacer. »

Je crois que la leçon c’est plutôt qu’elle ne devrait pas posséder de carte de crédit, n’étant vraisemblablement pas assez ferrée pour gérer les responsabilités qui vont avec. C’est vraiment désolant. Y’a des jours où on pense que les gens sont généralement de moins en moins bêtes et puis on se fait mettre la réalité contraire dans la face comme ça. Il ne manquera pas de clientèle aux Earl Jones en herbes.

S.Martel
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mai 28

twitterJe suis très perplexe envers l’enthousiasme de pseudo-experts en nouvelles technologies pour des nouvelles bébelles qui ne sont pas grand-chose d’autre que du réemballage à la mode de la saveur du mois.

Premièrement, des experts dans des choses tout à fait nouvelles et sans précédent, ça ne se peut tout simplement pas. Ça prend des connaissances, certes, mais aussi de l’expérience, un suivi et un certain recul avant d’être expert en une matière. Quand un nouveau truc existe depuis tout au plus un an, s’autodéclarer expert, c’est assez prétentieux pour ne pas être crédible.

De plus, le sans précédant est très souvent faux. En 2001 arrivait le iPod. Toute une révolution! On pouvait maintenant écouter sa musique en format numérique, partout. En fait, la révolution iPod avait déjà eu lieu vingt ans avant, avec le Walkman. Ce qu’apportait le iPod de nouveau, c’était la plus grande capacité d’emmagasinage et la possibilité d’éliminer le support physique de la musique. Mais à l’usage, ça n’était que du rebranding, un truc marketing, une mode, tout simplement aidé par 20 ans de progression technologique. L’équivalent de lire la Presse en ligne au lieu de sur le papier, à l’usage ça ne change rien, ça reste la lecture de textes d’un quotidien.

La saveur du mois ces temps-ci c’est Twitter. Encore là, des « experts » clament la révolution. Pourtant, Twitter ce n’est rien d’autre que le fil d’actualité de Facebook. Un « me too » simpliste, qui cherche peut-être à remplacer des outils de chat tout en laissant de côté l’aspect privé, celui là même que d’autres experts nous disent de protéger à tout prix. C’est la révolution du BBS, rebrandé, avec 20 ans d’avancement technologique qui réduit le temps de réponse à zéro et le nombre de participants à l’infini, tout simplement.

Là c’est sûr, je vais avoir des commentaires qui vont dire que non, ce n’est pas pareil, je ne connais rien, c’est pas le même usage, c’est pas la même chose. Alors pourquoi y’a-t-il tant de duplication d’informations? Si c’est tellement différent, pourquoi retrouvons-nous les mêmes clips de Sarah Boyle dans notre courriel, sur MSN, sur Facebook, les blogues et dans Twitter?

Après 2 semaines passées à observer ce qui se passe sur Twitter, je n’y vois pas grand autre chose qu’un chaos. Un Speaker’s Corner trop grand où tout le monde prend la parole en même temps. Un Publisac extrême, continuel et sans fond, un « 1-976-party line » du 21e siècle ou l’équivalent textuel de faxer au monde entier les dessins sans intérêt que l’on griffonne pendant que l’on parle au téléphone. Avant de crier à la révolution, il faudrait que les gens s’en servent pour quelque chose de productif et d’intelligent. Or pour l’instant, l’instantanéité et la quantité du contenu l’emportent sur sa pertinence et sa qualité. Where is the porn industry when you need it?

Selon moi, dans la grande sphère des communications en ligne, Twitter c’est la chaudière Costco de 5 kilos de Velveeta, alors qu’ailleurs, il est possible d’acheter du vrai bon fromage de lait cru certifié, en quantité raisonnable. Cela dit, la pertinence du médium se découvrira probablement en cours de route, lorsque les gens trouveront un usage détourné à cette chaudière de fromage. Pour calfeutrer leurs fenêtres par exemple?

La démocratisation du porte-voix c’est bien, mais lorsque tout le monde en a un, on ne comprend plus ce que les gens veulent dire.

S.Martel
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fév 17

smas

Il n’y a rien comme une analogie visuelle afin de se donner une bonne idée d’une statistique. So many a second fait exactement ça. Une très bonne façon d’illustrer le rythme effréné de la consommation mondiale. Vous pouvez même y créer votre propre statistique visuelle.

S.Martel
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