fév 05

La guerre des rives entre Laval et Longueuil au niveau des tarifs de l’accès du métro par abonnement mensuel se termine. Laval gagne son point et tout le monde y perd.

Car maintenant, ça prend une passe TRAM 3, plus chère, pour prendre le métro à Longueuil, comme à Laval. Une passe qui donne accès aux trains et autobus des banlieues, même si vous n’en avez pas besoin. C’est un peu comme si vous commandiez une frite dans un fast-food et qu’on n’acceptait que de vous la vendre en trio, avec boisson et hamburger. On parle ici de trajets de 2 ou 3 stations supplémentaires pour 40$ de plus par mois. D’un côté on fait de la pub afin d’encourager l’utilisation du transport en commun et de l’autre on pose des actions qui viennent démolir nos propres efforts. Ce n’est pas avec des décisions comme celle là et de telles impositions de coûts élevés qu’on va encourager l’utilisation du transport en commun. Surtout pas quand le service est saturé au point d’être presque inutilisable à certains endroits.

En fait, ce qui ressort de cette situation, c’est que dans une petite zone métropolitaine comme celle de Montréal, une seule société de transport c’est assez. Pas une trentaine sous le parapluie d’une agence comme c’est le cas actuellement. Une seule société avec une seule carte de tarifs. Qu’on y implante des zones tarifaires, c’est normal. Mais ces zones ne devraient pas être le résultat de négociations entre différentes sociétés sous la pression de différentes municipalités. C’est courir après l’inefficacité de s’imposer une telle structure administrative et la lourdeur qui vient avec.

Et pourquoi ne pourrait-on pas, dans le transport en commun, se fabriquer des forfaits personnalisables avec des possibilités d’achat de services beaucoup plus flexibles, un peu comme lorsqu’on contracte des services avec Bell et Vidéotron?

S.Martel
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