Je vais profiter de l‘exercice de contre-propagande sur la chasse aux phoques que madame Hervieux-Payette fera cette semaine pour titiller un peu mes amis animalistes qui nous offrent toujours une modération et une bienveillance exemplaires dans leurs commentaires si amusants.
Un argument qui revient souvent contre la chasse aux phoques, c’est que ça ne fait pas parti de la grande balance de la nature. De l’ordre naturel des choses. L’homme ayant recourt à des outils pour chasser, se donne un avantage contre-nature. Et si l’utilisation de ces outils, en plus de leur conception, c’était plutôt l’aboutissement d’une évolution formidablement efficace?
C’est le clip suivant qui m’a fait penser à ça. Des oiseaux, que l’on dit plus intelligents que la moyenne, se servent d’une brindille comme outils afin de chasser des larves. J’y voyais un certain parallèle avec l’akapik si calomnié.
Certains diront que la survie du chasseur ne dépend pas directement et immédiatement de sa chasse puisqu’il ne mange pas sur-le-champ sa proie comme le font ces oiseaux avec les larves. Et si c’était là aussi un signe d’une évolution particulièrement réussi d’avoir dispersé au travers de la population les différentes responsabilités de subsistance, géré par un système de partage et d’échange?
Pourquoi l’ordre naturel des choses devrait exclusivement considérer l’Homme dans un état sauvage et primitif, sans ses merveilleuses capacités intellectuelles et les siècles de progrès de sa civilisation? L’évolution est un jeu d’adaptation, je crois que s’il y a un ordre naturel qui régit tout cela, c’est normal qu’il s’adapte lui aussi au cheminement des espèces qu’il englobe, comme pour cet oiseau et sa brindille. L’Homme a su prendre conscience, apprendre, concevoir, inventer, se cultiver et réfléchir, avec ces progrès, l’ordre naturel doit avoir changé aussi.


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