jan 11

L’épidémiologiste allemand et président de la commission de la santé du Conseil de l’Europe, le docteur Wolfgang Wodarg, pense que la sévérité du risque du virus de la grippe AH1N1 a été délibérément exagérée par les compagnies pharmaceutiques, dans une stratégie de quête de profit.

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Le Conseil d’Europe a même ouvert une enquête sur ces allégations. Ça fait changement du discours d’épouvante mur-à-mur d’avant les fêtes…

S.Martel
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nov 05

vaccinJe nous comprends mal. Une semaine, les trois quarts de la population disent ne pas craindre la grippe et ne pas vouloir de vaccin contre, l’autre semaine on fait la ligne en pleine nuit, comme si l’on voulait acheter des billets de Céline, afin de le recevoir. Peur de la grippe? Il me semble qu’on a déjà été plus coriace que ça.

Je regarde se déballer cette paranoïa et je ne peux pas arrêter de me demander pourquoi ce coup-ci ça marche? Quel est l’ingrédient qui fait que, pour une menace relativement bénigne, les instances de santé publique ont réussi à chatouiller une corde sensible, peut-être même trop bien?

Comment se fait-il que les campagnes de peur contre le tabagisme ou l’imbécilité au volant n’ont jamais eu ce genre d’impact? Pourquoi les gens ne se garrochent-ils pas afin d’aller faire de l’exercice et acheter des aliments sains? Ce sont pourtant des outils de santé efficaces, face à des problèmes bien plus graves qu’une grippe.

Je m’explique très bien le cocktail de paranoïa, d’ignorance et de rumeurs qui nourris la folie ambiante, je ne comprends juste pas pourquoi maintenant, pourquoi face à ce problème en particulier.

S.Martel
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oct 29

C’est un faux scandale que cette histoire de cette mère de Blainville, racontée par le Journal de Montréal.

Elle est descendue en pleine nuit jusqu’à l’urgence de Ste-Justine parce son fils faisait de la fièvre. Après que sa fièvre soit retombée à force d’attendre, parce qu’il n’était pas un cas prioritaire, elle s’est faite retournée chez elle.

Elle est sortie complètement indignée:

«Je n’en revenais pas. Je n’ai pas de diagnostic ni de médicament. Je vais devoir trouver une clinique aujourd’hui», a soutenu la mère, en matinée, après que son fils ait dormi quelques heures.

Bon, premièrement, diagnostic de H1N1 ou pas, c’est une grippe bordel, ça prend du Tylenol et de l’eau, that’s it! Et ça prend du repos aussi, alors promener son fils sur un siège de salle d’attente pendant une nuit pour ensuite le faire dormir quelques heures et relancer le manège, c’est une très mauvaise idée.

Deuxièmement, on a tous reçu un guide qui explique clairement quoi faire. S’il n’y a pas de complication (de la fièvre pendant quelques heures, ce n’est pas une complication), vous restez chez vous. Aller contaminer des enfants qui sont déjà affaiblies par une véritable raison d’être dans une salle d’attente d’urgence, c’est une très mauvaise idée ça aussi. Et pour les gens qui n’arrivent pas à comprendre le texte clair et simple, il y a la ligne Info Santé, dont le numéro 811 ne peut-être plus «idiot proof».

Troisièmement, Quebecor devrait s’assoir à la table de négociation avec ses journalistes qui font un foutu bon boulot sur Ruefrontenac.com au lieu de participer à attiser la panique générale en publiant de telles sottises.

Cette mère devrait se faire facturer une bonne centaine de dollars pour avoir court-circuité le processus d’accès aux soins par pure paranoïa et ignorance. Les gens finissent toujours par comprendre quand l’argument vient de leurs poches.

S.Martel
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sept 03

AH1N1J’ai comme une impression de déjà-vu avec toutes ces mesures et plans d’urgence pour la grippe H1N1. On dirait le bogue de l’an deux mille, prise deux. C’est exactement le même modèle: beaucoup de paranoïa, généreusement appuyée par des gens ayant un intérêt pécuniaire à le faire.

Au lieu que ce soit les dirigeants d’entreprises qui ne prennent pas de chance et donnent beaucoup d’argent à des chasseurs d’opportunités pour se protéger d’une assez incertaine possibilité, ce sont les dirigeants politiques qui plient à la pression, de peur d’être pointés du doigt si jamais il venait à y avoir un problème plus répandu que la dernière fois.

Après tout, ils ont le beau jeu: s’il y a un problème, ils auront été prêts, s’il n’en a pas ils nous serviront le «mieux vaut prévenir que guérir» et dans quelques mois plus personne ne parlera de ces centaines de millions de dollars offerts aux conglomérats pharmaceutiques.

Je me dis que si c’était vraiment probable et si grave qu’on le laisse entendre, le vaccin à venir ne serait pas suggéré, mais obligatoire.

S.Martel
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fév 04

Diminution significative du nombre de blessés et de décès chez les piétons l’année passée par rapport aux années antérieures, mais il reste que les piétons sont surreprésentés dans le bilan global des décès liés à la circulation à Montréal.

Marie-Maude Denis a présenté son reportage ainsi au Téléjournal de 18h ce soir. Donc, la situation s’améliore, mais on va vous jouer de la paranoïa quand même. Elle ne s’est même pas demandé pourquoi les piétons étaient surreprésentés dans ce bilan global. C’est pourtant assez simple à comprendre: un piéton contre un véhicule dans un accident de circulation, ça ne fait pas poids et ça meurt plus souvent qu’un chauffeur. C’est bête comme ça.

Si ce n’est pas de la surenchère médiatique du drame d’hier, je me demande ce que c’est. Elle a quand même pris la peine de préciser, afin d’être vraiment certaine de nous considérer comme des demeurés, que « les accidents impliquant des piétons surviennent le plus souvent sur les artères principales de Montréal et aux intersections ». Autrement dit: là où il y a le plus de véhicules et de piétons!

Dans le même ordre on pourrait dire que le plus souvent, les prises de la pêche sportive au Québec se font dans l’eau et que la plupart des opérations pour les cataractes se font au niveau des yeux.

Tellement rien à dire et voulant à tout prix démontrer le désastre inexistant, mais prétendu inévitable, qui attend le piéton montréalais qu’elle a pris la peine de traverser avec un type, qu’elle a même choisit avec un problème de mobilité. À deux ou trois mètres du trottoir, la main rouge se met à clignoter. Le type déclare alors: « Voyez, elle est déjà changée et j’ai même pas fini de traverser »

Peut-être, mais lorsque la main clignote, ça veut dire de ne pas commencer à traverser, pas de ne pas finir de traverser! Autrement dit, même lui avec ses difficultés liées à son handicap arrive à traverser sans problème. Cette journaliste n’avait donc pas grand chose à raconter dans ce reportage. En fait, elle tenait peut-être quelque chose, mais elle n’a fait aucune mention que ces feux clignotant pour piétons ne sont plus en norme au Québec. La Ville de Montréal avait en effet jusqu’en 2008 pour remplacer le feu clignotant par un décompte de secondes.

On nous sert de soupe froide en nous faisant croire que c’est un gaspacho et nous, on en redemande.

S.Martel
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