mar 16

Photo: Patrick Sansfaçon, La PresseBelle manifestation de clowns hier à Montréal. Comment veux-tu être moins cohérent que de dénoncer la brutalité policière en leur lançant des briques? Ça manque de sérieux ce festival annuel de la victimisation.

Comment veux-tu être considéré comme un intervenant appréciable dans ce qui pourrait être une problématique sociale sérieuse à coups de cocktails Molotov et de bris de vitrines de magasins? Certains diront que c’est là le cas d’une infime minorité qui n’a pas nécessairement de rapports officiels avec les organisateurs de cette marche.

Peut-être, mais quand ça fait 10 années sur 15 qu’il y a de la casse qui découle de tes organisations de parades et que tu n’as pas encore réussi à régler le cas de cette minorité tout en persistant à organiser ton freak show: tu es responsable de cette casse.

Si j’étais un de ces commerçants affectés, je ne me gênerais pas pour poursuivre les organisateurs de la manifestation d’hier. En même temps, c’est difficile d’aller chercher compensation satisfaisante chez des individus qui n’ont rien à offrir et dont le gouvernement devra même prendre en charge les honoraires d’avocats.

Bien entendu, je suis tout à fait contre la brutalité policière, mais je ne crois pas que dans notre contexte, ça soit un problème si sérieux que certains de ces agitateurs voudraient le laisser entendre. D’ailleurs, j’ai parfois l’impression que dans le cas improbable où elle disparaîtrait complètement, les manifestants d’hier feraient tout afin d’y replonger les policiers. Sinon, ils n’auraient plus leur party annuel au mois de mars.

S.Martel
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fév 18

Rue Frontenac a récolté cette semaine les témoignages de policiers de la Ville de Montréal qui affirme que des supérieurs ont tenu des réunions pour transmettre à leurs patrouilleurs la demande de la Ville de distribuer davantage de contraventions.

Bien entendu, le responsable de la sécurité publique à la Ville de Montréal et maire de l’arrondissement Verdun, Claude Trudel, a répondu que c’était de la pure fabulation. Même si à la suite de cette «supposée» demande, le nombre de contraventions distribuées a augmenté de 46%. Les mêmes fabulations que la collusion dans l’industrie de la construction j’imagine.

Alfredo Munoz, lui-même ex-sergent du SPVM et président de l’entreprise SOS Ticket, confirme qu’il a eu des quotas de contraventions à distribuer dans sa carrière (18 contraventions par jour au moment où il a quitté les rangs du SPVM). Il se demande d’ailleurs pourquoi les unités de circulation ne font pas d’opération la nuit, le moment de la journée où la plupart des accidents mortels reliés aux excès de vitesse ont lieux.

Dans le même ordre d’idée, pourquoi une opération radar est toujours une embuscade si le but recherché est l’augmentation de sécurité routière? Ne serait-ce pas plus efficace d’être bien visible, de loin, afin que le plus de gens ralentissent? N’est-ce pas là exactement la stratégie derrière l’implantation de cinémomètres qu’on annonce bien clairement et d’avance? Ça serait bien moins payant, voilà pourquoi. «Si on voulait vraiment sauver des vies, on mettrait des radars aux endroits dangereux, pas aux endroits les plus passants» affirme monsieur Munoz. La Ville de Montréal a amassé plus de 135 millions de dollars en contraventions en 2008.

C’est la même chose du côté de la SQ. La plupart des accidents graves se produisent sur les routes secondaires, mais c’est à la sortie du pont Champlain qu’on fait l’énorme opération radar. Un endroit peu dangereux où l’excès de vitesse est de toute façon limité physiquement par la haute concentration de circulation, mais où le haut débit de voiture assure aussi une continuité dans l’apport de revenus tout au long de l’opération.

C’est pour ça aussi qu’on capitalise presque exclusivement sur la vitesse. C’est facile, ça demande peu de ressources et c’est rapide. Et comme l’omniprésent message de sécurité routière ne tient compte, lui aussi, que de cette variable, ça semble tout à fait normal et justifié. Donner des contraventions pour l’état mécanique des véhicules ou le comportement des conducteurs (conduite dangereuse), c’est plus long, plus complexe et beaucoup moins payant.

Je suis tout à fait pour la sécurité, difficile de prétendre le contraire, et j’en fais preuve chaque fois que je prends le volant, le vélo ou mes souliers. Mais cette sécurité doit être réel et non pas simplement un prétexte à taxer arbitrairement. Parce que quand on ignore volontairement les vrais problèmes pour se concentrer sur ce qui est payant, la sécurité en général, elle ne peut que diminuer. Et si les contraventions sont devenues une source de financement pour les villes et leurs services de police, n’auront-ils pas avantage à laisser les contrevenants continuer à contrevenir?

Ce qui pose un autre problème, d’un ordre juridique cette fois-ci. Lors d’une contestation de contravention en cour, le bénéfice du doute est accordé au policier puisqu’il n’a pas d’intérêt propre à défendre. Que la ville gagne ou non devant le citoyen qui conteste ne devrait avoir aucune incidence sur lui. Or, s’il doit remplir un certain quota de contravention, si ces contraventions servent par la bande à gagner sa vie, il a un intérêt personnel dans le dossier. Il n’a plus d’impartialité dans le dossier et le bénéfice du doute ne peut plus lui être octroyé systématiquement.

Le pire dans tous ces mensonges et détournements, c’est que je crois que les citoyens finiraient par accepter de se faire dire la vérité et le réel but de ces opérations. C’est un peu le principe de l’utilisateur-payeur: ceux qui ont besoin de la police pour les contrôler payent pour leurs salaires. Je crois même que ça aurait une vraie conséquence sur la pédale d’accélération de savoir que les policiers sont spécifiquement à la chasse au contrevenant afin de boucler leurs budgets et assurer leurs salaires.

S.Martel
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jan 11

La police a demandé à l’arrondissement du Plateau Mont-Royal d’installer une clôture afin de limiter l’accès au belvédère du chemin Camillien-Houde après 23h. On entend cette nouvelle et on pense qu’un représentant du SPVM a tout simplement contacté la mairie d’arrondissement afin de faire la demande. Après tout, il ne s’agit que d’une simple clôture, rien de bien délicat ou nouveau. Mais cette histoire se passe à Montréal, où rien ne pourra être simple s’il est possible de le compliquer.

Un représentant du poste de quartier 20 a fait la proposition dans le cadre de la dernière réunion de la Table de concertation du Mont-Royal où aucune décision n’a été prise et à la suite de laquelle un comité de réflexion a été créé pour étudier le projet. N’oubliez pas qu’on parle d’une clôture ici, pas d’un stade ou d’une autoroute!

Bref, s’il y a attroupement sur ce belvédère et que les policiers sont débordés quand ils tentent de faire sortir les gens passé 23h, la fin de semaine, la solution n’est certainement pas dans l’installation d’une horrible clôture sur un des lieux les plus charmants de Montréal.

Selon moi, la solution c’est de le laisser ouvert toute la nuit ce belvédère. Ce n’est pas comme si ça dérangeait le voisinage, il n’y a personne qui habite là. On veut vider le party là et après on se plaindra que le party est rendu ailleurs. Aussi bien l’encadrer et laisser les gens profiter d’un endroit fort plaisant.

Pour avoir déjà fait la fête dans des endroits tout à fait similaires en Espagne, en France et en Autriche, je trouve l’attitude européenne beaucoup plus appropriée dans des situations semblables. Souvent on laisse l’opportunité ouverte et on encadre, tout simplement. Par contre, c’est donnant donnant et les utilisateurs du lieu offrent à leur tour un respect et une bonne dose de bon sens.

Mais comment voulez-vous arriver à responsabiliser des citoyens à coups d’interdictions arbitraires soutenu par des clôtures?

S.Martel
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août 04

La famille Villanueva organise une marche samedi prochain pour Freddy, mort il y a un an. Le but avoué de la marche est de sensibiliser la population à l’abus de pouvoir et la brutalité policière, et plus particulièrement le profilage racial.

Et pourtant, ce que l’on sait à ce jour de cette histoire, selon l’enquête policière, c’est que ce jeune homme est mort après s’être violemment interposé dans la procédure d’arrestation de son frère.

Je trouve ça bizarre que cette famille, mais surtout les vautours qui leur tournent autour et se servent abondamment de leur deuil, ont insisté pendant des mois pour avoir une enquête qui leur permettrait de «connaître toute la vérité», mais qu’ils ont la certitude que cette vérité inclut l’abus de pouvoir, la brutalité policière et le profilage racial.

Comment peux-tu vouloir une enquête quand la seule conclusion envisageable et acceptable est déjà déterminée avant qu’elle commence?

Rien n’est aussi net qu’on le voudrait bien dans cette histoire, mais cette tendance des intervenants à mettre systématiquement hors de cause les jeunes hommes impliqués dans cette histoire et à rejeter complètement le blâme sur les policiers, me fait perdre une bonne partie de ma sympathie à leur cause.

S.Martel
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juil 28

Dans une enquête de Canöe sur le port d’écouteurs à vélo, Patrick Howe de Vélo-Québec affirme que la police ne se préoccupe que rarement de ces entraves au code de la sécurité routière. Nathalie Valois, de la police de Montréal, déclare à son tour:

On est étonné d’en voir autant. C’est vraiment frappant.

Moi aussi je suis étonné, mais ce qui m’étonne c’est que les policiers en voit autant, au point où c’est frappant, mais qu’ils ne réagissent que rarement.

Elle sert à quoi cet interdiction au conducteur d’un véhicule routier ou d’une bicyclette de porter un baladeur ou des écouteurs si on ne l’applique tout simplement pas? Remarquez que des écouteurs sur les oreilles ou la radio si forte que le troisième véhicule derrière en tremble, je ne vois pas vraiment la différence du point de vue sécurité, et pourtant, la radio dans le tapis est tout à fait légale.

On se fait rincer les oreilles et placarder mur à mur l’obsession de la vitesse dans la sécurité routière, mais là où il y a vraiment un danger potentiel, il ne se passe rien.

S.Martel
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