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danseuses2Vous avez surement entendu parlé de ce bar de danseuses de Pierrefonds qui s’est affiché comme présentant 12 danseuses: 10 belles, une grosse et une laide.

Je trouve ça astucieux et superbe de pouvoir jouer de l’honnêteté la plus crue comme ça. Mais ce genre de pirouette marketing sait décoiffer les bien-pensants et donne également une belle occasion à certains politiciens municipaux de se mettre un pied dans la bouche. Faut dire qu’ils ont probablement un certain malaise avec la juxtaposition des concepts de publicité et honnêteté.

C’est le cas de Helene Fotopoulos qui a déclaré au Journal de Montréal que « c’était de la publicité vulgaire » et elle a renchéri en disant « après grosse et laide, on va avoir quoi? Handicapée et noire… »

La propriétaire du Cabaret Bazaz, qui a su jouer de l’humour noir et monter une campagne tout aussi efficace que gratuite, n’a pas posé un geste vulgaire à mes yeux. C’est plutôt Fotopoulos qui l’est en mettant dans le même ordre d’idée des qualificatifs péjoratifs d’esthétisme avec une condition médicale et une race.

S.Martel
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