juil 09

Je déteste quand les petits fédéralistes de service comme Marcel Aubut profitent de leur business pour planter des épouvantails contre l’indépendance du Québec comme dans cet article.

Selon lui, une des raisons du retour possible des Nordiques à Québec serait la stabilité politique. Quel est le rapport? Si une franchise de la LNH est profitable à Québec, elle le sera tout autant, peu importe le statut ou la structure politique dans laquelle elle évolue. GM va encore vendre des autos dans une république du Québec, PFK va encore y vendre du poulet et Sobeys, des sacs à 5¢.

Un vrai businessman, et je crois bien que Marcel Aubut en est un, sait très bien que le contexte politique a très peu, sinon aucune véritable influence sur un marché potentiel, surtout lorsque que celui-ci est vendu d’avance comme dans le cas du hockey à Québec.

Mais en bon soldat, il répond aux ordres de ne jamais baisser la garde et de bien entretenir les mythes qui peuvent influencer la cruciale fraction de pourcentage de l’électorat qui se laisse facilement fourvoyer en ce sens.

Vous êtes tout simplement misérable.

S.Martel
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juin 17

Depuis qu’il est possible de signer sa carte d’assurance maladie pour indiquer qu’on accepte de donner ses organes, ma carte est signée. Plus récemment, lors d’une rédaction de testament, j’ai fait notarié ce don afin qu’à mon décès on puisse accélérer les prélèvements de mes organes en outrepassant la nécessité d’une autorisation d’un membre de ma famille (depuis 2006, la Chambre des notaires du Québec a rendu disponible au personnel médical pertinent, un registre de donneurs).

Dans le domaine du don d’organe, on fait une distinction entre les donneurs décédés et les donneurs vivants, ceux qui offrent, par exemple, un de leurs reins à une personne compatible. Je croyais bien que le don d’organe de la part de personnes décédées était devenu quelque chose d’assez courant. Si on m’avait demandé combien de personnes décédées ont donné leurs organes au Québec l’an dernier, j’aurais surement opté pour un nombre totalisant plusieurs milliers.

Je me suis donc frappé à une triste réalité lorsque j’ai su qu’en 2009, au Québec, il n’y a eu que 138 donneurs décédés. Même si on considère qu’un peu moins de 1,5 % des personnes décédés au Québec répondent aux exigences relatives aux donneurs d’organes, c’est bien peu. On calcule le taux de donneurs décédés dans une population par million d’habitants. Ce taux est de 17,6 au Québec ou 0.00176%, ce qui est légèrement supérieur à la moyenne canadienne de 14,5.

Je ne comprends tout simplement pas ces chiffres affreusement petits. Remarquez que, pour une fois, on n’est pas pire qu’ailleurs sur la terre: les meilleurs taux de pays européens sont dans le bas de la vingtaine de donneurs par million d’habitants, avec une exception marquée pour l’Espagne à plus d’une trentaine.

Pourquoi voudrait-on préserver l’intégrité de notre carcasse après notre propre mort? Surtout quand on sait que le don d’une seule personne décédée permet de sauver plusieurs vies, en moyenne trois par donneurs et un potentiel de huit. Au Québec, le taux de donneurs stagne. Alors qu’on semble vouloir de plus en plus ouvrir un débat sur l’euthanasie et le droit de mourir, je pense que celui du don d’organe devrait prendre une place tout aussi importante.

S.Martel
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avr 06

L’Assemblée législative du Dakota du Sud a passé une résolution mettant de côté tout le poids scientifique derrière la démonstration des dérèglements climatiques et du même coup, les inquiétudes face à ces dérèglements.

On y déclare que le réchauffement climatique noté par la communauté scientifique internationale n’est qu’une simple théorie, en prenant improprement le terme théorie comme un synonyme d’hypothèse.

On y mettra donc sur un même pied d’égalité, dans les programmes d’enseignement, le consensus scientifique mondial et le point de vue de quelques illuminés brasseurs de rumeurs. Un peu comme dans ces États où l’on met les phénomènes naturels et les fables religieuses sur un même pied.

Je lisais cette nouvelle et naturellement, ma première réaction fut de constater que certains de mes voisins nord-américains ne vivent pas dans le même siècle que moi. Je me considérais chanceux de ne pas vivre dans un État où le négationnisme était rendu institutionnalisé à ce point.

Malheureusement, j’avais tort. Le négationnisme est institutionnalisé chez nous aussi. Il n’a pas les mêmes vecteurs de prolifération, mais il est tout aussi présent et efficace. Des systèmes profonds et répandus de corruption, copinage, intimidation et collusion ont beau être mis au grand jour, le gouvernement ne veut pas enquêter publiquement. J’en suis presque à me demander qui est le plus rétrograde ces jours-ci: un créationniste Sud-Dakotien ou un libéral Québécois?

Et de son côté, la population n’est pas bien mieux puisqu’elle ferme les yeux sur cette gangrène qui l’étrille via son propre appareil gouvernemental par pure paresse intellectuelle envers la chose politique. L’engourdissement est si profond qu’on n’arrive même pas à s’en formaliser sérieusement.

S.Martel
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fév 10

Je trouve curieux le peu de virulence et la discrétion des sphères médiatique et politique canadienne face à la décision du conseil de bande de Kahnawake qui demande aux non-Mohawks de quitter la réserve.

Surtout parce que pour les mêmes principes de protection de la culture, le Québec s’est fait ramassé plus d’une fois. Il s’est fait traîné devant la Cour suprême, il s’est fait accusé de fascisme, de racisme et pour certains journalistes, commentateurs ou politiciens, il est devenu l’incarnation même de l’intolérance.

Pourtant, le Québec n’a fait qu’instaurer des règles tout à fait raisonnables d’affichage, de langue de travail et d’enseignement. On a toujours respecté les droits fondamentaux des minorités et jamais demandé à quiconque de quitter le territoire.

C’est vrai que les Mohawks ont déjà prouvé aux politiciens et aux médias qu’ils pouvaient devenir un enjeu international gênant, en plus de ne pas hésiter à prendre les armes pour défendre leur point de vue, alors que les Québécois ont plutôt tendance à s’écraser sans se plaindre.

S.Martel
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jan 07

Je ne connais pas ces animateurs de radio de Québec, je ne les ai jamais entendus avant. En fait, personne de mon entourage ne les connait. Alors même si c’est triste pour leurs familles qu’ils soient si bêtes, on semble vouloir nous faire croire que ce sont de grands leaders d’opinion parce que c’est plate dans l’actualité et qu’il n’y a rien d’autre à mettre en onde.

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source: Charles Messier

Sérieusement, j’ai rarement entendu pareil étalage d’ignorance et de fierté à porter des oeillères.

PS: Après avoir fait le tour, il semble que je soit en retard avec cette bourde radiophonique. Je vais mettre ça sur le dos du retour de vacances… ;)

S.Martel
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