avr 28

Certains parents de Drummondville, sous l’égide de la Coalition pour la Liberté en éducation, veulent aller jouer les victimes jusqu’en cour suprême pour permettre à leurs enfants d’être soustraits à une meilleure connaissance de ce que sont les religions.

Ils prétendent,  encore une fois,  que la liberté de conscience de leurs enfants est menacée par la connaissance des différents phénomènes religieux via le cour d’Éthique et de culture religieuse. Il doit effectivement être difficile pour des parents de perpétuer l’imposition d’affabulations farfelues à un enfant qui sait reconnaître les ficelles et leur contexte et qui a une vue d’ensemble sur le phénomène. Cependant, je ne crois pas que de limiter la connaissance au nom de l’imposition parentale d’une superstition soit un droit ou qu’elle soit même souhaitable dans notre société.

Elle est où la liberté de conscience de leurs enfants s’ils leur imposent des croyances, surtout lorsqu’ils le font en escamotant les possibilités de remise en question de leurs bidonnages?

Sylvain Lamontagne, le président ce lobby obscurantiste, affirme que « l’entêtement du gouvernement Charest oblige des parents à aller jusqu’en Cour suprême plutôt que de reconnaître le simple bon sens de la demande ». Je crois plutôt que l’entêtement vient de ces parents et de ce lobby à ne pas reconnaître le ridicule et l’illogisme de leurs positions en posant cette demande. C’est vrai que religion et logique font bien mauvais ménage.

Personne n’oblige ces gens à aller en Cour suprême. Ils ont tout à fait le droit d’aller y tester l’irrationalité de leur argumentation, mais de là à affirmer qu’on les pousse à le faire! Non, c’est selon leur volonté qu’ils y vont. Peut-être qu’ils pourraient déguiser ça en une certaine volonté divine afin d’être cohérents dans leurs excentricités.

S.Martel
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mar 10

Comme l’écrit si bien Yves Chartrand de Rue Frontenac, ce qui était acceptable mardi, ne l’était plus mercredi. Tony Tomassi, ministre de la Famille, a déclaré aujourd’hui que «dorénavant, la religion n’aura plus sa place dans les services de garde subventionnés par le gouvernement du Québec», exactement le contraire de ce qu’il a déclaré hier.

On s’entend qu’un ministre décoratif comme Tomassi ne fait pas « volte-face » en 24 heures. Il se fait tout simplement parler par ses boss.

S.Martel
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mar 18

garyGary Goodyear, le ministre fédéral de la Science et des Technologies, a refusé de donner son avis sur L’origine des espèces de Darwin au Globe and Mail, refusant ainsi de se prononcer sur un fait communément endossé par la communauté scientifique, soit l’Évolution.

Serait-il créationniste? En fait, tout semble le laisser paraître puisque la raison qu’il donne pour ne pas se prononcer, c’est qu’il est chrétien et qu’il n’est pas approprié pour lui de parler de sa religion:

I’m not going to answer that question. I am a Christian, and I don’t think anybody asking a question about my religion is appropriate.

Il renchérit même en ajoutant que ce qu’on ne voit pas sous le microscope peut quand même exister, on a juste pas de microscope assez puissant encore.

Et c’est cet énergumène qui est responsable de la recherche scientifique au Canada? Il n’y a pas juste au Patrimoine qu’on est mal pris.

S.Martel
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fév 26

nogod

Les athées sortent du garde-robe. Du 2 au 27 mars prochain, une dizaine d’autobus de la STM arboreront une publicité commandée par l’Association Humaniste du Québec qui s’inspire de campagnes similaires faites en Espagne et en Angleterre. La pub proclamera:

Dieu n’existe probablement pas. Alors, cessez de vous inquiéter et profitez de la vie.

Quel message rafraîchissant! Positif et bien fait en plus puisqu’il est présenté sous forme d’une supposition ce qui évite de tomber dans le piège des certitudes et de la vérité absolue véhiculée par les groupes religieux. Déjà certains crient à l’offense envers leurs fidèles. Bien sûr, lorsqu’on amène un peu de pensée rationnelle dans la sphère religieuse, c’est offensant parce que leurs fabulations ne tiennent plus la route.

Toronto est déjà allé de l’avant avec le même genre de campagne, à Calgary c’est pour bientôt, mais Vancouver, Ottawa et Halifax ont refusé.

S.Martel
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nov 10

Mario s’est fait de nouveaux amis en fin de semaine et il s’est empressé de les flatter dans le sens du poil en s’opposant à l’ouverture d’esprit que véhicule le cours d’éthique et de culture religieuse.

Ces nouveaux amis sont les parents se disant persécutés de la CLÉ, ou Coalition pour la liberté en enseignement. La liberté, rien de moins. Mario est en terrain fertile, on croirait presque avoir affaire à un regroupement de fans de trash radio.

La CLÉ c’est en fait un regroupement de parents bénévoles (selon leurs affirmations, mais on remarque vite qu’ils sont drôlement bien organisés et qu’ils ont assez de moyens pour un groupe de bénévoles) qui dénonce qu’avec ce nouveau cours: “c’est l’État qui, désormais, décidera ce qui est moralement bien pour nos enfants.” Ils affirment aussi que “l’État peut donc obliger les enfants à suivre des cours qui vont à l’encontre des principes ou valeurs familiales.“

On parle ici d’un cours où on apprend à mieux connaître et comprendre les phénomènes de culture religieuse, objectivement et sans évangélisation. Y a-t-il vraiment des familles dont les valeurs entrent en conflit avec le savoir et le sens critique? Il semble que oui et qu’en plus, ils en font leur fierté.

Ce que ces parents veulent vraiment, c’est de pouvoir continuer à bourrer le crâne de leurs enfants sans que les enseignants puissent leur offrir les outils nécessaires pour remettre en cause leurs fabulations. Une des demandes de la CLÉ c’est “que les enseignants recouvrent leur liberté de conscience”. Et la liberté de conscience de leurs enfants, ils en font quoi? Elle est où la DPJ pour protéger les enfants de parents avec un penchant pour le fanatisme religieux?

Je suis tout à fait d’accord que des parents ont un droit légal (le droit moral, c’est un autre débat) d’endoctriner leurs enfants. Mais selon moi, ils devraient le faire d’eux-mêmes et sur leur propre temps, surtout pas via l’école. 

En contre-partie de ce droit, je rendrais le fameux cours absolument obligatoire pour les enfants de ceux qui décident de le faire, alors que je le laisserais optionnel pour les gens qui élèvent leurs enfants loin des phénomènes religieux. C’est important que les enfants sachent à quoi ils font face lorsqu’ils sont en présence de choses aussi addictives. C’est vrai pour l’alcool, le jeu ou la coke, alors ça l’ait encore plus pour la religion, la pire des dépendances.

S.Martel
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