juin 02

En écoutant une radio que je n’écoute jamais ce matin, j’ai manqué de m’étouffer trois fois. D’abord, en apprenant que le gouvernement du Québec poursuit pour 16 millions les parents de deux adolescents qui ont incendié une école en 2001.

Je comprends et suis tout à fait d’accord avec le principe de la responsabilité parentale. Mais au-delà des principes, sur le plancher des vaches, pensez-vous vraiment que ces parents pourront payer une telle somme? Même leurs assurances doivent les protéger pour 1 ou 2 millions seulement.

Comme dans les cas de DPJ, les parents sont de mauvais parents jusqu’à preuve du contraire, c’est un fardeau de preuve renversé. Ils devront prouver qu’ils sont de bons parents, qu’ils ont fait tout ce qu’ils devaient faire afin de bien élever leurs enfants. Comment prouve-t-on ça? On sort nos photos de party de famille et les cassettes de notre voyage à Walt Disney? C’est quoi bien élever son enfant? Quels sont les critères qui permettent de juger ça? Difficile de démontrer quelque chose d’aussi subjectif, surtout quand vos enfants ont sur leur feuille de route le peu banal incendie criminel d’une école.

Est-ce une procédure courante cette poursuite? Je n’ai jamais entendu parler d’un pyromane adulte, condamné, qui se faisait poursuivre pour les dommages qu’il a causés. Et puis cette école, n’était-elle pas assurée?

N’est-ce pas ce même gouvernement qui va dans le sens de l’opposition à Ottawa dès qu’on veut changer la donne pour les jeunes contrevenants? Comment peut-on promouvoir des principes de seconde chance pour nos jeunes, et entamer des procédures qui peuvent mettre à la rue leur famille au complet? Quelle seconde chance auront-ils vraiment après coup?

Comprenez-moi bien avant de commenter, je ne conteste pas la gravité du geste, la validité d’imposer des sanctions et le principe de responsabilité parental. C’est la cohérence et la démesure des actions du gouvernement que je remets en cause.

Je me suis ensuite étouffé, quand un avocat a expliqué que le gouvernement a le beau jeu dans cette histoire puisqu’il a accès à l’identité de ces jeunes contrevenants. Le simple citoyen comme vous pouvez toujours poursuivre les parents de jeunes contrevenants pour obtenir un dédommagement pour les actes qui vous ont causé un tort, sauf que vous n’obtiendrez jamais l’identité des jeunes contrevenants puisque la loi protège cette identité.

On vous octroie le droit de demander compensation, mais on ne vous dira pas à qui vous devez le demander, c’est pas complètement ridicule ça? On construit un cercle vicieux blindé autour du contrevenant et on laisse la victime à elle-même. Ça ressemble encore à un renversement de fardeau. Sa suggestion? Engagez un détective privé pour connaître de qui vous avez été victime! Rendu là, on est pas loin du far-west et d’engager un autre jeune pour leur casser les jambes.

La troisième fois que j’ai manqué de m’étouffer, c’est en me rendant compte que j’écoutais Paul Arcand. Un mauvais interviewer qui a la déplorable habitude de prendre son studio pour une cour de justice.

S.Martel
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avr 20

photo-2Chez Home Depot on a pensé réserver des places de stationnement pour les femmes enceintes et les parents. Bon geste, sauf que les places semblent réservées pour les mères seulement. Les pères, c’est bien connu, ne sortent pas avec leurs enfants, n’ayant aucun sens de leurs responsabilités familiales. Et dire que si j’affirmais que la pancarte ne sert à rien parce que les femmes ne vont pas à la quincaillerie, je me ferais traiter de borné, rétrograde et sexiste.

photo-3Dans un quartier de la Rive-Sud, j’ai rencontré une version augmentée de cette ridicule pancarte «attention à nos enfants». Pourquoi ridicule? Parce que si on a besoin d’une pancarte pour nous rappeler de faire attention au volant ou alors nous indiquer qu’il y a des enfants dans le coin, on ne devrait pas être au volant d’un véhicule. Si je passe dans cette rue à 150 km/h, mais je fais bien attention à leurs enfants, est-ce que c’est OK?

Et c’est quoi cette «tolérance zéro», quelqu’un peut m’expliquer ce qui ne sera pas toléré? Si c’est ne pas faire attention, comment fait-on pour gérer ça?

S.Martel
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fév 06

On nous sert de plus en plus de publicité traduite à la télévision québécoise. Certains annonceurs se foutent totalement que les lèvres et le texte collent un à l’autre. On ne peut pas les blâmer, certaines chaînes décrochent des cotes d’écoute quand même assez respectables en nous servant des émissions complètes traduites de cette façon brouillonne.

D’autres annonceurs usent plutôt de subterfuges, pas vraiment plus subtils. Il y a eu la compagnie de location d’automobiles Enterprise qui montait leurs publicités francophones de façon qu’on n’y voit jamais quelqu’un de face qui ouvre la bouche pour parler.

Dernièrement, dans le même registre, il y  a la pub de Pepto Bismol. On y cache la bouche d’une femme à l’aide de son téléphone et celle du représentant au service à la clientèle par une moumoute anti-vent de calibre « ouragan » sur son micro. Un truc si gigantesque qu’il a l’air d’utiliser du matériel datant de 1982.

Ces trucs de bilinguisation d’une production publicitaire sont ridicule au point ou j’en viens à préférer la voix asynchrone tapissée par-dessus les publicités américaines.

S.Martel
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nov 17

Qui a vraiment besoin d’une lame de rasoir qui change de couleur pour savoir qu’elle n’est plus bonne? Quand elle ne rase plus bien, elle n’est plus bonne, tout simplement.

Même chose pour les brosses à dents, les poils n’ont pas besoin de changer de couleur, quand ils pointent dans toutes les directions à la fois, la brosse serait à changer.

Et qui a besoin que l’étiquette de sa bière change de couleur pour savoir que la bière est froide? Quand elle est froide, c’est facile à s’en rendre compte parce qu’elle est… froide! T’as la réponse dans tes mains, laisses faire la couleur!

S.Martel
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