
Ce matin, en Montérégie, j’ai croisé le Grand tour, une aventure cycliste de groupe qui semble assez populaire. Ils étaient certainement une centaine à rouler sur une rue résidentielle de la municipalité de Richelieu.
Comment ça se passait? Ils occupaient toute la rue, la moitié du cortège roulant ainsi à contresens. En fait, ils n’occupaient pas vraiment toute la rue, il y a un corridor en bordure de rue qu’ils n’occupaient pas: la piste cyclable! Si bien que c’est moi, en voiture, qui a dû passer dans la piste cyclable afin de pouvoir continuer mon chemin en les évitant. De la centaine de cyclistes, combien en ai-je vu faire un des 4 ou 5 arrêts obligatoires sur le tronçon de rue que j’ai emprunté? Aucun.
Comment pensez-vous qu’un automobiliste se sent face aux cyclistes après une telle démonstration de leur définition du «partage» de la route et du respect des normes de sécurité routière? Il se sent tout à fait justifié de penser: «fuck you, arrangez-vous pour m’éviter». Bien entendu, ce n’est pas mon cas. Parce que moi, j’ai du civisme et un sens des responsabilités à l’épreuve de la sottise des autres lorsque j’utilise la route.
Je peux bien me permettre une généralisation sur les cycliste avec cet épisode. Pourquoi? Parce que ces gens-là ne sont pas des cyclistes du dimanche ou d’occasionnels utilisateurs de Bixi. Ce sont les vrais, ceux partis de Glenn Falls dans l’État de New-York il y a 6 jours avec leurs beaux casques et leurs maillots. Alors si ils ne représentent pas le cycliste modèle, je ne sais pas qui peut le prétendre.
Ça ne prend que quelques personnes dans une foule pour faire changer l’opinion face au groupe. Quelques pommes pourries qui deviennent l’incarnation du reste du panier. Là, j’ai croisé un panier de la crème des pommes et elles étaient pourries. Comment voulez-vous que j’accorde quelconque crédibilité à la prochaine pomme à casque qui me fera des gros yeux parce que j’ose le transport automobile?

Ça y est! La ville de Montréal sera un paradis pour les piétons qui verront leurs blessures diminuer d’une façon spectaculaire grâce à une nouvelle règlementation de la vitesse… irrégulière et non indiquée.
Prendre la peine d’installer des panneaux électroniques sur le bord des routes, près des chantiers, est une excellente façon de bien gérer la circulation causée par les nombreux travaux. Donner des informations en temps réel sur la circulation, proposer des trajets alternatifs, annoncer des fermetures prévues ou des événements ponctuels, tout ça est possible grâce à ces équipements pratiques.
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