Je nous comprends mal. Une semaine, les trois quarts de la population disent ne pas craindre la grippe et ne pas vouloir de vaccin contre, l’autre semaine on fait la ligne en pleine nuit, comme si l’on voulait acheter des billets de Céline, afin de le recevoir. Peur de la grippe? Il me semble qu’on a déjà été plus coriace que ça.
Je regarde se déballer cette paranoïa et je ne peux pas arrêter de me demander pourquoi ce coup-ci ça marche? Quel est l’ingrédient qui fait que, pour une menace relativement bénigne, les instances de santé publique ont réussi à chatouiller une corde sensible, peut-être même trop bien?
Comment se fait-il que les campagnes de peur contre le tabagisme ou l’imbécilité au volant n’ont jamais eu ce genre d’impact? Pourquoi les gens ne se garrochent-ils pas afin d’aller faire de l’exercice et acheter des aliments sains? Ce sont pourtant des outils de santé efficaces, face à des problèmes bien plus graves qu’une grippe.
Je m’explique très bien le cocktail de paranoïa, d’ignorance et de rumeurs qui nourris la folie ambiante, je ne comprends juste pas pourquoi maintenant, pourquoi face à ce problème en particulier.


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