août 12

Dans le cadre de la relance du projet de transformation du Quartier Bonaventure, le maire Tremblay a annoncé la mise sur pied d’un forum de discussion afin d’accélérer la mise en place de solutions de transport collectif durables entre le centre-ville et la Rive-Sud.

C’est une fois de plus, la périodique réapparition du projet d’implantation d’un système léger sur rails. D’ailleurs, c’est quoi la différence entre un système léger sur rail et un tramway?

S’il avait voulu vraiment accélérer la mise en place, ce n’est pas un forum de discussion qu’il fallait annoncer, mais le système comme tel. Comme il y a déjà eu 30 années de discussions sur ce sujet, il n’avait qu’à relire les notes, les études et les rapports s’il voulait  se mettre à jour.

S.Martel
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mar 25

Quand on veut se balancer, faut commencer par se donner un élan avant de récolter de la vélocité. Il me semble qu’il y a de ces principes de base qui échappent à certains, par exemple au président de la STM, Michel Labrecque.

Il veut augmenter l’achalandage de son réseau de 40% dans 10 ans. Bravo, superbe initiative. Comment compte-t-il s’y prendre? Mon instinct logique me dicte qu’il voudra augmenter les services tout en baissant les coûts d’utilisation. Non, on tasse la carotte pour y préférer, une fois de plus, la stratégie du bâton.

Il y a un adage américain qui dit: Build it and they will come. L’offre qui précède la demande ou même l’urgence, c’est un signe de vision à long terme, voire même d’avant-gardisme. Au Québec, on a tendance à inverser ce principe. La ville de Québec projette de se doter d’un nouvel amphithéâtre. On le construit? Non. On commence plutôt par vendre des sièges virtuels, dans un amphithéâtre inexistant pour des événements supposés. On voudrait presque voir les promoteurs s’engager à y produire des événements qui ne sont même pas encore des germes d’idées dans l’esprit des créateurs.

Michel Labreque a calculé qu’une hausse de taxe de 13,2 cents le litre d’essence provoquerait un «transfert modal» de 5% des automobilistes qui opteraient pour le métro. Selon moi, il y a déjà là erreur de conception. S’il parlait d’un pourcentage de taxe sur l’essence, le diamètre de son bâton ne diminuerait pas par rapport aux hausses incontournables du prix de l’essence dans la prochaine décennie.

Cette hausse de taxe, qu’il entend progressive, permettrait de financer les infrastructures nécessaires pour accueillir une nouvelle clientèle à mesure qu’elle augmenterait. C’est un peu comme si quelqu’un décidait d’économiser ses fonds de poches afin de s’acheter une maison comptant. Il faut être beaucoup plus proactif que ça quand on veut vraiment construire quelque chose. Une maison, ça s’achète à coup d’hypothèque et tu vis dedans le temps que tu «économises» en la remboursant.

Quels sont ces projets d’infrastructures? Un tramway autour du centre-ville et vers Côte-des-Neiges, une augmentation de la capacité du métro en remplaçant les voitures et en construisant des nouvelles stations sur la ligne bleue dans l’est, à Longueuil et à Laval, l’augmentation de la flotte d’autobus et l’implantation d’un système de trolleybus. Il veut tout faire ça en 10 ans? Faudrait que quelqu’un lui rappel que ça a pris 10 ans à construire 3 stations de métro à Laval et que ça a aussi pris 10 ans pour s’entendre sur le terrain où construire le nouveau CHUM et qu’après une dizaine d’années de projet de réfection de la rue Notre-Dame, on a seulement réussi à produire quelques beaux dessins en 3D. D’après moi, il se croit dans l’administration Drapeau.

Pour atteindre (et peut-être même dépasser) ses objectifs d’achalandage, il lui faudrait inverser sa solution: construire les infrastructures maintenant afin d’encourager les gens à utiliser le transport en commun. Bien entendu, à court terme, ça fait des montants astronomiques à faire passer dans l’opinion publique, mais à long terme, tout le monde en sortirait gagnant. Je pense que le succès du métro de Laval en est une superbe démonstration, si bien que plus personne ne revient sur le milliard de dollars qu’il a coûté.

S.Martel
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jan 15

Ces jours-ci, Peter Trent, le maire de Westmount et représentant des villes reconstituées de l’ile de Montréal, se promène de tribune en tribune pour rouspéter contre le budget Tremblay et réclamer une plus grande participation des municipalités périphériques dans le financement du transport en commun de la Ville de Montréal.

Lorsqu’on va voir du côté de ces municipalités, le discours est bien différent. C’est le cas de St-Mathias-sur-Richelieu, une petite municipalité d’un peu plus de 4 500 habitants sur les rives du bassin de Chambly. En 2008, la municipalité de St-Mathias a refusé de payer la facture du déficit du métro envoyé par l’AMT aux villes membres de la CMM. Quand on met dans la balance les coûts et les services de telles municipalités, on comprend pourquoi ils ont l’impression de ne pas en avoir pour leur argent.

À St-Mathias, la Quote-part que la municipalité a dû verser à l’AMT en 2009 montait à tout près de 47 000 $. S’ajoute également dans le budget de transport en commun de cette municipalité, un peu plus de 30 000 $ en participation à la CIT Chambly-Richelieu-Carigan qui s’occupe du service d’autobus de cette région.

Or qu’est-ce que les habitants de St-Mathias reçoivent comme service de transport en commun pour leurs 77 000 $ ? Les jours de semaine, un seul voyage vers Montréal en matinée suivi d’un seul retour en début de soirée ainsi que deux voyages vers le métro Longueuil en matinée (les deux avant 7h00!) suivi d’un seul retour vers St-Mathias en fin de journée. Aucun service la fin de semaine. N’oubliez pas que ce sont des trajets à 7,50 $ qui n’incluent pas un transfert dans le système de métro de Montréal.

Le maire Trent a du chemin à faire pour convaincre les gens des municipalités dont le rapport qualité/prix ressemble à celui de St-Mathias-sur-Richelieu de faire un effort financier plus grand pour le système de transport en commun. Avec de tels coûts et si peu de service, il n’est vraiment pas surprenant que l’automobile y règne encore.

S.Martel
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août 31

bleusMes amis cols-bleus font la grève aujourd’hui. Par la bande, ça nous fait comprendre l’ampleur du fouillis administratif qu’est devenue cette ville charcutée par les multiples référendums sur les défusions organisés par le gouvernement Charest.

La liste des services annulés est une belle illustration de cette administration ridiculement complexe. Dans certains secteurs de certains arrondissements le ramassage des ordures est reporté, alors que dans d’autres il est annulé. Bref, on n’arrive difficilement à comprendre si oui ou non on sera privé de service aujourd’hui, alors imaginez quand on cherche à en obtenir ou pire à planifier comment en offrir de façon efficace.

imagesDans le même ordre d’idée, trouvez-vous ça normal qu’en partant de Laval pour se rendre à Longueuil en transport en commun, on soit pris en charge par 3 sociétés de transport différentes? Et que si vous ajoutez quelques kilomètres au nord et au sud, vous ajoutez également un minimum de deux autres sociétés?

Dans la région métropolitaine, de la couronne éloignée nord à la couronne éloignée sud on devrait voyager sous l’administration d’une seule société de transport, pas d’une trentaine de sociétés différentes. Montréal n’est pas une mégalopole!

S.Martel
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juin 05

champlainVu sur les panneaux électroniques de signalisation du pont Champlain, hier soir:

Avec les transports en commun vous avez le choix.

Quel choix? C’est un message qui ne veut absolument rien dire! En plus, quand on regarde les horaires d’autobus qui viennent d’un peu plus loin sur la 10, le choix n’est vraiment pas un atout de ces services.

Vous pouvez partir à 6h25 et de revenir à 17h45 ou prendre votre auto, c’est à peu près tout.

S.Martel
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