jan 11

L’épidémiologiste allemand et président de la commission de la santé du Conseil de l’Europe, le docteur Wolfgang Wodarg, pense que la sévérité du risque du virus de la grippe AH1N1 a été délibérément exagérée par les compagnies pharmaceutiques, dans une stratégie de quête de profit.

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Le Conseil d’Europe a même ouvert une enquête sur ces allégations. Ça fait changement du discours d’épouvante mur-à-mur d’avant les fêtes…

S.Martel
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nov 05

vaccinJe nous comprends mal. Une semaine, les trois quarts de la population disent ne pas craindre la grippe et ne pas vouloir de vaccin contre, l’autre semaine on fait la ligne en pleine nuit, comme si l’on voulait acheter des billets de Céline, afin de le recevoir. Peur de la grippe? Il me semble qu’on a déjà été plus coriace que ça.

Je regarde se déballer cette paranoïa et je ne peux pas arrêter de me demander pourquoi ce coup-ci ça marche? Quel est l’ingrédient qui fait que, pour une menace relativement bénigne, les instances de santé publique ont réussi à chatouiller une corde sensible, peut-être même trop bien?

Comment se fait-il que les campagnes de peur contre le tabagisme ou l’imbécilité au volant n’ont jamais eu ce genre d’impact? Pourquoi les gens ne se garrochent-ils pas afin d’aller faire de l’exercice et acheter des aliments sains? Ce sont pourtant des outils de santé efficaces, face à des problèmes bien plus graves qu’une grippe.

Je m’explique très bien le cocktail de paranoïa, d’ignorance et de rumeurs qui nourris la folie ambiante, je ne comprends juste pas pourquoi maintenant, pourquoi face à ce problème en particulier.

S.Martel
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oct 26

Je bloguerai léger cette semaine. Tout simplement parce que la question de la vaccination contre la grippe AH1N1 est réglée chez nous: plus besoin, on la combat à la régulière.

C’est samedi matin que je m’en suis rendu compte: fatigue, mal aux membres, étourdissements, fièvre. Un 36 heures de lit, parsemé de petites pauses alimentaires. Le corps humain est une superbe machine lorsqu’il se bat contre une infection, l’inutile au combat se ferme, tout naturellement. Dès dimanche j’ai été plus en mesure de faire quelques activités et aujourd’hui, les symptômes ont changé, la toux et les maux de tête sont plus présents, mais les maux aux muscles, les étourdissements et les poussées de fièvre ont presque disparu. Conclusion partielle de mon expérience: c’est la grippe, la vraie, tout simplement.

Bien entendu j’ai plongé dans le Guide d’autosoins afin de revérifier quoi faire (le lit, de l’eau, de l’acétaminophène), de prendre une décision si on partait pour l’hôpital ou non (vraiment pas). C’est alors qu’une chose m’a frappé : la différence de ton. Dans le guide, on expose les faits de façon posée, sans alarme, sans paranoïa alors que partout ailleurs c’est la folie totale. Des bulletins aux 15 minutes à RDI, des députés qui se font piquer devant les caméras, des vox-pop à en avoir la nausée, le suivi en temps presque réel de l’arrivée des doses de vaccins par région, etc. De mon point de vue d’infecté, bien assis dans mon sofa, c’est complètement ridicule.

Par exemple, une manchette ce matin qui disait: La grippe AH1N1 cause une première émeute. C’est arrivé en France suite à l’annulation d’un match entre l’Olympique de Marseille et le Paris-St-Germain parce que trop de joueurs sont malades. Les partisans sont descendus régler ça dans la rue à coups de poing sur la gueule. Or n’importe quel amateur de football vous dira qu’entre ces deux équipes, c’est presque la norme de se taper sur la gueule avant ou après les matchs.

Aussi, on ne cesse de marteler l’histoire de la fillette ontarienne qui est décédée en fin de semaine, en prenant soin de souligner que ce genre de complication arrive aussi avec la grippe ordinaire. Alors soit que dorénavant on couvre toutes les morts de l’influenza, peu importe la souche, soit qu’on assume qu’on joue la carte du sensationnalisme.

Vraiment, je comprends que certains gens te regardent croche quand tu t’étouffes en avalant quelque chose de travers, ils sont nourris à une paranoïa médiatique stéréoïdée. Un «à Montréal c’est toute des fous» suite à la nouvelle d’un meurtre crapuleux, fois cent. Aussi irréfléchi, aussi exagéré.

S.Martel
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oct 20

vaccinSemble-t-il que dans cette foutue opinion publique sans nuance, si on décide passer outre le vaccin contre la grippe AH1N1, on tombe dans cette catégorie d’hurluberlus qui remettent en cause la véridicité scientifique et qui sont contre la vaccination en général.

Je ne suis pas ce genre d’inconscient et pourtant, je ne me ferai pas vacciner. Essentiellement pour deux raisons. La première, c’est que je ne suis pas dans les clientèles dites «à risque» et que si jamais j’attrape le virus, je ferai exactement ce qu’il faut faire, c’est à dire rien, ce qui inclus ne pas sortir de chez moi ou même du lit.

La deuxième raison c’est que j’ai plutôt confiance en la science et au processus qui nous permettent, comme citoyen d’un pays occidental, riche et technologiquement avancé, d’écarter les risques liés à l’usage de cette science, notamment au niveau médical, par de nombreux tests, études, validations et une homologation.

Or, le vaccin qu’on nous offre sera homologué dans les jours qui suivent, bien qu’il ait déjà été commandé et même livré en partie. Une homologation plus rapide et efficace que bien d’autres substances importantes dans le traitement de maladies graves et mortelles. Un vaccin déjà acheté par le gouvernement, dont la forte demande et l’unicité catalyse sa rareté, aurait-il pu échouer à l’homologation de ce dernier? Jamais.

A-t-on coupé les coins ronds? Je n’en sais rien, mais il y a une apparence que ça soit possible. Le processus est peut-être tout à fait immaculé et conforme, mais selon moi, comme dans les dossiers d’éthique et de corruption, l’apparence sème un doute bien assez grand pour engendrer une méfiance qui selon mon appréciation, pèse plus lourd que le risque ou ses conséquences.

S.Martel
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