jan 10

La dernière année a été très rock’n'roll pour moi. Ajouter un étage sur une maison n’est pas de tout repos. De plus, les derniers mois ont probablement été les plus occupés de ma vie professionnelle. Tant mieux pour la business, mais malheureusement il ne reste plus de temps dans les semaines pour pondre des textes de qualité.

J’ai réfléchi à l’avenir de ce blogue et je ne crois pas que j’ai envie de terminer cette aventure maintenant. Pas à bout de souffle. Lorsque je tirerai la plogue, ça sera une décision et non pas une conséquence.

Alors patience, je commence à retrouver de l’énergie, je reconstruis l’agenda plein de nouvelles motivations et résolutions et vous reviens sous peu.

S.Martel

déc 23

Les cols bleus de la Ville de Montréal offrent tellement du bon service qu’ils n’attendent même pas qu’il y ait de la neige pour l’enlever, ils prennent de l’avance! Et dire qu’en avril, s’il y a une tempête, on ne la ramassera pas parce que les enveloppes budgétaires seront toutes dépensées.

S.Martel
, , ,  tags

déc 06

Le gouvernement du Québec s’apprête à déposer une loi qui rendra l’inspection des vieux véhicules automobiles obligatoire. Excellente nouvelle, c’est surprenant qu’on ne fasse pas déjà ça. Sauf que…

Ce n’est pas le ministère des Transports qui est derrière l’initiative, c’est celui de l’Environement. Elle est où l’omniprésente et divine sécurité routière dans ce dossier? Elle est tout à coup inexistante alors qu’elle justifie habituellement des pirouettes dignes du cirque Éloïze et des jeux de chiffres dignes de Norbourg.

La seule raison invoquée pour inspecter les véhicules est la baisse des émissions polluantes et de gaz à effet de serre. Pas de problème si vos freins sont finis ou qu’une roue est à la veille de quitter ses soeurs, mais si jamais vous osez rouler avec un système d’échappement qui fuit, alors là c’est le retrait de la route sur le champ.

Autrement dit, on préfère inspecter les véhicules à la poursuite d’objectifs si difficilement mesurables qu’ils sont presque abstraits au lieu de se doter d’une réelle chance de se débarrasser de tonnes de métal détériorés qui dévalent les rues comme des armes chargées.

Ces inspections seront, bien entendu, aux frais des contribuables et ne seront pas faites par le ministère. Même pas besoin d’être cynique pour comprendre qu’il y a des groupes de garagistes qui contribuent généreusement à la caisse du parti Libéral. Le parti peut s’assurer ainsi de l’appui général à un retour d’ascenseur subtil, tout en se rengorgeant pendant un sommet international sur l’environnement.

AJOUT: Un lecteur m’a aviser qu’on en profitera aussi pour inspecter la mécanique des véhicules… (mon point de vue reste le même).

S.Martel
, , , ,  tags

nov 08

Je viens de voir dans le fil des commentaires récents que l’appendice administratif plateausien Carl Boileau qualifie mon blogue, donc moi puisqu’il est rempli par mes opinions, de réactionnaire (ici tout en bas, au moment de citer un commentaire sur un de mes textes récents). Quelqu’un de réactionnaire veut contrer le progrès et revenir au passé. Il est effectivement bon, parfois, de prendre un pas en arrière, notamment lorsque notre présent est parsemé de fausses routes vers le futur. Mais ça, ce n’est pas d’être réactionnaire, c’est faire preuve de jugement.

Quand on est certain de détenir LA vérité, ça ne vaut pas vraiment la peine de s’abaisser à connaître le sujet dont on parle. Mon blogue a plus d’un millier de billets qui peuvent très bien être interprétés comme des propositions de progrès, dans beaucoup de sphères et à plusieurs niveaux. Avoir daigné s’y attarder, ce « camarade » aurait peut-être même compris que nos visées ne sont pas si lointaines, à la différence que je privilégie la voie de l’information, la réflexion et le cadre de la réalité à l’idéalisme rêvassant et au dogmatisme détracteur.

Un exemple concret pour mieux cerner ce que je veux dire et pour rester dans le contexte de cet échange: Comment peut-on prétendre chercher sérieusement des solutions de transport en éliminant de son équation les pratiques et moyens de la très grande majorité des usagers? Comment peut-on demander à ces mêmes usagers de se rabattre sur des alternatives qui n’existent pas encore? Si on va faire du camping dans le bois, au mois de février, il faut prendre en compte qu’il fera froid. Souhaiter très fort que ça se réchauffe ne nous aidera pas.

Quant au commentaire cité, il fait écho au discours vert moralisateur: malgré ce qu’elle affirme, la dame n’y fait pas vraiment une demande que le débat s’élève, mais plutôt qu’il s’aligne sur son propre point de vue.

Désolé mes chers, peut-être que votre positionnement social-politique et votre vertu autodéclarée arrivent souvent à vous soustraire à l’analyse et au discernement, mais pas ici. Mon esprit critique s’applique partout, en toutes circonstances.

S.Martel
, , ,  tags

nov 08

Semble-t-il que des représentants de la communauté italienne voudraient qu’on arrête de parler de « mafia italienne » ? Antonio Sciascia, président du Congrès national des Italo-Canadiens, affirme: Techniquement, la mafia italienne, elle est en Italie. Ici, on devrait parler de mafia canadienne, québécoise ou montréalaise. La plupart d’entre eux sont nés ici.

Désolé monsieur Sciascia, mais pour moi c’est non. Ne le prenez pas mal ou comme un affront à votre communauté. J’ai beaucoup de respect pour vos parents et grands-parents qui ont été des immigrants remarquables. Ils ont offert des apports sociaux et culturels majeurs dans notre société. Ils ont généré richesse et emplois, dans le respect des valeurs, des traditions et de la langue des gens d’ici.

Mais on ne peut changer l’Histoire et les faits: cette mafia issue de la communauté italienne existe bien. Lorsqu’elle était unique, elle n’avait pas réellement besoin d’être ethniquement identifiée. Depuis qu’elle a de la compétition, entre autres, chez les Russes et les Chinois, il n’est pas « techniquement » faux de le faire.

Mais pourquoi je n’adhère pas à cette proposition de s’identifier au peuple québécois? Pourquoi rejeter du revers de la main un souhait d’intégration à part entière? Parce que vous ne le faites pas dans d’autres circonstances. Si on vous demande ce que vous êtes, ce n’est pas Québécois qui sort par réflexe, ce n’est même pas Canadien, mais bien Italien. Or, l’identité n’est pas un buffet dans lequel on ne prend que les bons morceaux.

Bien que la plupart de vous soyez nés ici, vous vous déclarez Italiens par-dessus tout. Vous êtes italiens quand vous vantez les succès de votre famille, lorsque vous buvez un café ou qu’un tremblement de terre secoue les Abruzzes. Vous êtes Italiens quand l’Italie joue en Coupe du monde, quand Ferrari gagne un grand prix ou que votre voisin hésite entre s’acheter une Ducati et une BMW.

Alors quand une bande de vos compatriotes complotent ensemble à des fins criminelles, vous vous devez d’accepter qu’ils soient, comme vous, étiquetés comme Italiens.

S.Martel
, , , , ,  tags